‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 29 sur 324 · Ass. prov., p · texte numérisé non relu

Ass. prov., p

Villefosse, en publiant pour la première fois cette inscription, la considérait d’après la forme des caractères comme ayant été gravée au premier siècle. M. Mispoulet? assurait que les mots flamini Augusti qu'elle contient dans sa 21° ligne et les mots imaginesve imperatoris Cæsaris qui se trouvent à la 27° faisaient allusion à la divinité d’Auguste et qu’elle devait avoir été faile « peu après la mort d’Auguste, sous le règne de Tibère par exemple ». M. Ilario Alibrandi5 a fait observer dans un récent travail que, s’il s’agissait d’un des premiers successeurs d’Auguste,un prænomen aurait précédé le nom de César, que l’espace béant ne permet pas de suppléer Vespasien ou Domitien, que, puisqu'il s’agit d’une lex, on ne peut songer à Trajan et à Adrien, et qu’enfin il ne peut être question de Vitellius puisqu'il répudia le nom de César. C’est donc Auguste qui est désigné par cette expression, et notre plaque serait contemporaine des premiers empereurs. La paléographie semble confirmer cette conclusion. Le recueil de Hübner, Exempla scripturæ epigraphicæ latinæ, contient, sous le n° 87, le fac-similé d’une inscription de Nîmes gravée sous le règne de Tibère, c’est-à-dire entre l’an 14 et l’an 37 après notre ère. Cette inscription présente les mêmes caractères épigraphiques que la plaque de Narbonne, belle forme des lettres, accentuation des voyelles longues, points entre les mots. Ces caractères‘, et notamment Île dernier, comme l’a fait remarquer Mommsen, sont propres aux inscriptions du premier siècle. Ainsi la forme même de l'inscription lui assigne une date voisine de l'an 14 de notre ère. 6

1. Fragment d'une plaque de bronze découverte à Narbonne (Bulletin critique du 15 mars 1888, p. 111). |

2. La plaque de bronze de Narbonne (Bulletin critique du 15 mai

3. Sopra una legge romana contenuta in una iscrizione narbonese (Bullettino dell Istituto di diritto romano, anno I, p. 179).

k. Cagniat, Cours d’épigraphie latine, 2° édit., p. 11, 28.

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