‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 30 sur 324 · Corpus inscriptionum latinarum, t. XIT, n · texte numérisé non relu

Corpus inscriptionum latinarum, t. XIT, n

kh LES ASSEMBLÉES PROVINCIALES

La question qui reste à résoudre est de savoir s’il s'agit, dans la plaque, d’Auguste vivant ou d’Auguste mort, si la loi est antérieure ou postérieure à l’an 14 de notre ère. M. Mispoulet! avait faitremarquer que les habitants de Tarragone obtinrent d'élever un temple à Auguste, que ce fut un exemple donné à toutes les provinces?, et que cette première mention du culte augustal date seulement de l’an 15 après J.-C. D'autre part, il avait fait observer qu’une flaminica semble supposer une diva et qu'il n’y eut de diva honorée que sous le règne de Claude. Mais d’abord d’un côté l’expression de Tacite est un peu vague, et peut-être ne veut-il indiquer par cette expression que les provinces d’Espagne, les Espagnes, Hispaniæ, comme on disait, et, . d'un autre, dès avant l’an 15 de notre ère, nous savons qu’il existait des autels élevés à Auguste, l'ara Ubiorum et l’ara Lugdunensis, et, comme l'indique M. Mispoulet luimême, il ne s’agit dans Tacite que du culte municipal de Rome et d’Auguste. Ensuite, l’existence de la flaminique, quelle que puisse être son importance, ne constitue qu’un indice et, comme l’a reconnu M. Mispoulet‘ lui-même, ne saurait prévaloir contre l'observation de M. Ilario Alibrandi qui exclut toute possibilité de rapporter cette table au règne de Claude ou de Tibère. Enfin un dernier argument a été récemment produit. On a fait remarquer qu'il existe en Narbonnaise une inscription de Nîmes où il est question d’Auguste mort. Il y est appelé Divus Augustus. La lex concili, en employant l'expression imperator Augustus, semble donchien nous indiquer qu’elle parle d’un empereur vivant.

1. La plaque de bronze de Narbonne et le Corpus (Bulletin critique du 1° juillet 1888, p. 256).

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