Ass. prov., p
3. De concilüs et sacerdotibus provinciarum romanarum tou meris Epigraphica, t. T, 1872, p. 206).
Reslent les deux autres petites provinces créées en Gaule au cours du Haut-Empire. L’une, celle des Alpes-Pennines, ne nous présente aucun indice qui y décèle l'existence d’un concilium, et cependant les Alpes-Pennines furent détachées de la Rélie au n° siècle’; or une inscription? signalée par M. Guiraud5 mentionne assez vaguement d’ailleurs des sacra communs à toute la Rétie. L'autre, les Alpes-Cottiennes, fut établie sous Néron‘. Une inscription‘, signalée aussi par M. Guiraudf, mentionne un flamine augustal de la province Cottienne. Mais nous ignorons la date à laquelle cette inscription se rapporte,
Il ne demeure plus qu’un point à étudier. Nous avons vu à quelle époque les assemblées provinciales furent ou durent être établies dans les différentes provinces qui composaient la Gaule romaine. Mais comment furent-elles instituées?
Pour M. Guiraud, ce sont des formations spontanées, des associations nées librement et plus tard autorisées. « Elles rentraient toutes, dit-il’, dans la calégorie des collegia licite coeuntia. » Ce sont des collèges, des confréries qui se forment d’elles-mêmes, obtiennent une autorisation du prince, et se consacrent au culte du prince comme elles se voueraient au culte de toute autre divinité. M. Guiraud s'appuie sur les termes employés par Dion Cassius, sur l’absence des assemblées provinciales dans l’énumération des corps constitués et sur l'identité de nature et d’attributions des
collèges et de ces assemblées.
1. Bouché-Leclercq, Manuel des Institutions romaines, p. 209.