‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 58 sur 324 · C1. Bader, La femme grecque, t. II, p. 431, n · texte numérisé non relu

C1. Bader, La femme grecque, t. II, p. 431, n

Les Athéniens n'avaient pas hésité à modifier leurs lois civiles pour confier certains sacerdoces à des femmes!. A Rome il y avait des sacerdoces auxquels les femmes seules avaient accès, comme d’autres élaient exclusivement réservés aux hommes. À Nîmes, on trouvait des prêtresses d’Isis à côté d’un collège des adorateurs d’Anubis?.

À Rome, rien n’était plus commun que la collaboration de la femme aux rites accomplis par le mari. La matrone était originairement « associée aux fonctions religieuses du chef de famille », c'était « la prêtresse du foyer », qu’elle devait orner de couronnes les jours de fêtes. La femme du flamen dialis était dite flaminica. Elle devait, voilée sans doute du flammeum®, immoler chaque nundine un bouc à Jupiter’. L'idée d’un sacerdoce de l’épouse accessoire au sacerdoce de l’époux n'avait donc rien d’étrange pour les Romains.

Le caractère de la flaminica en général a donné lieu à deux théories opposées :

D’après les uns, la fonction de flaminica constituerait un sacerdoce absolument distinct de celui du flamen. Dans cette opinion, on a soutenu que la flaminica du culte municipal de Rome et d’Augustc ne pouvait se maricr.

D’après les autres, la flaminica serait la femme du flamine, et seul le mariage romain aurait élevé la femme au rang de son mari.

Nous n’avons point à examiner la question pour le culte municipal de Rome et d'Auguste, où le caractère de la flami-

1. Abbé Beurlier, Compte rendu des Sacerdoces athéniens de Martha (Bulletin critique du 15 octobre 1882, p. 203).

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