Cours crane de droit romain, t. I, p
9, 6mou où L'aioc, Eyd l'aia. (Plutarchus, Quæstionesromanæ, XXX.)— CE. Wolowski, De la société conjugale (Rev. de Lég. (Revue Wolowski), AIS 330
10. Coadilion politique et civile des femmes, 1° partie, p 102.
dit M. Burnouf"', est appelée grihapatnt, c’est-à-dire maîtresse de maison, comme l’époux est appelée grihapati. En un mot, dans toutes les circonstances où l’on donne à l'époux un titre qui ne désigne pas une fonction incompatible avec le sexe le plus faible, le même titre au féminin est aussi donné à la femme ».
Cette solidarité sacerdotale des époux existait probablement quel que fût le mode de leur union. Le flamen dialis devait primitivement être marié per confarreationem. Mais, en l’an 33 av. J.-C., une loi vint restreindre les effets du mariage per confarreationem et ne conserver à cetle union que ses conséquences relalives au culle des sacra?. En effet, à la fin de la République, pendant soixante-quinze ans, on n’avait pu trouver de flamen dialis, l'union per confarreationem étant tombée en désuétude à cause de la rigoureuse manus qu'elle entrainait5. Il est peu probable qu’Auguste en instituant un nouveau culte y ait transporté les rigueurs qui avaient fait déserter l’ancien.
Mais si la femme du flamen élait nécessairement flaminica, il ne semblait pas que ce ne fût là qu’un rang honorifique. Elie paraît avoir eu elle-même des fonctions propres à remplir. À Rome la flaminica dialis était prêtresse de Junon‘. Aussi a-t-on cherché à la flaminica Romæ el Augusti un rôle analogue. L’assimilalion que l’on trouve parfois établie entre les impératrices et Junon avait fait penser que c'était du culte des impératrices qu’elle se trouvait chargée, comme le flamine l'était de celui des empereurs. Telle était l’opinion généralement répandue jusqu’à la découverte de la plaque de Narbonne et même postérieurement". Il en résul-