À. Geffroy, Rome et les Barbares, p
3. De Portal, Politique des lois civiles, t. II, p. 615. 4. Sempere, Histoire des Cortès d'Espagne, p. 1x. .
5. L'évolution politique dans les diverses races lrumaines, p. 398.
ner matière qu’à peu d’inductions historiques : d’abord ils ont lieu à la fin de la guerre des Gaules, alors que la résistance commune avait pu donner plus de cohésion aux populations; ensuite ils présentent un caractère essentiellement belliqueux. Le premier’, tenu en 52 av. J.-C., se réunit dans le secret des bois et dans le silence des nuits aux lieux mêmes consacrés par les assemblées des druides : on dirait plutôt le conciliabule d’une conjuration qu'une assemblée régulière; le second?, tenu alors que Vercingétorix est déjà bloqué dans Alésia, ne fait que refuser la levée en masse sollicitée par le chef de l’armée gauloise et fixer les contingents à fournir par les diverses peuplades : encore cette assemblée ne semble-t-elle agir que comme conseil d’une fédération militaire, plus large, mais de même nature que celles qui, nous l’avons vu, unissaient souvent plusieurs civilates en vue d’une expédition en commun. Qu’on mette de côté ces conseils de circonstance, ces congrès de salut public où la seule force d’un péril imminent a pu combiner des éléments sans affinité, je le veux bien. Aucun argument n’est à tirer de ces diètes de soulèvement. Mais il reste un concilium, le premier dont César fasse menlion, qui est mille fois plus important que tous les autres au point de vue de la constitution antérieure. Quand en effet est-il tenu? Bello Helvetiorum confectoÿ, après l'achèvement de la campagne contre les Helvètes. Or à ce moment César ne faisait que de prendre le gouvernement de la province romaine. Ce n’est donc point, ce ne peut être une réunion telle qu’en tenaient les propréteurs et les proconsuls dans les provinces de la République, puisque les membres de celte assemblée appartiennent aux parties indépendantes de la Gaule. Mais, dit-on‘, les Gaulois demandent l’aulorisation de César : c’est