‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 71 sur 324 · Guiraud, Ass. prov., p · texte numérisé non relu

Guiraud, Ass. prov., p

tations des villes grecques, pluralité que suppose le total des legati présents au xevèy de Thessalie.

Le nombre des legali ne semble pas avoir été limité par les empereurs. Comment auraient-ils empêché les civitates de multiplier les envoyés à la fête de la domination romaine? Vespasien fixa bien à trois le maximum des membres d’une legatio!, mais il est probable que la limitation ne visait que les députations envoyées à l’empereur, et non pas cette legatio spéciale, cette legatio au concilium, qui présentait un caractère absolument différent, et nous voyons ici un premier exemple, et il est décisif, des inconvénients qu’il y aurait à appliquer sans distinction et sans réserve les règles générales sur les legati aux legati envoyés au concilium provinciæ?.

Mais, quel que fût le nombre des délégués, 1l semble que la quantité des legati n’influait pas sur le chiffre des voix dont disposait la civitas. Chaque civitas n’avait-elle qu’une voix? C’est ce que, à priori, le caractère fédéral de cette assemblée pourrait faire supposer. Mais Strabon nous apprend que, dans le xowèv de Lycie, les cités avaient une, deux ou trois voix*, suivant leur importance. M. Pallu de Lessert* avait cru pouvoir conclure du passage de Strabon que l'importance relative des villes était déterminée par le montant de leurs contributions, mais Strabon ne le dit pas expressément pour la Lycie, et nous ne pouvons, en ce qui concerne la Gaule, que constater l’absence de documents.

Quel était le nombre des membres de ces assemblées?

1. Marcianus, lib. XII, Institutionum. Dig. L. vu, 4, $ 6. 2. Abbé Beurlier, Compte rendu des Assemblées provinciales, de M. Guiraud (Bulletin critique du 15 mars 1888, p. 104). 3. Tov dù nokewy ai UÉYIGTAL UÈV Tpi&y ru Soi éxdorn xvplo, ai DE vécu duetv, af d'AXME pus av A6YOV DE nat Tdc Etopopàc ciopépouot où Tac} aa keroupyiac. (Strabo, XIV, 111, 3.) k. Les assemblées provinciales el le culle provincial dans l'A frique: romaine (Bulletin des antiquités africaines, t. IL, p. 9)..

Nous connaissons le nombre des civilates des Gaules au début de l’Empire, en l’an 14 après notre ère. On en comptait 20 dans la Narbonnaise. Les trois Gaules, à cette époque, en comprenaient, la Lyonnaise 923, l’Aquitaine 17 et la Belgique 17, soit en tout 57. Enfin la Germanie supérieure en comptait 1, et la Germanie inférieure 2, ce qui complète le nombre de soixante indiqué par Strabon comme étant celui des civilates des trois Gaules!. La province des Alpes-Maritimes en compta 4°, celle des Alpes-Cottiennes 145, celle des Alpes-Pennines 2*. Le nombre des cités varia, du reste, pendant les premiers siècles de l’Empire. En l'absence de renseignements sur le nombre de représentants de chacune de ces civitates, nous ne pouvons former la moindre conjecture sur le nombre des legati qui s’assemblaient dans chacune des circonscriptions du culte provincial, Narbonnaise, Trois Gaules, Alpes-Maritimes, Cottiennes ou Pennines, autour des autels de Rome et d’Auguste.

Rien ne prouve d’ailleurs que ce nombre ait été constant.

Bien plus, aucun texte n’établit que chaque civitas fût astreinte à envoyer un legatus à toutes les réunions du concilium de sa province.

, Desjardins, Géographie de la Gaule romaine, t. ITF, p. 236. : Id, ibid, LT, 511. |

. Id., sbid., II, 318.

.Id.,.2b1d.,-IIT, 394.

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