‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 80 sur 324 · Histoire des Romains, t. IV, p · texte numérisé non relu

Histoire des Romains, t. IV, p

3. Étude sur le Senchus ’Mor (Nouvelle Revue historique du droit,

A. ‘Compte rendu des Assemblées provinciales dans l'Empire romain, de Guiraud (Revue historique, novembre-décembre 1889, p. 403).

cilium d’alliés gaulois que César réunit si souvent pendant les guerres des Gaules, il lui semble {out naturel qu’en le rendant sédentaire on lui ait donné pour siège la seule colonie romaine qui existât alors dans les Gaules. De plus, par sa position stratégique au point de jonction de la Saône et du Rhône, à l'endroit où leurs vallées se confondent, Lyon était comme la tête de ligne de l'armée romaine, et le camp retranché de la suprématie latine en Gaule. C'était, comme on l’a dit, «un œil de l'Italie ouvert sur toutes les Gaules».

A Lyon, cette assemblée devait certainement se tenir dans le temple de Rome et d’Auguste. « Ce temple, dit Strabon, élevé en commun par tous les Gaulois à César Auguste, est bâti devant cette ville (Lyon), au confluent des deux fleuves. El il y a un autel remarquable portant inscrits les noms des peuplades au nombre de soixante : il y a aussi leurs statues : chacune en a une?. »

L’autel était orné à droite et à gauche de deux colonnes sürmontées de deux Victoires tenant des couronnes. Il élait. élevé sur un soubassement décoré de couronnes de branches de laurier et de trépieds. C’est du moins ainsi qu’il est figuré sur des médailles de Tibère en bronze qui nous en offrent la représentation. L’autel était en marbre et portait l’inscription Romæ et Augusto. On croit avoir retrouvé cet édifice en débris, et l’on a pu reconstituer cette inscription gravée en lettres de la belle époque et d'une hauteur de 40 centimètres. Sur cet autel devaient aussi être gravés — c’est du moins ce que nous apprend Strabon — les noms des soixante peuplades gauloises, c’est-à-dire des soixante civitates comprises dans les trois provinces de Belgique, Lyonnaise et Aquitaine. Ce n’était pas là une anomalie : pareille

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