Les Celtes et la Gaule celtique, p
impossible de préciser davantage. Les analogies nous manquent et seraient d’ailleurs trompeuses. Tite-Live emploie bien la même expression, concilia principum!, pour désigner le conseil souverain de la confédération étrusque? qui se réunissait à Vulsinies® et dont un dictateur dans les dangers publics concentrait tous les pouvoirs‘, mais nous ne sommes pas plus familiers avec les principes étrusques qu'avec les principes gaulois, et d’ailleurs l’identité d’expression chez deux écrivains n'indique pas nécessairement une identité d'institution chez deux peuples aussi différents que les Gaulois et les Étrusques.
Ce concilium ne devait pas être insolite, car les députés de la Gaule en parlent à César comme d’une chose normale, mais nous n'avons aucun indice qu’il tint des assises fréquentes ou périodiques. Aussi pouvons-nous conclure avec M. de Valroger* : « Il est à croire que ces diètes nalionales n'étaient pas sans précédent, mais rien n'indique que la Gaule fût en possession d’un système d’assemblées régulièrement constitué. »
Nous arrivons aux assemblées religieuses.
Les assemblées que l’on peut appeler religieuses étaient en Gaule de deux espèces. Les unes élaient les grands concours de populations qui se produisaient à l’occasion de certaines fêtes. Nous savons qu’en Irlande avaient lieu trois grandes assemblées, celle du Beltené le 1° mai, celle du Lugnasad le 1e août, et celle du Samain le 1* novembref. Ces assemblées célébraient la commémoralion des grands iniliateurs de la civilisation celtique. Le Lugnasad était la fête du dieu Lug.