‹ Les associations ouvrières au XVIIIe siècleChapitre 100 sur 119 · Id · texte numérisé non relu

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222 CHAPITRE ÎII

facilite le commerce '. Le o juillet, la société fraternelle du Point Central des Arts et métiers signale au président de l'Assemblée nationale, la réunion projetée de 25,000 ouvriers, rue Saint-Honoré pour le 4 et demande afin d'éviter des malheurs le maintien pendant vingt-cinq jours des ateliers de subsistance ^ Ce même jour, les ouvriers des travaux publics adressent à l'assemblée nationale une pétition pour exiger du pain à l'instant et le rétablissement des ateliers de secours jusqu'à la fin de la constitution. Cette requête, la troisième rédigée par les ouvriers de Paris, ne semble pas avoir été remise, du moins le procès verbal de l'assemblée n'en fait aucune mention, pas plus que la supplique présentée dans la matinée du 3 juillet, par Camille Desmoulins, ce qui fut le point de départ de l'accusation portée contre lui dans l'affaire du champ de Mars. Suivant le mémoire justificatif envoyé le 19 août au journal de Prud'homme, Camille des MouHns se défendit d'avoir tenu aucun discours incendiaire au café Procope, et renvoya au numéro 83 des Révolutions de France et de Brabnnt où il avait reproduit la discussion ouverte au café Procope, au sujet de cette pétition ^ Les ateliers de charité établis dans la capitale, qui avaient causé des soucis constants et à la municipaUté et à l'Assemblée furent licenciés en vertu d'un décret du 16 juin 1791. Les Révolutions de Paris blâmèrent cette mesure inopportune qui laissait sans ressources une quantité d'ouvriers dans un moment de crise où la moindre agitation pouvait devenir dangereuse ; les rédacteurs de cet organe trouvaient insuffisantes la subvention de 96,000 hvres votée par la municipalité et qui devait être distribuée dans les 48 sections dans des conditions déterminées en proportion du nombre de leurs ouvriers \

1. Préfect. de Police, procès-verbaux du commissaire de Police (Butte des Moulins). Section de Paris.

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