Idem, F
au chcancelier, sollicitant des lettres patentes, qui attribuent « au présidial do la ville, la connaissance et le jugement en dernier ressort des vols de laine commis par leurs ouvriers jusqu'à la peine de mort exclusivement ^ ». Ajoutez à cela que des dispositions particulières compliquent la situation. En 1720, le contrôleur général ordonne que toutes les contestations relatives aux papeteries seront réglées par les intendants -.
Mais ceux-ci ne savaient plus à quel document se reporter ; d'autant que les communautés s'efforçaient de racheter les offices de lieutenant de police pour remettre leur pouvoir aux mains des consuls. Ainsi à Carcassonne, moyennant 22,000 livres, la communauté avait reconquis l'ofïice de lieutenant-général de police, et moyennant 110,000 livres la Provence avait racheté un office de lieutenant-général de pohce alternatif. Le pouvoir royal s'ingéniait d'ailleurs pour augmenter cette confusion. Son but était d'obtenir de nombreux achats d'offices qui apportaient de l'or dans ses caisses. A Carcassonne encore, malgré les rachats énumérés ci-dessus, on accordait d'autorité les fonctions de haute juridiction sur les manufactures à un nommé Demurat '\ Le fait suivant ne nous étonnera donc pas : l'intendant du Languedoc demandait en 1737 à son subdélégué de Tournon, quels étaient les juges des manufactures dans cette ville. Celui-ci répondait : « Je n'en ai jamais eu encore connoissance et personne n'a seu m'en instruire ^ »
L'intendant de lui écrire : « .Je suis étonné de voir qu'on ignore à Tournon qui sont les juges des manufactures et qu'on n'y ait pas connaissance des règlements de 10G9, suivant lesquels la connaissance a esté attribuée aux maires et consuls. » L'Intendant ne remémorait pas les édits plus