Arch. de la Bastille
logo a esté composé de vingt-neuf francs maçons... Il y avait un nègre qui est des menus plaisirs du Roi, un trompette des garde du corps du Roy, un sergent du Roy qui a pris la capote do la maîtresse de la maison pour que ce minuit et demy quand il s'est en allé on ne reconnut pas son ordonnance. Il y avait cinq à six garçons boulangers au moins autant de bouchers... Le maistre de la maison a esté fait cordon bleu, c'est-à-dire officier et revêtu du cordon bleu attendu qu'il manquait un officier. Il n'y a eu ce jour-là que deux récipiendaires.
« Le repas fini c'est-à-dire les pintes ayant été toutes beues un particulier porta la santé des chiens qui nous ont gardé et mis à l'abrit de la sainte police, pour quoy ayant esté accusé devant le vénérable il fut condamné à boire de l'eau et donner 6 sols aux pauvres attendu qu'il n'y avait pas de frère servant.
« Le lendemain on s'est assemblé aussi aux armes de France, rue de la Vannerie par picnique. Voilà tout ce que je sais de cette loge et dont j'ay l'honneur de vous rendre compte \ »
Dans les documents que nous donnons le surveillant au service de la police fait remarquer que les affiliés mangent en maigre et en gras pendant le carême, les francs maçons ne pratiquent donc pas scrupuleusement leur religion ; loin de là et nous en trouvons une seconde preuve dans les doléances du curé de Charonne qui signale le 23 décembre 1743 au heutenant général de police un de ses administrés, le sieur Bardin, habitant le château de sa localité, « comme coupable de tenir des assemblées maçonniques et de ne pas proffesser pour la religion catholique un respect ordonné par Dieu et le Roi » ; il est vrai que le commissaire de Rochebrune s'étant transporté à Charonne ne remarque que l'animosité du curé contre son paroissien ; pour péné-