Arch. municipales de Dijon G
2. A Orléans le coffre des compagnons vanniers est « de bois garni de tous côtés de fer travaillé en forme de lentilles, ledit coffre long d'environ 10 pouces sur 5 pouces de large, fermant à deux serrures par l'un des bouts ». Arch. du Loiret B. 1688.
son parce qu'il fait partie d'un compagnonnage ; on voit encore que les compagnons ont une bourse commune, une sorte do caisse d'épargne à laquelle ils apportent des fonds quand ils sont riches et lui en demandent lorsqu'ils en ont besoin. Le compagnonnage pratique donc la mutualité ; le règlement des compagnons de Mâcon dispose : « s'il y a quelque compagnon qui se trouve dans le besoin de quelque chose ou tombe malade et qu'il soit obligé d'aller à l'hôpital les compagnons seront tenus de l'aller visiter chacun à son tour et de lui porter suivant son goût et appétit la valeur de cinq sols à ses frais, faute de cela payeront dix sols. S'il y a quelque compagnon que Dieu appelle de ce monde ici en l'autre les compagnons seront tenus de le faire enterrer et d'assister à son enterrement, de faire prier Dieu pour le repos de son âme, ensuite d'écrire de ville en ville pour faire prier Dieu pour luy et à faute de cela faire payeront dix sols. »
Dans la chambre du secret on trouve aussi un vestiaire où sont déposées les livrées des compagnons défunts qui sont distribuées aux pays dans la misère ou vendues à ceux qui en ont besoin. Les camarades perdent fréquemment des chapeaux et comme la société les , achète pour ses membres il faut tenirune comptabilité exacte des chapeaux distribués *.