‹ Les associations ouvrières au XVIIIe siècleChapitre 61 sur 119 · Babeau : La lutte de l'État contre la cherté, p · texte numérisé non relu

Babeau : La lutte de l'État contre la cherté, p

travailler des ouvriers étrangers. Ceux-ci sont maltraités par plus de 2,000 personnes rassemblées '.

Lebret voulait qu'on déCendît dans toutes les villes de donner du travail aux garçons qui viendraient de l'extérieur sans la permission des magistrats; « par ce moyen là en fixant leurs journées sur un pied raisonnable on pourrait les ramoner au point où ils étaient autrefois sans crainte d'être privés de ces sortes de gens là dont on a besoin '\ »

En juillet 1724, « par un procès-verbal dressé à la réquisition d'un marchand fabricant de papier à Crest, Dauphiné, il a paru que les ouvriers de plusieurs fabriques de papier avaient cabale entre eux pour se faire augmenter leur paye de 12 livres par an et que quelques entrepreneurs de ces manufactures ayant refusé de donner l'augmentation demandée dans un temps où le roi veut que les denrées, marchandises et journées de ces ouvriers soient diminuées à proportion de la diminution arrivée sur les espèces, leurs ouvriers avaient déserté leurs

fabriques »

L'Intendant reçoit ordre d'emprisonner les ouvriers qui protestent contre les diminutions des salaires et de gourmander les patrons qui les augmentent \

Mais aucun des moyens préconisés ne réussit. Les denrées baissèrent momentanément, puis, six mois après, elles haussèrent ainsi que les salaires. A côté de ces grèves qui éclatèrent simultanément la même année dans presque tous les corps de métiers on peut citer de nombreux exemples de différends sur les salaires au xviii' siècle. Dès qu'une difficulté de cet ordre éclate les patrons recourent au pouvoir royal lui demandant une ordonnance qui fixe les prix des journées de travail. Les lieutenants généraux de police

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