‹ Les associations ouvrières au XVIIIe siècleChapitre 89 sur 119 · A. N. Y. 18768. 18795. fol · texte numérisé non relu

A. N. Y. 18768. 18795. fol

On ordonnait donc, pour éviter toute contestation, d'établir dans la cour « un tronc de bienfaisance pour recevoir les offrandes » \ Dans les premiers jours de janvier, on s'efforçait de renvoyer les démolisseurs dans leurs foyers après leur avoir délivré des passeports et alloué trois sols par lieue ^

Quelques faits laisseraient croire que la situation précaire des ouvriers ne fût que passagère : ainsi, le 13 février 1790, les ouvriers du faubourg Saint-Antoine demandaient à l'Assemblée d'imposer personnellement chacun d'eux au moyen de retenues sur leurs salaires '\ Le 19 août, Soufflot le Romain, inspecteur des travaux de Sainte-Geneviève, enenvoyait, au nom des ouvriers tailleurs de pierre de la nouvelle église, un billet de 100 livres pour les frères d'armes partis aux frontières, avec promesse de verser pareille somme chaque mois \ Un état, daté du 25 avril 1792, mentionne un don patriotique de 350 livres, pour frais de la guerre ; il est offert par les ouvriers de la manufacture de M. Lange, inventeur des lampes à courant d'air, qui abandonnent le produit de leur journée de travail; ceux des Gobelins envoient 305 livres tandis que leurs collègues de la manufacture de doublé d'or et d'argent, rue de la Verrerie font remettre 208 livres avec promesse de renouveler cet envoi tous les six mois ; le 20 mai, M. le Camus, administrateur des établissements publics chargés des ateliers de filature, rappelait au président de l'Assemblée législative qu'il avait remis, le 18 mai, 947 hvres, produit des contributions volontaires des ouvrières et employés des deux ateliers publics. Les souscripteurs étaient très mortifiés de voir jusqu'ici leur acte de civisme passer inaperçu ". Ces sacri^

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