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on a recours au procédé suivant. Des certificats sont délivrés par les sections aux entrepreneurs et fabricants qui constatent le nombre des ouvriers embauchés ; sur le vu de ces pièces, le trésor change les assignats contre du numéraire ' . Le 13 août 1790, même crise dans l'industrie privée. Baudouin, imprimeur de l'Assemblée nationale, demande, vu la rareté de numéraire, d'échanger contre des assignats les sommes nécessaires chaque semaine pour le payement des ouvriers ^
Les ouvriers de la ville de Paris envoient d'eux-mêmes une adresse à Louis XVI, exposant leur affreuse position par suite de la rareté du numéraire et du renchérissement des denrées, le priant d'intervenir pour rétablir l'équilibre entre le prix des denrées et le salaire des journées, et surtout de châtier ces factieux qui, sous le titre d'amis de la constitution, désirent une guerre qui ne peut être que malheureuse. La vieille idée que le monarque est tout puissant dans la répartition des richesses et que sa volonté peut créer la fortune ou amener la misère est répandue dans le peuple. Aussi attribuait-on la famine et la crise financière au monarque. Cette idée a priori^ sur la fausseté de laquelle nous ne saurions insister, contribua au développement de l'esprit de désordre : c'est là l'exphcation de ces haines farouches qui ne s'assouvirent même pas dans le sang de la famille royale. En de telles circonstances, il eut été prudent de faire de sages économies. Mais l'assemblée désirait donner des fêtes pour satisfaire le peuple, ce qui occasionnait des dépenses dont on ne pouvait solder les frais \
La fête de la Fédération du 14 juillet 1790 coûta 1,328,011 livres 14 sols 3 deniers. Le 28 octobre 1792, il restait dû 925.31 1 livres, le règlement des travaux fût dif-