Idem. C. 184, n» 249 bis
fîcile; le 3 juillet 1791, Bailly écrivait à de Lafayette, lui annonçant que les ouvriers du Champ de Mars, au nombre de 2,000, non contents de s'opposer aux toisés de leurs travaux, se livraient à des excès contre leurs inspecteurs, et demandait l'envoi contre eux de cavalerie et d'infanterie '. Dans riUe-et-Vilaine, on éprouvait des difficultés pour régler les dépenses faites et les salaires d'ouvriers et fournisseurs en détail. L'Assemblée recommandait cependant de les liquider dans des conditions plus rapides, mais elle regrettait de ne pouvoir envoyer du numéraire ^ Pour calmer les esprits, dans cette situation plutôt précaire, on avait recours à ce que nous appelons aujourd'hui les œuvres sociales. Dès le 3 février 1789, le ministre de la maison du roi écrivait à Condorcet, le priant de transmettre à l'Académie un mémoire pour le concours ouvert sur les meilleurs moyens de préserver de tout accident les ouvriers qui broyent des couleurs ^ . Un sieur Mougeot, maître de pension et maître écrivain, envoyait une adresse à l'Assemblée nationale et exposait qu'il donnait tous les soirs chez lui, rue de Sèvres, des leçons de lecture, d'écriture, d'arithmétique et d'orthographe et gagne deniers avec certificats de bonnes vie et mœurs délivrés aux ouvriers qui désiraient profiter de ces instructions gratuites. C'était l'application de l'idée, aujourd'hui très en vogue, de l'amélioration des classes par l'éducation et l'instruction \ On connaît même à cette époque les coopératives ouvrières de consommation ; mais elles n'ont pas grand succès. Les ouvriers delà manufacture des glaces dénoncent le sieur Lelièvre, « inspecteur de la surveillance de la boulangerie fondée par eux rue de Reuilly », le soupçonnant d'infidélité dans sa gestion ^