‹ Les associations ouvrières au XVIIIe siècleChapitre 95 sur 119 · Arch. pari,, t. XII, p · texte numérisé non relu

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supplient donc l'Assemblée nationale d'ordonner que le bouton nouvellement manufacturé dans l'étendue du royaume soit à la légende de la Nation, la loi et le Roi, monté sur os et sur bois, garni de cordes à boyeau, tel qu'il fut décrété le 27 décembre, ce qui donnera donc lieu à ces ouvriers de Paris, ainsi que ceux qui sont dans l'étendue du royaume, à reprendre leur activité dans leurs travaux ' . »

On reconnaît aux ouvriers le droit au travail dont ils se réclament, et pour leur éviter le chômage on recourt à l'assistance par le travail. Ce mode de soulagement était employé depuis l'époque de Colbert et nous pourrions en citer de nombreux cas, surtout de 1775 à 1789. A Valognes ^ à Saint-Quentin \ à Montpasier \ on compte plusieurs filatures permettant aux pauvres de travailler. Dans cette dernière localité, on donne chaque année une dot aux deux jeunes hommes ou filles qui ont montré le plus d'assiduité. En Picardie ^ l'intendant crée de semblables fondations. M. Dufresne, directeur général du trésor public, informe certains électeurs que M. Gerdot est chargé de lui délivrer un certain nombre de chaises de paille et de couchettes de bois commandées par le Roi aux ouvriers ébénistes du faubourgSaint- Antoine qui sont sans ouvrage ; on les distribuera gratuitement aux sections ^ A Bar, à Lyon, on élève des écoles gratuites de dessin et de tissage ; citons encore les filatures de Senlis fondées par un valet de chambre de M""® Adélaïde ; de Salins, de la Seine, de Liancourt, de Soissons \ A Rouen, au mois d'avril 1788, Tinaction dans laquelle étaient tombées les manufactures, réduisant les ouvriers à un chômage invo-

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