‹ Les associations ouvrières au XVIIIe siècleChapitre 98 sur 119 · Arch. nat. 0» 500, fol · texte numérisé non relu

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l'avaient menacé de lui faire un mauvais parti et de l'ensevelir sous les ruines de son bureau qu'ils avaient démoli les jours précédents '. Quelques jours après, le commissaire Dufresne arrêtait et interrogeait quinze terrassiers do l'atelier de Montmartre faisant partie d'un attroupement formé à Monceaux; Guiard, major général de la garde nationale du district des Capucins (quartier de la chaussée d'Antin), les avait retenus prisonniers ^ La prévôté de l'Ile appréhendait dix terrassiers et manœuvres des ateliers de Montmartre ayant occasionné une émeute à Bercy et commis de graves excès ; Santerre, commandant du district des enfants trouvés, avait eu soin de les arrêter ^

Une autrefois, on poursuivait un équarisseur Antoine Ravel accusé d'avoir excité contre les gardes françaises les ouvriers du quartier de la Courtille renvoyés de leurs ateliers. Aussi, dès le 17 août 1789, l'assemblée des représentants de la Commune avait déclaré que personne ne serait plus reçu dans Tateher de Montmartre et que les ouvriers étrangers à Paris regagneraient leur province au moyen d'un passeport et d'une allocation de trois sols par lieue ; la dissolution totale de l'atelier fut arrêté pour le lundi 31 août et cette opération difficile s'accomplit sans aucun trouble \ Cette question de la dispersion des ouvriers réunis dans la capitale préoccupa constamment les assemblées révolutionnaires. Le 30 avril 1790, M. Cellerier, lieutenant au département des travaux pubhc s, prie Necker d'autoriser la déUvrance de deux mille passeports aux ouvriers inoccupés qui sont restés à Paris ; leur présence constitue un danger, d'autant plus qu'elle coïncide avec la mise en liberté prochaine des prisonniers de Bicêtre ^

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