I. C.ooqlc
qu'ils louèrent dans différentes parties de la ville. Ûs se trouvèrent bientôt en état de construire à leurs frais une grande usine, aux portes de Roclidale, sur un terrain loué par emptiytéose pour 999 années. Elle leur a coûté plus d'un million de francs, qui ont élé payés jusqu'au dernier sou avant l'inauguration de la nouvelle manufacture, c'est-à-dire bien avant la iïn de 1856. Cette usine, construite sans l'intervention d'aucun architecte, est une des mieux disposées qu'on puisse voir pour la ventilation et la salubrité. Quant à l'outillage, il se compose d*e ce que la mécanique a imaginé jusqu'à ce jour de plus parfait.
Cette première usine n'était pas achevée qu'ils jetaient déjà les fondements d'une seconde, qu'ils ont pu terminer malgré la crise de 1857-1858; mais la disette du coton en & jusqu'à présent retardé la mise en activité. Il est probable qu'elle fonctionnera d'ici à quelques mois.
Un très-remarquable article sur les sociétés coopératrices, emprunté à la Quarterly Review, par la Revue Britannique (février 1 864), fait justement remarquer qu'on ne saurait encore avoir de renseignements précis sur le nombre des ■ Associations manufacturières, où le mouvement ouvrier se jette de préférence en Angleterre, ■> parce que leur habitude est de ne se faire enregistrer que quand un fonctionnement de plusieurs mois leur a permis de compter sur le succès. Or la plupart ont été jusqu'ici tenues en échec par la crise de 1 857- i 858, et bientôt après, par la guerre d'Amérique et par la disette de coton qui en a été la suite. De plus, beaurj3up de celles qui sont enregistrées le sont simplement comme Sociétés par actions, et par conséquent se confondent avec toutes les sociétés de cette nature.