I. Coo'îlc
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]es matières premières du travail; l'association de consommation, qui leur donnera le moyen de diminuer leurs dépenses et de se former un capital; l'association de production, qui est le couronnement logique des deux autres, et qui, en émancipant les ouvriers du salariat, ajoutera à leur gain une part des bénéfices qui, d'ordinaire, restent entre les mains du patron. C*est là qu'est désormais le salut. Sans l'association, les inventions modernes de la mécanique né peuvent rien pour les ouvriers, ou du moins elles peuvent peu de chose, car, après tout, elles coûtent encore trop cher pour que chaque ouvrier puisse s'en procurer uneàlui tout seul, et la quantité de matières premières qu'elles consomment dépasserait les ressources dont il pourrait disposer. Des associations seules peuvent supporter les frais de premier établissement, de loyer, d'approvisionnement, qu'exigent les habitudes de l'industrie moderne; des associations seules peuvent, par la solidarité, offrir des garanties suffisantes pour donner à leurs exploitations le crédit dont elles ont besoin. Tel qui n'hésitera pas à prêter à une association solidaire, refuserait tout crédit à chacun de ses membres en particulier, quelle que soit leur honnêteté personnelle. La garantie de l'ouvrier isolé est comptée pour peu de chose, quand il n'a à offrir en gage que son travail et ses espérances, mais la garantie solidaire de l'association est sérieuse, parce que la répartition des risques sur plusieurs têtes les rend à peu près nuls. Le plus honnête homme peut mourir; une association ne meurt pas d'un seul coup. D'ailleurs, l'ouvrier isolé ne dispose , en général, que d'un nontbre restreint de débouchés ; sa clientèle est presque nécessairement peu considérable dansle commencement; et ce sont surtout
les commencements qui sont pénibles. II faut qu'il ^agne peu à peu la confiance des consommateurs, qu'il attende longtemps les acheteurs; dans cette attente, la plupart du temps, il épuise ses ressources, et souvent il cesse de pouvoir marcher au moment même où, aprèd avoir triomphé des premières diiScultés, il aurait droit .d'espérer un avenir plus prospère. L'association supporte plus facilement ce temps d'épreuves, d'abord parce qu'elle répartît sur chacun des membres qui la composent la chaîne qui, dans l'autre cas, pèse tout entière sur UD seul ; ensuite parce que, ayant un crédit plus considérable, elle peut attendre plus longtemps les bénéfices, et enfin parce que la clientèle de l'association se multiplie par chacun de ses membres, qui, Baturellement, attirent à l'entreprise commune les clients sur lesquels chacun d'eux aurait pu compter, s'il s'était établi seul. Or si trois ou quatre clients ne peuvent fournir un travail suffisant à la machine achetée par un seul et exploitée par lui à ses frais, à l'aide d'ouvriers auxiliaires, la même machine entre les mains d'une association de dix ouvriers aura, dès l'abord, à fournir à la consommation de trente ou quarante acheteurs. Dans le premier cas, les ouvriers auxiliaires ne peuvent contribuer à la prospérité de l'établissement que par leur travail; dans le second, outre que le travail est , plus productif et plus énergique, parce que des associés' travaillent toujours plus que des auxiliaires, chacun des associés attire à l'exploitation commune sa clientèle personnelle.
D'ailleurs, il faut bien remarquer que les ouvriers n'ont plus le choix des moyens. C'est par l'association que s'est créée lagrande industrie; c'est par Tassociation seule qu'ils pourront soutenir la concurrence. Quand
OQ parje d'asspciation, U sejolile! qu'il goit giiWtiO»
d'Hoe chose nopveiifi et pres^iie étr^|e, 4'ijn rei»è4e
héroïque et çitraordinaïre. Mais l'assopiatioq ept ^t tout et il n'y a pas de ^'ïpde ei^plpitaHoW qu' se sojt laite et qui se soutiepne a^ns elle. ï-es gr^nidg^ ïpaaufaciurea, les grands ptagasins, le$ banques, le? forges, les exploitatiQii& de piiuea, toutes )ea ^r^des Kptra' prises n'existeut q«e par 1» vertu de l'assqcwtîQn, Nqhs ne songeons pas à qous m étonner, pitrçe quQ naw f sommes habitués, et que l'éuorwité dw capitauJt qu'elles eiigent pou3 paraît entraîner tout uaturellemeilt l'aago-
ciatiop. Ce qui étonne, c'est l'association des ouvrier?,
parce quQ la chose est moins conipiune et que o.iS\m QS pouvpp? pfts reponcer si vite à l'habitude de trpuv^ç. absurde et impossible, ou du piains étrange et ridicule, tout ce qui est nouveau. Mais snngpz-y donc un seul instant, vous tous qui ne pouve? voua lasser de crier ^ l'utopie, les ouvriers ne font, en s'assofiant, que suivre i'eïeppple qu'ils trouvent pai"lout autour d'euït Im ri" ches s'assopiept pour les grapdes entreppisçs; que les pauvres s'associept pour Ifis petites i Pourquoi les chemins de fer sont-Us exploités par de» compagnies, si ce n'est parce que l'énormité des capitaus nécessaires k ces exploitations dépassent les re^souri^es dea pldi grands capitalistes? C'est exactement la môme raison qui impose la nécessité de rassppiattofl aux ouvriers,
puisque l'industrie ne peut plus marcher qu'4 l'aide de machines, et que le prix dos plgs petites machines «-< cède les ressources de l'ouvrier isolé. Loip d'être un fait nouveau dans le monde , l'association est maintenant le faitle plus commun, le plus vulgaire. S'il faut s'étonner d'une chose, ce n'est pa4 que le» ouvriers songent à s'associer, c'est bien plutôt qu'ils y aient sougâ
« ta|^, «t qp«, m Uee de l'astocifttion fui ]ee écrai», il« n'»i«ntpud«4>uiak>])gt«inp3riBcouFuÛ'a#sociatiQa qui huIq pavt leur permettre de soqtçmr la lutte-
§ vil. Eépasse 4 i^uclipiea qbjeciiaDs.
L'a«soci»tion ouvrière a encore beaucoup d'^noïniis, 01} du moios d'incrédules. Les haiii«s et lef; défiances ^ 1948 oat sanéea & ses utopies et à ses illusions. Penduit que les ouvrier» les plus intelligents, laissant de côté tout le fatrae hunwnitaire des livrée socialistes et toutes leurs bergerifEï copunuoisles, s'ajji^îqueot à mettre en pratique U seule (diose sérieuse (j»'on puisse entiïvoir au milieu de toutes les fant4smagorie^ dont ils l'ont affHblée,c'esl-à-direi'as8oeifltionouTrière, beaucoup de gens, desieurés soug l'empire d^ souvenirs de notre dernière révolutioQ, s'entêtent à confondre l'association avec la communauté etàprendre les associations pour des clubs révolutionnaires en permanence. Pour eux, chaque ouvrier associé est uu conspirateur sinistre, qui, toul m poussant sa lime ou son rabot pour se dower une contenawe, guette du coin de l'*«il la sochâté, «fin de la surprendre au dépourvu et de la confisqua à son profit, C'est sous cetfe forme qu'ils ont cru voir l'associatioQ en isftg, et «jlç a gardé pour eux les traits sous lesquels elle leur est apperue au flùlieu des ballucinations de leurs terreurs. Ceux-là ne seront pas faciles i rassurer, car ce sont de ces malades iniaginaires qui ont besoin de leur maladie pour vivre, et qui s'emportent contre quiconque a riropertinence de leur trouver bon visage- I^ur» préventions sont d'autant plus jDcurables, qu'elles sont moins ré&écbies. Ou
se ASSOCIATIONS OUVRIÈRES,
a beau leur dire que si les associations ouvrières se sont présentées d'abord sous une fonne et avec un .-pr-ogramme politique, comme il était assez naturel au milieu de l'effervescence d'un changement de gouvernement, les ouvriers commencent à comprendre aujourd'hui, et ils comprendront de mieux en mieux, à mesure qu'ils pénétreront davantage dans la pratique, que la première condition de succès, c'est d'exclure formellement la politique de l'association. L'association ne portera tous ses fruits que le jour où ses membres seront bien persuadés qu'elle ne doit avoir d'autre râle que d'unir les efforts des associés vers un but unique, neltemmt déterminé, en laissant à chacun pour le reste la plus entière liberté d'opinion et d'action. Toute la question pour l'ouvrier est de se placer dans une situation telle qu'il recueille de son travail le plus grand profit possible, et que son activité soit stimulée de manière à produire tout ce qu'elle peut produire. Or de tous les stimulants, le plus puissant et le plas constant, c'est l'intérêt personnel, et jamais cet intérêt personnel ne sera aussi vivement excité chez l'ouvrier travaillant au profit d'un maître , que chez celui qui sait que son gain sera tout entier pour lui, sans que personne en puisse réclamer aucune part. Cela n'est possible que par l'association. Une fois que, par elle, l'ouvrier sera mis en possession d'un travail vraiment productif et rémunérateur, que par elle il aura échappé à la plus grande partie des souffrances de sa condition présente, et qu'il aura entre les mains l'instrument de son salut, que pourra-t-il réclamer de plus? Quel intérêt aurat-il à des bouleversements sociaux dont il subirait le premier les misères, sans en pouvoir espérer aucune compensation? Que les conservateurs entêtés, qui re-
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prochent sans cesse à la population ouvrière ses tendances révolutionnaires, se donnent la peine d'en rechercher les causes, et ils verront que ce n'est pas simplement l'amour du désordre qui pousse les ouvriers sur les barricades. Les ouvriers savent très-bien que la conséquence immédiate de tous les tumultes, c'est la suspension du travail , la suppression des salaires, et, par suite, la misère pour euz et pour leurs iàmilles. Mais ils espèrent toigours que ces souffrances ne seront que momentanées, et qu'elles auront pour résultat ultérieur et définitif l'émancipation du travail et l'amélion^tion de leur condition. En leur donnant le droit de suffrage, on a beaucoup fait pour prévenir les révolutions violentes. Qu'on leur donne maintenant la liberté d'association, qu'ils puissent , sans entraves légales et sans tracasseries d'administration ou de police, travailler pacifiquement à la sdution du problème qui intéresse leur existence. Alors, mais alors seulement, on pourra dire avec vérité que l'ère des révolutions est fermée. Désormais, les questions politiques se résoudront par le suEb-age, les questions sociales par les discussions et les expériences privées, et la force publique ne sera plus détournée de son râle naturel, qui est de protéger les droits de chacun et de défendre le territoire national. L'esprit révolutionnaire du peuple n'est qu^la conséquence nécessaire de l'esprit tracassier et inquisitorial de notre législation , qui, dans sa manie de tout prévoir et de tout réglementer, semble vouloir opprimer d'avance toute possibilité d'amélioration privée et enchaîner toute initiative. Le seul résultat de cette méthode, c'est l'obligation où elle se condamne elle-même d'ajouter règlements sur règlements, lois sur lois , comme ferait un fou qui , après
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avoir soigneusement boncbé tontes les issues d'une chandière en ébnllititm, passerait sa Tfe k l'enrelopper de cordes, pour l'empêclief d'éclater. Tôt ou tai^, la ciiaudlëre âànterk et les cordes se briseront, n n'y a que dent moyens d'échapper an dan^r, c'est d'éteindre le f^ ou d'ouvrir à la vapeur des soupapes. De ces dem oiofeDs, tes gouTernements successif qui ont dirigé les affaires de la france ont prestpie tous préféré le premier; l'Angleterre, la Belgique et la iSulwe ont mieut aimé le second. Qu'on compare les résultats et que l'on juge.
L'association n'est un danger pour la paix publique que si l'on en entrave les développements naturels. Abandonnée à elle-même, elle Suppritae les causes de tfonble en supprimant les causes de mécontentement et l'opposition apparente des intérêts. L'onvriH- hait la tyrannie dn capital, parce qu'il fie peut 7 atteindre; il hait la concurrence, pat-ce qu'elle rtduit ses salaires; il hait les machines, parce qu'elles réduisent le travail. « Qu'il puisse s'associer librement, et toutes ces baittea-, ' dlsparattront. Par Fassociation de crédit, il ^iprenâra '. i apprécier les bienfaîtsdu capital; pan'association de production, il se réconciliera avec la concurrence qui lui sera devenue nécessaire, et avec l'emploi des machines, qui, en augm«itaDt ses produits, accrotb-ont ses bénétices. Ce qui l'irrite et le livre aux suggestions du désespoir^ c'est la fatalité qui semble peser ^r lai, c'est l'inégalité des situations. Qu'il puisse lutter à armes égales, qu'il puisse se relever par son travail et son iodustrie, et bientât il renoncera à demander à la violence les moyeu d'émancipation que la liberté aura mê eslre ses mains,
ASS&fcîÀtttMîâ Ô&VtOfeÊ^.
% vm. Lis vm fsraids a'>éâMiatl«n MAËdureni lu même but.
S'ià cfiteUâfa bien HH pàtsoiines m demander latrie afeà tWîiS rotfilés a'MtoCiatlcIji on dfeVait Jjrêfgftr'. PCnif inoi je «fMs qa'il fôtlt leâ ^i-éffiKr toutes les trdis, pÈr 14 f (datm que, «n ïêaWte, 1«3 trois n'eil font qii'Unè. Ce éoflt 1^ âifl%teiitèS ï)àrtiés d'un système ^Ui se tieiit et elles àt) CoiÈplÈtëut l'nnè par l'àUtre. L'association âë consolninâlion permet à l'oUVriëf de faire des ècoridflriéf! fet dé se crter Utl capital sans rien prendre sor Ife Sïddlre floni îl A besoin pour fidtirfir &A famille, Éi pAf Ik elle le naet S méthë de se tirociit-et- du crédit eh ttfflâdt dahs la caisse de la baruftie d'avanCèS les dividendes <tUt Itii sont distribues pdf l'às^ociatiOn dé caustniliâaâtioîi. Quand 11 a ainsi affîassé tide cétiaine èdiÈtak, il {Tëut, en s'unlssanlà.tjuelc^esbamàfade^, daû* là mèràé dltiiâtiOn que lui, fonder une association de ptodùciioh, qui pourra fonctiofinër saâs recottrif dès l'abord i l'etoprunt.
fi est Traî que si ces (rois fofmes oU tei trois àpplicattoùS dû même princlfie èé Relient par un lien logique totit naturel, les associations de consommation et de crédit etatit coflâidétées toming moyen, él l'association dfe ^itôdùiï^On cOniiné couf onnetnënf des deûi autres, cependant éhacuftè d^eUes Jient eiistet- séparément et sans aucnri rapport î*vêe léà demi autres. Mais il y & àcelatpielcîitesiticonvéntents. On conçoit fort bien que. des oUYrtet^ è'aSsoCienf pom' àchétêf en gros, et par coûséq^erit S mieilleCn' mài'die, lès denrées dont le be- 8dte tSÉt tfOïttflriti à t(ît]^, et (jfulK né cherchent en cela d'ïutfébfit^é de leë payer' moins €her. Mais supposez
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que, le travail restant ot^anisé comme il est, cette forme de l'&ssociatioo se généralise. Immédiatement les salaires baisseront en proportion exacte avec les bénéfices de l'association. Et ce n'est pas une supposition que j'exprime, mais une nécessité, résultant fatalement de la concurrence des travailleurs entre eux. Les patrons nécessairement tendent toujours k abaisser les salaires, et ils les abaissent jusqu'à la limite où ils ne trouveraient plus d'ouvriers. Les ouvriers de leur cAté, pour trouver de l'ouvrage, sont obligés de subir les conditions du maître, à peu près jusqu'à la. limite de ce qui leur est nécessaire pour vivre, car ceux qui s'y refuseraient seraient obligés de laisser la place h ceux qui y consentiraient. Or, c'est toujours le p^us grand nombre. Si donc, grâce aux bénéfices de l'association de consommation, leurs dépenses nécessaires diminuent de un ou deux fïancs par semaine, ce bénéfice sera pour le patron , qui trouvera des ouvriers moyennant un salaire diminué dans la même proportion. C'estaiosi qu'en Angleterre les secours distribués par la charité légale aux ouvriers nécessiteux sont devenus un appoint des salaires insuffisants et ne profitent qu'à ceux qui les emploient; de même à Paris le dégrèvement d'impôts, décrété en faveur des malheureux qui occupent des logements de moins de S&O fr-, n'a d'autre résultat que d'élever le prix des loyers dans la proportion de l'impôt que devraient payer les locataires, et en réalité ce sont les propriétaires qui bénéficient du sacrifice imposé aux contribuables.
L'association de crédit, telle qu'elle fonctionne en Allemagne, n'atteindrait pas mieux son but en France si on la suppose fonctionnant seule. Elle rendrait certainement de très-grands services k l'ouvrier qui est
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établi oa qui veut ^s'établir, au petit Mustriel qui a des billetsfa escompter. Mais il fant bien compter que la grande majorité des ouvriers continuera encore pendant longtemps k vivre de salaire. Pour ceux-là, la banque n'a pas grande utilité, et même on pourrait dire qu'en leur donnant la facilité d'emprunter, elle deviendrait peut-être un dangenpour eux. Lecxéàitn'egt bon pour les ouvriers qu'à la condition qu'ils l'appliquent à leur travail pour le rendre plus producâf. En ce cas, mais dans ce cas seul, le crédit devient un'instrument de richesses. Cette forme d'association a pris en Allemagne une extension très-rapide, parce que la grande industrie et le grand commerce y sont beaucoup mmm développés que chez nous. Les banques d'arancea y ont donc une clientèle toute trouvée, ffiao k la multitude des petits industries, des petits conmerçants et de ceux qui veulent le devenir. Mais il ne faut pas s'attendre à ce qu'elles prennent en France une extension aussi considérable, parce qu'elles ne pourraient pas y rendre les mêmes, services. D'abord elles seraient inutiles à la grande industrie et au grand commerce, qui occupent chez nous une large place i elles ne pourraient guère compter sur la clientèle de l'ouvrier salarié, qui se songerait pas à s'établir ; elles ne sont pas absolument nécessaires aux associations de production, parce que, grâce à la garantie de l'association elle-même, celles-ci se trouvent vis-à-vis du crédit, dans une situation à peu près suffisante et que, à la grande rigueur, elles pourraient se passer d'une organisation nouvelle des banques. Les clients nécessaires de la banque populaire seraient donc les ouvriers qui voudraient s'établir et travailler seuls ou avec des auxiliaires salariés. Or, comme cette forme du travail
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doit pârdra progressivement toot le terrais que gagnera l'aSBOciatioii de tt^vail, il en résultera qne l'ss- . MciatiOD âe crédit restera forcément limitée en EVimce àkoA des bornes plus étroites qu'en AHenraguË: : Pour que l'artociatioû .produise tous ses ixuUa, il fant l'appliquer sous ses trois fonnes à la fais. G'est ce i|BtHit bien eompris les ouvriers anglais ot fondant l'associS-tion de RocJidale^ U plus puissante qui existe atljobrd'tiui. Une fois qu'ils eurent réuni les quelques ceôtaines de francs^ qui obt produit tant de miracles; ils ont déclaré qile s'ils cominénçaient par se fairft marciiands^ c'était afin de pouvoir se faire producteurs. Et ils ont tenu pardle. Chez nous, toute assoeiation de t)rt)duction commence par une espèce d'asKctatiDn de crédit mutuel, qui accumule les cotisati'ôni versées jusqu'à ce que la somtne soit suffisante pour touer un Atelier, acheter des outils, et constittier une association de producfion.
Cette forme d'association, qui est avec raison, je crois, \t plus populaire en iVance, est à peine connue en Allemagne. Gela tient^ comme bous l'avons vu, à ta différence de l'organisation du travail dans les deux pAys. Hais il est certain que l'association de production y naîtra de l'association dexrédit, comme elle eSt nfe en Angleterre de l'association de consomttiAtien.