‹ Les associations ouvrières en AngleterreChapitre 13 sur 24 · CHAPITRE Vm · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vm

Le champ ouvert devant la Commission était immense; il lui fallut restreindre ses recherches, et, arrivée au point où nous en sommes, les borner à quelques industries qui se recommandaient à son étude par la forte organisation des associations formées parmi leurs ouvriers, plutôt que par l'importance des grèves dont elles ont eu à souffrir. En effet, comme on a déjà pu le voir, Timportance des grèves n'est nullement proportionnée à la puissance des Unions, et la Commission, n'oubliant pas que sa tâche était, non de recueillir l'histoire des premières, mais d'étudier les secondes, a sagement laissé de côté quelques-

unes des grèves qui ont le plus ému le public dans ces derniers temps, parce qu'elles le touchaient de plus près.

Telle fut celle des cochers de fiacre, il y a une dizaine d'années, dont Paris a eu récemment une répétition, et celle des conducteurs de locomotives du chemin de fer de Brighton, en 1865. Ces derniers voulurent obliger la Compagnie à renoncer à une échelle de salaires gradués qui lui permettait de donner, à son gré, à un certain nombre d'entre eux, une sorte de prime de boime conduite. Ils choisirent, pour se mettre en grève, le jour des courses d'Epsom, au moment où des milliers de voyageurs encombraient la station et se disputaient avec ardeur les moindres places. Les administrateurs, dûment avertis par eux de ce projet, n'avaient pas cru à sa réalisation ; mais, malgré leur surprise, ils ne se tinrent pas pour battus : ils mirent sur les locomotives tous ceux qui pouvaient tant bien que mal les manier, montèrent à côté d'eux pour les diriger, et firent si bien, que leur embarras momentané disparut au milieu du désordre qui

est Tundes attributs traditionnels, et, pour bi«n des gens, le charme principal de cette journée tumultueuse. Le tarif fut maintenu (1).

La Commission a terminé ses travaux en consacrant quelques séances aux tailleurs de Londres, aux verriers de Birmingham et aux imprimeurs de Londres. Nous ajouterons, aux renseignements que nous trouvons dans ses rapports, quelques mots sur la classe si intéressante desfilateurs de coton.

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