I. CONSEILS d'arbitres
10 M. Kettle.
La fréquence même des grèves a fait essayer souvent le système de l'arbitrage,
et, lorsqu'il a été pratiqué avec discernement, il a donné les plus heureux résultats.
En 4864, les entrepreneurs de bâtiments et les charpentiers de Wolverhampton, ne pouvant s'entendre, résolurent d'appeler M. Kettle pour trancher leur différend. Six maîtres et six ouvriers, délégués, se réunirent sous sa présidence. Après de vives discussions, où chacun put entendre les arguments de la partie adverse, ils finirent par s'accorder si bien sur toutes les questions en litige, que le président n'eut pas à voter une seule fois. Encouragé par un essai aussi heureux, M. Kettle résolut de donner à cette réunion d'arbitres une organisation permanente : les maîtres d'une part, les charpentiers, les plâtriers, et enfin les maçons en briques de l'autre, s'associèrent à ses vues, et leurs fondés de pouvoir, sous sa présidence, rédigèrent un tarif de salaires, destiné à rester en vigueur pendant un an. Tous les maîtres représentés à cette conférence durent afficher le tarif dans leurs ateliers, et en donner copie à chaque ouvrier qu'ils
engageaient, en lui déclarant que c'était la base de leur contrat. L'un des articles stipulait que toutes les contestations devraient être portées devant la réunion des six maîtres et des six ouvriers, constituée en conseil d'arbitres (1). La condition essentielle qui donnait à ce conseil sa force et son efficacité, c'est qu'il se composait, non de simples délégués, mais de véritables fondés de pouvoir :
ceux-ci devaient donc tranchertoutes les questions en litige, sans avoir à en référer à leurs mandants, sans que ceux-ci pussent refuser de se soumettre à leurs décisions. En effet, maîtres et ouvriers, s'engageant d'avance, par le tarif convenu entre eux, à reconnaître ces décisions, elles se trouvaient avoir force de loi d'après la jurisprudence anglaise, et pouvaient, en cas de résistance, être rendues exécutoires par les magistrats des comtés.
(1) Les querelles insignifiantes pouvaient^ en première instance, être soumises à deux membres du conseil, afin d'éviter de le réunir trop souvent, tout en réservant à celle des deux parties qui n'accepterait pas la première décision, le droit d'en appeler à lui.
Une fois Je taux des salaires fixé ainsi pour un an, d'une manière invariable, et par un consentement mutuel, les ouvriers et les maîtres individuellement n'étaient tenus qu'à l'observation du chiffre convenu, et tous les contrats par lesquels les uns s'engageaient à travailler pour les autres, et ceux-ci à leur donner de l'emploi, étaient toujours résiliables dans les vingt-quatre heures, si l'une des deux parties n'était pas satisfaite. Le prix de la main-d'œuvre étant déterminé au commencement de la saison des constructions, les entrepreneurs purent, en toute sécurité, faire leurs devis, et les ouvriers, de leur côté, furent garantis contre les abaissements de salaire qui venaient subitement changer les conditions de leur existence. L'autorité arbitrale du conseil fut valide pour un an. L'année expirée, ses pouvoirs durent être renouvelés, et, le tarif des salaires étant remis en discussion, chacun fut toujours libre alors de le refuser ou de s'y soumettre. Si, pendant cette année, un maître voulait, au bout de la semaine, payer ses ouvriers à un taux moindre
que lé chiffre fixé, ils pouvaient en appeler au conseil, et citer le maître devant les tribunaux pour avoir manqué à un contrat.
Sans douté, ils ne pouvaient le poursuivre si, même dans le cours de Tannée, il déclarait d'avance qu'il refusait désormais d'accepter le tarif et Farrachait de ses ateliers; mais alors il aurait été considéré comme se mettant en grève, et, si les autres maîtres continuaient à donner des salaires plus élevés que ceux qu'il proposait à ses ouvriers, ceux-ci l'auraient tous quitté. Une infraction au tarif faite par tous les maîtres à la fois serait la violation d'un engagement d'honneur, dont on n'a jamais pu les soupçonner, lisse sont toujours, au contraire, soumis aux décisions du conseil. Ainsi, M. Kettle ayant été appelé à en former un à Coventry, et à le présider, il se trouva que ce conseil se partagea également sur la fixation du taux des salaires; il fallut que M. Kettle le départageât. 11 se prononça en faveur des demandes des ouvriers : les maîtres acceptèrent sa décision sans murmurer. En fixant ainsi un tarif de salaires.
valable pour une période déterminée, quelles que soient ailleurs les variations du prix de la main-d'œuvre, maîtres et ouvriers fout un véritable marché à terme, et se trouvent moralement aussi engagés que le vendeur et l'acheteur le sont dans un marché de ce genre.
Quelques membres de la Commission ont paru croire qu'en pratique les ouvriers ne se tiendraient pas pour obligés aussi strictement que les maîtres à l'observation du tarif. Sans doute, un ouvrier qui espère trouver de meilleurs salaires dans une autre ville, peut toujours quitter celle dont le tarif lui semble insuffisant. Ce n'est cependant pas pour lui une chose aussi facile qu'elle le paraît au premier abord; son déplacement avec sa famille, le changement de ses habitudes, sont des considérations qui l'arrêteront longtemps. Mais, dit-on alors, qu'est-ce qui l'empêche, une fois l'engagement légal de vingt-quatre heiires expiré, de réclamer un salaire plus élevé que celui du tarif? Pourquoi plusieurs centaines d'ouvriers ne feront-ils pas ensemble cette
même demaude? Il n'y a pas d'article de loi qui le leur défende, et la responsabilité étant partagée entre tant de personnes, chacune d'elles se croira moins obligée de respecter les obligations qu'elle impose. Il n'y aurait rien à répondre à cette objection, si l'Union, changeant de rôle et se montrant sous un jour nouveau, n'arrivait à propos pour prendre cette responsabilité à laquelle échappent les individus. Quoique les fondés de pouvoir des ouvriers soient nommés également par les unionistes et les non-unionistes, ils sont toujours choisis parmi les chefs de l'Union, et représentent avant tout son influence : les affaires courantes sont traitées entre le président du conseil d'arbitres et les secrétaires de l'association des maîtres et de celle des ouvriers. Une fois que l'Union intervient ainsi pour la fixation du tarif des salaires, elle est engagée d'honneur à le faire observer, et, pouvant menacer chacun de ses membres, soit d'une amende, soit d'une expulsion, elle possède seule l'autorité nécessaire pour les obliger à le respecter. Plus elle se développe, plus elle
offre donc au système de M. Kettle les seules garanties qui pouvaient lui manquer. Aussi eut-il un tel succès à Wolverhampton, que son auteur fut bientôt appelé pour rétablir successivement à Coventry et à Worcester, et ne tarda pas à trouver des imitateurs tant à Walsall que parmi les potiers du Staffordshire. Partout les résultats ont été des plus satisfaisants.
2« M. Mundella.
Les conseils d'arbitres établis par M. Mundella dans l'industrie de la bonneterie, à Nottingham, nous offrent un exemple encore plus complet et plus remarquable de leur bonne influence sur les rapports entre les patrons et les ouvriers. En effet, ils ont suffi à ramener la paix et la concorde dans cette industrie, troublée auparavant par des lattes si acharnées. On se souvient que la ville de Nottingham avait acquis une triste célébrité au commencement de ce siècle par les émeutes et les crimes dont elle était constamment le théâtre. La sanglante répression des Lilddites
n'avait pas étouffé les passions qui les inspiraient, et, de 1825 à 1860, elles fomentèrent des grèves incessantes. M. Mundella décrit parfaitement cette situation dans une de ses dépositions : « Lorsque les affaires allaient » mal, dit-il, le manufacturier pesait sur » l'ouvrier pour abaisser les salaires autant » qu'il était possible. Moins il avait de con- » science, plus il les abaissait par cette pres- » sion, et, quand arrivait le moment favo- » rable où ils auraient pu être haussés, quand » les affaires allaient mieux, alors, quoique la » nature même des choses, c'est-à-dire la » demande du travail, les fît parfois un peu » monter^ les maîtres s'opposaient de toutes » leurs forces à leur élévation. Les ouvriers » envoyaient chez eux des députés des Tradesy> Unions. Tantôt ils étaient mis à la porte, on » ne voulait pas reconnaître les Unions ; tantôt » on leur répondait : Nous verrons ce que » feront nos voisins. Après avoir fait le tour » des maisons des maîtres et avoir été partout w reçus de la sorte, les ouvriers s'en rëtour- » naient chez eux, et généralement se met-
» taient eu grève : la longueur de la grève » dépendait des circonstances. Ils avaient » peut-être demandé plus que le taux naturel, » plus que Tétat du commerce ne les y auto- »risait^ C'était alors entre le manufacturier » et Fouvrier à qui affamerait Tautre jusqu'à » ce qu'on fît une transaction (1). »
En 1860, les affaires allaient au plus mal :
une classe d'ouvriers, demandant une augmentation considérable de salaires, était en grève depuis onze semaines ; toutes les Unions la soutenaient; et les maîtres allaient avoir recours à la mesure extrême d'un lock ont général. « Mais c'eut été, dit M. Mundella, » jeter toute la population dans les rues, et » nous aurions eu une effroyable commotion.
(1) M. Mundella, qui a paru, comme témoin devant la Commission, dont M. Roebuck est membre, et quia été interrogé par lui, devait le rencontrer, peu de mois après, durant les dernières élections, sur les hustings de Sheffield, où il se présenta comme son compétiteur. Grâce à la grande et juste popularité qu'il a acquise par ses arbitrages, Tancien ouvrier de Nottingham l'a emporté sur le savant légiste, qui avait longtemps représenté la ville de Sheffield; et il apportera à la Chambre des Communes le concours utile de son crédit, de son expérience et de sou impartialité.
» Nous étions tous las de ces procédés, et » quelques-uns d'entre nous pensèrent qu'on » pourrait essayer quelque chose de mieux. »
Inspiré par un vague souvenir des conseils de prud'hommes, M. Mundella songea à constituer un tribunal d'arbitres, et, assisté de deux autres maîtres, il proposa une conférence aux ouvriers. Ceux-ci députèrent une douzaine d'entre les chefs des Trades-Unions. On se réunit, on se regarda d'abord avec défiance, comme les parlementaires de deux armées ennemies ; puis on s'adoucit ; en discutant, on finit par se comprendre, et, au bout de trois jours, quoique les préventions réciproques ne fussent pas toutes dissipées, les basés du nouveau système étaient arrêtées.
Tous les maîtres de Nottingham furent invités à se réunir pour élire neuf délégués : là moitié d'entre eux environ répondit à cet appel.
Les ouvriers se firent moins prier : ceux qui avaient conféré avec M. Mundella convoquèrent en assemblées générales les Unions auxquelles ils appartenaient, leur rendirent compte du plan proposé et le leur firent
adopter. Dès lors, son succès fut assuré. Les ouvriers étrangei's à ces associations étaient peu nombreux : ils suivirent les inspirations qui leur venaient d'elles; et c'est grâce à la puissante influence des Unions que les conseils d'arbitres purent s'établir et fonctionner.
M. Mundella déclare même que, si elles n'avaient pas existé, la formation de ces conseils aurait été bien plus difficile, et qu'ils n'auraient jamais trouvé ailleurs la sanction que leur assure l'appui des sociétés ouvrières.
Voici donc ces sociétés, tout à Theure encore absorbées par la lutte, qui, par le simple effet d'une heureuse entente entre les maîtres et les travailleurs, deviennent l'instrument indispensable de leur accord. Lorsqu'il fallut nommer neuf délégués pour représenter les ouvriers, ceux-ci trouvèrent dans l'organisation des Unions un mécanisme tout prêt pour faire cette élection. Ce furent les secrétaires des différentes sociétés qui, dans chaque branche de l'industrie, recueillirent les votes de tous les ouvriers unionistes ou non-unionistes, et ce furent les chefs les plus actifs des
Unions que le suffrage désigna pour siéger au conseil. Les craintes que ce choix avait pu faire naître chez quelques maîtres habitués à voir des adversaires passionnés dans ces nouveaux collègues furent promptement dissipées. Ils reconnurent bientôt qu'ils n'auraient pu trouver des intermédiaires plus sensés et plus modérés entre eux et la masse de leurs ouvriers. Les chefs reconnus par cette masse encore ignorante et défiante surent plus d'une fois arrêter ses entraînements, l'éclairer sur ses vrais intérêts, sans jamais perdre sa confiance , comme le prouva leur fréquente réélection : ils mirent toujours au service de la concorde et de l'équité l'influence que leur assurait leur position éminente dans l'Association.
Le conseil, composé d'abord de neuf, puis de dix maîtres, et d'autant d'ouvriers (1),
(1) Une commission, composée de quatre membres, se réunit pour préparer le (ravail du conseil, trancher les questions secondaires, et décider, lorsque cela est nécessaire, les convocations extraordinaires. Deux secrétaires salaries tiennent la minute des séances du conseil, Tun pour TAssociation des maîtres, l'autre pour le compte des Unions.
choisit naturellement pour président M. Mundella, qui, depuis huit ans, a occupé ce poste avec une rare impartialité. Durant ce temps, son système a fini par triompher de Thostilité ouverte ou cachée qu'avaient rencontrée ses premiers efforts. Quarante-deux maîtres sur quarante-cinq ont recoimu F autorité du conseil et formé une société pour la soutenir ; et les dix délégués ouvriers, élus aujourd'hui par la totalité de leurs camarades, représentent plus de vingt mille personnes. Le conseil règle par un tarif les salaires qui sont tous payés à la tâche : ce tarif demeure en vigueur tant que F état du marché le permet, et, si quelque variation des prix en exige la modification , la partie qui la réclame doit notifier sa prétention au conseil un mois d'avance. Ces changements se font d'ailleurs toujours à l'amiable ; car, lorsque maîtres et ouvriers se trouvent assis, sans ordre, sans distinction, autour d'une même table, pour discuter leurs intérêts respectifs, dans une industrie qui les fait vivre les uns et les autres, ils ne tardent pas à s'apercevoir que ces inté*
rets sont solidaires. Plus d'une fois les ouvriers ont renoncé à une augmentation de salaire qu'ils croyaient légitime, lorsque les maîtres leur ont prouvé, les chiffres à la main, que, pressés par la concurrence étrangère, ils ne pouvaient la leur accorder sans perdre les débouchés de lem*s produits. Les maîtres, pour les mieux convaincre, ont même envoyé quelques-uns de leurs collègues ouvriers visiter la France et TAllemagne. D'autre part, ils ont aussi appris, en discutant avec les ouvriers, à mieux apprécier les saines conditions du travail : ainsi, sur les représentations de ceux-ci, ils se sont décidés à ne jamais leur demander plus de dix heures d'ouvrage par jour, même dans les moments de la plus grande activité. L'harmonie s'est établie entre eux d'une manière si complète, que, depuis quatre ans, aucune résolution du conseil n'a eu besoin d'être mise aux voix.
Les uns et les autres trouvent dans les décisions de ce conseil une garantie également précieuse. Chaque maître étant désormais assuré qu'aucune maison rivale ne pourra
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fabriquer à meilleur marché que lui en abaissant indiiment les salaires, peut se livrer à une production plus constajite et plus régulière. Les ouvriers, au lieu d'adresser directement aux patrons toutes les demandes relatives aux salaires, avec la perspective d'avoir à les appuyer par une grève ruineuse, en appellent au conseil, assurés d'obtenir toujours une décision équitable.
Aussi, quoique ces décisions ne puissent, comme celles des arbitres établis par M. Kettle, être invoquées devant les tribunaux, n'en ont-elles pas moins une souveraine autorité. Si quelques ouvriers, comme cela est arrivé une ou deux fois, veulent y résister, mis au ban de l'Union, qui leur refuse tout secours, ils ne peuvent longtemps soutenir leurs prétentions. Les maîtres qui n'ont pas ouvertement reconnu le conseil n'en sont pas moins obligés, dans la pratique, à se conformer à ses arrêts. Car, si quelqu'un d'entre eux veut donner à ses ouvriers un salaire inférieur à celui du tarif accepté par les autres fabricants, ceux-ci, loin de Taider
OU de se croire, comme ailleurs, obligés de l'imiter, le réduisent à Timpuissance en se liguant avec les travailleurs, et en donnant eux-mêmes de Touvrage à ceux qui l'ont quitté, pour résister à cet abaissement intempestif. De la sorte, maîtres et ouvriers, réunis par des intérêts communs, forment, en fail, une seule association, éclairée par les discussions du conseil et gouvernée par ses décisions. La classe ouvrière lui est redevable des améliorations les plus heureuses dans sa condition. Elle lui doit en grande partie la stricte observation de la loi, ouvertement éludée auparavant, qui interdit les Truck-shops, avec tout leur cortège d'abus. Elle lui doit aussi de ne plus être imbue de certains préj ugés, tels que l'hostilité contre les machines, qui avait mis les armes aux mains des Luddites, et dont les funestes suites retombaient particulièrement sur elle. Aussi les Unions d'ouvriers, qui, dans cette industrie, n'étaient que des Trade-SocietieSj et n'ont jamais eu de fonds de secours, en sont-elles arrivées à ne plus faire presque aucune dépense. Tout en con-
servant leur puissance et leur organisation, elles ne sont plus à charge, grâce à l'absence de grèves, à la bourse de leurs membres, et ne leur demandent qu'une souscription insignifiante, de 1 shilling par an (moins de 2 J centimes par semaine). Les luttes stériles entre le capital et le travail, dont le public finit toujours par payer les frais, ont ainsi disparu de Tun de leurs foyers les plus actifs, sans que cet heureux changement porte aucune atteinte à la saine concurrence, la seule vraiment profitable au consommateur.
Un pareil exemple ne pouvait rester sans imitateurs. En juin 1868, un conseil fut établi dans l'industrie des dentelles de Nottingham, sur la demande des ouvriers. Le lendemain même du jour où la Commission s'était occupée de cette question, Tun de ses membres. Lord Elcho, réunit chez lui deux adversaires jusque-là irréconciliables, M. Lancaster, qui représentait plusieurs propriétaires de houillères du South Lancashire, et M. Pickard, chef des Unions de mineurs de ce district, et, assistés de Texpérience de
M. Mnndella, ils jetèrent entre eux les bases d'un conseil analogue à celui de Nottingham.
Les districts miniers du StafFordshire, de Middlesborough et de Cleveland, même les ouvriers en bâtiments de Bradford, jusqu'à présent si intraitables, ont demandé à M. Mundella de venir les doter du système qui a si bien réussi sous ses auspices. Enfin, chose plus remarquable encore, la même invitation lui est venue de cette industrie des limes de Sheffield, dans laquelle nous avons vu les Unions établir leur domination par les moyens les plus violents.