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STATISTIQUES D’ACCIDENTS MATÉRIELS

Il convient de compléter notre étude sur les assurances du matériel aéronautique par quelques statistiques.

Les renseignements à cet égard sont assez peu nombreux. Comme le fait très justement remarquer le D' Düring, cette absence de statistiques est probablement due à ce que les Compagnies d’assurance et les détenteurs d'appareils sont. intéressés de la même façon à utiliser, dans un but personnel, les renseignements et expériences recueillies au cours de l'exploitation. Il serait tenu sans qu’on le sache, de différents côtés, des statistiques qui tendraient non seulement à obtenir un meilleur calcul des primes, mais plutôt une amélioration des risques. Ges statistiques s’étendraient aux causes immédiates ou indirectes des sinistres, au nombre et à l’importance de ceux dus à la casse pour chacun des aéronefs particuliers et type de moteur, au pourcentage des pertes totales, la proportion des sinistres partiels, le tout en mettant en balance le montant des indemnités payées pour sinistres, au pourcentage des dommages de certaines parties de l’aéronef, etc...

On trouvera, à la page suivante, quelques extraits des statistiques françaises qui ont été établies par le Bureau Véritas.

Le premier tableau se réfère aux pertes matérielles dans toute l'aéronautique civile française en 1928, d’après lequel il résulte un nombre global de 226 accidents, dont Go pertes totales et 15 incendies. «

Le second est une récapitulation des accidents matériels, de 1923 à 1928 pour les transports publics passagers seulement.

Le dernier tableau a trait au pourcentage d’incendies par rapport au nombre d'accidents de 1923 à 1928. À ce sujet. le Bureau Véritas faisait remarquer que le nombre des incendies n’a pas de tendance nette à décroître. La presque totalité des incendies est

d’ailleurs consécutive à l'impact avec le sol, ce qui ne permet guère de dégager d'enseignement technique à portée immédiate ; seules des modifications assez profondes à l'architecture de l’avion (prévues d'ailleurs, en partie, par le Règlement Aéronautique du Bureau Véritas), et l'emploi de carburants de sécurité seraient susceptibles de remédier à ce facheux état de choses.

Pour 1929, il n’existe pas encore de statistiques, mais le Ministre de l'Air a donné dernièrement à la Chambre, quelques précisions en indiquant pour les onze premiers mois de 1929 un total de 58 avions détruits dont treize pour l'aéronautique civile, ce qui serait un grand progrès par rapport aux années précédentes,

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