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STATISTIQUES DES ACCIDENTS DE PERSONNE

À plusieurs reprises déjà nous avons insisté sur l'importance des données statistiques pour les assurances en général, puisque seules celles-ci permettront une base d'appréciation sérieuse des risques.

En aviation cependant, les statistiques s’appliquant à une industrie et à des transports en voie de perpétuelle transformation et amélioration, puisque des perfectionnements sont apportés chaque jour soit aux appareils, soit à l'équipement et à l'infrastructure des lignes, il ne faut pas s'attendre à ce que ces statistiques dégagent des chiffres absolus.

De plus, l’aviation commerciale, semble-t-il, n’est entrée dans une phase véritablement active qu’à partir des années 1924 et 1925 ; on estimera que c'est bien peu qu'un recul de trois ou quatre

risques nouveaux et hasardeux sans s’entourer des conseils pratiques et techniques indispensables.

Pour citer quelques chiffres contenus dans le rapport, voiei les taux de mortalité relevé parmi les pilotes brevetés de transport (table 3) :

CODEN EN PR PT AN RE 20,104 pour mille

RODS Re nes LL El 21,725 »

1929 (premier semestre) .... 8,824 »

Pour les passagers ces taux se réduisent à (table 2) :

AO ARR RER Re NE Pen Ent 0,106 pour mille

ODA Pete lea alle ati 0,133 »

1929 (première moitié) ..... 0,146 »

Mortalité dans l'Armée (75 % des officiers pilotes ont plus de 10 ans d’ancienneté de brevet (table 15). |

Elèves Pilotes (tous élèves, y compris la réserve et la garde nationale) (table 18) :

Années fiscales Armée Elèves Pilotes ODA RUE Tel late e le ed PALE C/ 7,4 LOL Pda nf ee 3,04 D 2,40 TE bon GA RDS Dr LOU DATE RE 8,26 % 2427 % TOP SERRE ee me nleeru ele ete » 2,14 "7,80 % Te su an ne SU HAE 3,72 % 15,96 %

Enfin le rapport contient en annexe différents modèles de propositions et «le questionnaires que les Compagnies pratiquant ce genre d'assurance font remplir à leurs clients, ainsi que les tarifs publiés par ces dernières. he

Ces tarifs présentent une grande variété. Cependant les surprimes exigées pour garantir les pilotes commerciaux se déplacent dans les limites de 15 à 25

années pour examiner les résultats d'ensemble et essayer d’en tirer des enseignements utiles.

Certaines lignes jusqu'alors privilégiées au point de vue des accidents, ont vu brusquement leurs statistiques se modifier à la suite de véritables catastrophes aériennes, alors que dans la période précédente, elles se montraient très fières de leur sécurité. Devrionsnous en conclure que la sécurité est moins grande que par le passé, alors que tout laisse supposer le contraire. Il convient donc de se garder des généralisations hâtives, de ne considérer les premiers chiffres rassemblés que comme les éléments d’une statistique future, dont on ne saurait encore pour l’instant dégager les résultats définitifs.

Malgré nos recherches, nous n’avons malheureusement à notre disposition que des renseignements assez épars et souvent imprécis qui ne nous permettent pas de donner un tableau d'ensemble comme nous l’aurions désiré, de la sécurité dans les diverses catégories d’aviations à travers le temps et dans les différents pays.

Pour la période d’avant-guerre, l'ouvrage du D' Dôring, nous

dollars par mille. Il y a que 3 Compagnies qui exigent des surprimes supérieures (50 dollars). L’une d’elle n’applique ce tarif que pour les pilotes brévetés ayant moins de 200 heures de vol ou travaillant pour des Compagnies de transport n’ayant pas la première cote.

Les suprimes demandées pour les pilotes se livrant à la prise de vue, aux vols photographiques et à la publicité (50 dollars) paraissent trop élevées de V'avis de l’auteur du rapport, ce qui est aussi le nôtre.

En ce qui concerne les passagers, les taux sont loin d’être uniformes, toutefois dans la majorité des cas, ne sont garantis sans surprimes que les 5 à 10 premiers vols selon les Compagnies, les taux varient ensuite de 5 à 25 dollars pour 1.000 suivant l’importance des vols.

Pour les aviateurs militaires, une distinction est faite par une des Compagnies sur la base suivante :

Lieutenant de l’Armée ou la Marine ayant moins de 2 ans d’expérience. surprime de 50 dollars %.

» » » ayant plus de 2 ans d’expérience :

surprime de 40 dollars %.

Capitaine » » surprime de 30 dollars %.

Commandant » » surprime de 20 dollars %.

Pour les autres Compagnies la surprime est généralement de 30 dollars % pour les Officiers de l’Armée active et de 10 à 15 dollars pour les Officiers de la Réserve,

fournit les données suivantes qui font apparaître une amélioration croissante et ininterrompue de la sécurité en aéronefs (1) .

En premier lieu, une statistique allemande comprenant également les accidents survenus à l'étranger, nous fournit une comparaison pour les années 1908 à 1914, toutefois, aux dires de l’auteur, cette statistique n’est pas complète, il y manquerait certains chiffres, ou d’autres paraîtraient insuffisants. Il ne faut donc Ja considérer qu'à titre purement documentaire.

Cas de mort %

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LS M4 © & ê © 5 : e

LS ATARI ANPRE É Ë |H 1908 5 1.600 1 1 20.00 | 0.6 1909 50 45.000 3 8 15.000 6.00! 0.006 0.416 1910 500 960.0 28 30 32.000 6.00 | 0 003 0.135 1911 | 1.500 3.700. 70 Ut 48.052 5.10 | 0.002 1912 | 6.500 | 21.000.000 | 116 136 154.411 2.09| 0.0006 | 0.185 1913 = = — == 180.000 = 0.0005 | 0.093 1914 — — — = = — 0.045

à rapprocher de ces chiffres deux fournis pour 1909 et 1910 par le président de la sous-commission de statistique à l’Aéro-Club de France, que nous avons déjà cités.

Nombre total des accidents mortels au 31 décembre 1910 = 32 avec 34 morts ;

autres accidents : 113 pour les années 1909 et rg1e.

La progression du nombre des accidents en s’en tenant à l'absolu des chiffres est donnée par le tableau suivant :

Total Accidents mortels autres accidents OO ne 46 3 43 NOTA TMOGET 98 28 70 Progression du nombre d'appareils, 200 jusqu’en 1909 — dans le monde entier et 1.300, ceux construits jusqu’au 31 décembre 1910 (Aérophile du 1* avril 1911, p. 161). — Jusqu'au 31 décem-

bre 1910, 500.000 kilomètres ont été parcourus à bord d’aéropla- (1) Dôring, Luftversicherung, p. 128 et suivantes.

R, Bcum : Les Ass. aériennes 19

nes, on comptait 32 accidents mortels, soit un accident mortel par 15.600 kilomètres.

En 1913, la Compagnie d'assurance « La Victoria » publia les chiffres suivants dans la Monatsblätter für Versicherungswesen (1) :

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