‹ Les Assurances AériennesChapitre 95 sur 128 · PT PU PR · texte numérisé non relu

PT PU PR

nn po <a

Une intéressante controverse s’est élevée à ce propos. M. Parant, du Club d'avion léger Wright Léon Bollée, ayant adressé une lettre à divers journaux qui l’ont publiée, entre autre à l’Aéroauto et l’Argus. M. de Cugnac, Directeur de l'Office d'Assurances aériennes, a répondu comme il fallait à certaines allégations qui lui paraissaient inexactes (1).

En ce qui concerne les résultats financiers, ces derniers n'ont jamais été publiés pour cette raison, il nous est difficile d'en parler. Cependant nous croyons savoir que jusqu’à présent, ils n’ont guère été favorables. Une somme de plus de 3 millions nous a été indiquée par une personnalité comme représentant les pertes des Compagnies depuis la fondation du Consortium. Nous espérons que ces résultats s’amélioreront dans l’avenir, maintenant que les assureurs vont avoir un aliment plus important et qu'ils disposent aussi d’une expérience plus étendue (2).

Etats-Unis.

M. J. Brooks B. Parker, dans Transport Aviation (3), après avoir indiqué les très mauvais résultats obtenus par les Compagnies d’assurances américaines qui souscrivirent des affaires aviation, immédiatement après la guerre (certaines d’entre elles ont une statistique de 600 % de sinistres) parce que pour la plupart, elles ont couvert l'aviation commerciale avant que les banquiers et les grandes industries s’y soient intéressées, signale le grand emballement qui s’est produit aux Etats-Unis en faveur de l'assurance aérienne.

Seule était restée sur le marché après la première expérience, la Compagnie « The Travellers ». Les Compagnies Hartford Accident et Hartford Indemnites entrèrent sur le marché peu de temps et se retirèrent en 1926, mais viennent d'y rentrer en Septembre 1929.

A leur tour les Compagnies du groupe Independance commencèrent à souscrire peu après que le groupe Hartford eut cessé ses opérations et un petit groupe de Compagnies d’assurances maritimes commença en 1926 à accepter de petits pleins et pour certaines

(1) Argus du 2 mars 1930.

(2) Nous croyons savoir également qu’un effort important sera fait prochainement en vue de la réduction des taux de primes. Des conférences tenues récemment au siège du Consortium aviation auront comme conséquence l’élaboration d’un tarif actuellement en préparation.

(3) Transport Aviation, loc. cit.

affaires de leur portefeuille seulement, ce groupe se compose actuellement d’une douzaine de Compagnies américaines et étrangères, parmi lesquelles on trouve de grands noms de l'assurance britannique entre autres Thames et Mersey Marine Insurance, Royal Insurance Cy Ltd. L'ère de compétition aurait commencé lorsqu’en 1928, The Transportation Insurance and Indemnity Compagnies et The United States Aviation Underwriters entrèrent en lice.

Le dernier représentant de l'assurance aviation aux Etats-Unis est le United States Aircraft Insurance Group qui a été récemment élargi par l'adhésion de deux nouveaux membres. Ce groupe composé des principales compagnies d'assurances Incendie et Accidents des Etats-Unis est le plus important il comprend 19 Compagnies.

En addition avec le premier « The Indemnity Cy of America de Saint-Louis souscrit occasionnellement des risques avec un nouveau groupe qui vient de se fonder à Chicago appelé « The National Continental Aviation Insurance Association ». Ce groupe qui est dû à l'initiative des Compagnies National Fire et National Casualty Cy est composé de 7 compagnies.

Enfin J. Brooks B. Parker signale l'apparition d’un nouveau groupe fondé à Kansas City.

Les deux derniers groupes, écrit-il, n’ont pas encore fait sentir leur influence, mais il le feront certainement par la suite

La fin de son exposé est consacré aux dangers de la concurrence, il paraît craindre que cet emballement ne conduise les assureurs à accepter des affaires à n'importe quel prix, ce qui les conduirait non seulement à ne retirer aucun bénéfice de leurs opérations, mais encore à des pertes importantes, Bien que cette assurance soit avantageuse dit-il pour les compagnies de navigation aérienne, il ne s’ensuit pas que l'assurance aviation ait atteint un degré tel qu'elle constitue une faible part des dépenses de l’entreprise, au contraire c’est un des éléments les plus élevés et le restera jusqu'au moment ou nous contrôlerons plus sévèrement les vols, où nous ferons de meilleurs hangars, des appareils plus sûrs, des équipements en cas de chute, où nous développerons l’usage de carburants ininflammables et atteindrons le degré de sécurité qui a été cherché par le Daniel Guggenheim Fund dans ses concours de sécurité.

Les vœux exprimés par M. Brooks B. Parker sont également les nôtres et ceux de tous les assureurs.

Nous souhaitons en terminant que tous les intéressés quels qu’ils

DUPALNEN LAP L -

soient : compagnies de navigation aérienne, particuliers, propriétaires d'avion, sportmen, itechniciens, \assureurs, fonctionnaires, apportent et continuent à apporter une collaboration sincère et ininterrompue aux travaux et expériences en vue d’accroître la sécurité et l'amélioration des risques d'aviation, but que poursuit également l'assurance en même temps qu’elle procure une réparation adéquate de ces risques, ce qui lui permet de prendre sa part dans une des plus belles manifestations de la civilisation moderne.

Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de thèse, BERTHELEMY. G. RIPERT.

Page 1