‹ Les assurances au Canada [microforme]Chapitre 3 sur 32 · IT · texte numérisé non relu

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Les Compagnies d’assurances fondées en Canada et en voie d'exercice à Montréal sans parler de leurs Succursales dans les autres villes du Canada, sont les suivantes :

Montreal Insurance Company ;

Canada Life Assurance Company ;

Colonial Life Assurance Company ;

Mutual Assurance Company of the County of Montreal ; Mutual Assurance Company of the City of Montreal ;

The Mutual Fire Insurance Company of the City of Montreal ; Provincial Insurance Company of Canada ;

Les assurances qui ont établi des agences, soit étrangères, soit Canadiennes, sont :

Accidental Death Insurance Company of England ;

Alliance Insurance Company ;

Ætna Fire Insurance Company of Hartford ;

Britannia Life Insurance Company of London ;

British America Fire and Enland Marine Insurance Company of Toronto ;

Canada Life Insurance Company ;

Colonial Life Insurance Company ;

Commercial Union Insurance Company of Hartford ; Connecticut Mutual Life Insurance Company ;

Eagle Life Insurance Company of London ;

European Assurance Society Life and Guarantee ;

Glasgow Association of Underwriters ;

Hartford Fire Insurance Company of Hartford ;

Horne Fire Insurance Company of New-York ;

Imperial Fire Insurance Company ;

International Life Assurance Society of London ;

Lancashire Fire and Life Insurance Company ;

Life Association of Scotland ;

London and Lancashire Fire and Life Insurance Company ; Liverpooll and London and Globe Life Fire and Insurance Company ;

Mutual Life Insurance Company of New-York ;

National Life Insurance Company ;

North British and Mercantile Fire and Life Insurance Com-

any ; | Security Insurance Company Inland and Marine ; Phoœnix Fire, Insurance Company of London ; Queen Fire and Life Insurance Company ; Royal Fire and Life Insurance Company ; Secttish Amicable Life Assurance Society ; Scottish Provincial Insurance Company ;

Scottish Provident Life Institution ;

Star Life Insurance Company of Boston ;

Union Mutual Life Insurance Company of Boston ; Western Fire Insurance Company.

Le capital de 8100,000 ou 500,000.00 fr. éxigé par le Gouvernement Canadien pour garantie des opérations d’une Compagnie d’assurance étrangère à la province, placé à raison de 7 p. %, par stocks sur les Banques ou à 8 p. % par hypothèque, offre, disions-nous tout à l’heure, un bénéfice déjà certain pour une Compagnie Française, voici pourquoi :

Les placements en Immeubles en France ou en rentes sur l'Etat, produisent en moyenne 3 à 4 p. % d'intérêts par année, Donc, *100,000.00 ou 500,000.00 fr. ainsi placés en France produiraient de 15 à 20,000.00 fr. ou 3 à #4,000.00 par an.

Mais en Canada les capitaux placés sur des garanties pour le moins aussi bonnes qu’en France, produisent 7 à 8 p. % d'intérêts, en sorte que #100,000.00 ou 500,000.00 fr. placés au vœu de la loi, produiraient à une Compagnie qui établirait une Succursale dans cette contrée, un intérêt annuel de #7 à 88,000.00, soit de 35 fr. à 40,000.00, fr. laissant ainsi un bénéfice immédiat sur ce seul cautionnement de 20 à 25,000.00 fr.

Cette somme serait déjà presque suffisante, jointe à la remise de la Compagnie sur les primes d’assurances souscrites, pour parer aux frais d’Installation d'agence, en admettant que les premières années n’offrissent d'autre bénéfice que cette différence d'intérêt, ce qui est loin de notre pensée.

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L’Angleterre est la nation qui a le plus encouragé, tant dans son propre royaume, que dans ses possessions coloniales le système des assurances ; il n’est pas une colonie Anglaise qui ne possède une agence des assurances établies à Londres, à Liverpool, à Dublin, en Ecosse ou dans toute autre ville de la Grande-Bretagne, jouis-

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sant de quelque importance, mais il est peu de contrées que l’Angleterre ait exploitée à de plus dures conditions que le Canada.

Comprenant parfaitement la situation, les Compagnies ont su en profiter largement, et voyant que les frais d'établissement de leurs agences étaient en partie couverts par la seule différence de l’intérêt produit par le cautionnement de #100,000.00, garanti par l'Etat, elles n’ont pas reculé devant la possibilité d’une concurrence ou d'une compétition que, d’après nos prévisions, pas une Compag: ‘: Anglaise ne soutiendrait avec avantage contre une Compagnie Fra. caise pui viendrait s'établir au Canada avec des précédents honorables et sérieux, sous le patrônage d'hommes dont les noms seuls seraient certainement pour tous les Canadiens-Français du Bas ct du Haut-Canada, et plus tard de la Confédération de l'Amérique Britannique du Nord un signe d'alliance et de ralliement.

Nous disons que l'Angleterre a exploité les assurances au Canada à des conditions dures et onéreuses pour les assurés, et il sera facile de le démontrer par le tarif qu'ont suivi constamment les Compagnies et dont les prix sont tellement exagérés, que non seulement la concurrence est facile, mais encore impérieusement réclamée par le commerce et l’industrie, pressurés depuis si longtemps. Un article qui traîtera plus bas cette question de Tarif fera bien mieux ressortir notre pensée et la justice de notre réclamation.

La concurrence entre les Compagnies établies en France offre de bien autres difficultés à surmonter. Cela tient à plusieurs causes. D'abord à l'ancienneté de la Compagnie, à sa réputation plus ou moins connue de libéralité et de garanties de solidité, ensuite et sur tout, à la longueur de la durée des assurances souscrites.

Ainsi, en France la moyenne des assurances souscrites est de 5,

7, 9, 10 ans et plus, rarement moins, mais le plus souvent davan,

tage. De telle sorte que, lorsqu'une nouvelle Compagnie vient à se D D fonder, elle est obligée de faire des sacrifices immenses, soit sur la

remise aux agents pour les encourager à rechercher des assurances-

soit sur les primes mêmes, ct encore réussit-elle difficilement par la

raison qu’elle est le plus souvent obligée d’attendre pour recueillir

des risques que les polices d'assurances souscrites par d’autres Com- \F pagnies soient expirées ou sur le point de l’être. Et pendant ce «

temps elle perd en démarches coûteuses et inutiles 1, 2, 8, 4, ans à attendre une clientelle qui se défie d’autant plus de ses

offres que ses sacrifices sont plus grands et que les démarches de ses agents sont plus assidues. Et cette clientelle qui n’a, en définitive, aucun motif de changements, puisqu'elle a toujours eu à se louer de la Compagnie avec laquelle elle se trouvait en rapports depuis longues années, reste souvent assurée, malgré de nombreuses promesses à la même Compagnie pour une nouvelle période de 5, 7, 9, ou 10 ans, soit en renouvelant la police expirée, soit en acceptant les conditions de certaines Compagnies, c’est-à-dire un nouveau bail de tavite reconduction.

Ici, au contraire, les assurances sont faites et souscrites pour une année où même 6 mois, parfois moins, jamais pour plus longtemps.

Il sera donc toujours facile à une Compagnie qui aura des agents actifs, laborieux, intelligents, bien posés dans le monde commercial et dans la société, de lutter avantageusement et d'exercer sans peine une concurrence d'autant plus facile que les assurés ne sont jamais liés par un engagement de longue durée.

Nous disons done qu’une Compagnie Française connue par son honorabilité et par sa solvabilité, par la libéralité de ses transactions, que cette Compagnie exerce les assurances soit contre l'incendie, seulement soit sur la vie, soit contre les risques maritimes, qui fonderait une Succursale au Canada devrait d'abord s’entourer d’un conseil de censeurs, de directeurs, d'agents et d'employés dignes en tout point de la considération publique.

À cet égard, après nous être assurés de leur concours, nous avons la satisfaction de pouvoir inscrire les noms qui suivent, comme devant faire partie d’un conseil de référenze sous le patrônage duquel s’exerceraient les opérations de la Conpagnie. Ce sont—

Messieurs :

JEAN LOUIS BEAUDRY, maire de Montréal,

HENRY STARNES, caissier de la Banque Ontario, ancien maire de Montréul, B. H. LEMOINE, cuissier de la Banque du Peuple,

L. POMINVILLE 3, uvocut, de lu société Cartier, Pominville et Dé,

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