‹ Les Assurances Sociales en PologneChapitre 12 sur 84 · LEGISLATION SOCIALE DES TERRITOIRES LIBÉRES DE L'OCCUPATION ETRANGERE · texte numérisé non relu

LEGISLATION SOCIALE DES TERRITOIRES LIBÉRES DE L'OCCUPATION ETRANGERE

La Pologne d'aujourd'hui n'est qu'une partie du très grand Etat constitué sous la dynastie des Piasts et des Jagellons et qui s’étendait dans des régions diverses, de la Mer Baltique à la Mer Noire, de l'Elbe au Dniepr.

Cet Etat devait son développement aux ellorts des peuples Slaves, surtout occidentaux, et Lettons, pour se garantir contre l'invasion du germanisme victorieux . qui graduellement s'emparait de l'embouchure de l'Elbe, de l'Oder, de la Vistule, du Niémen, de la Dwina et s’avançait avec violence vers les sources de ces rivières. Sous la pression des Allemands, des Turcs et des Tatares, cette grande Pologne a perdu au cours des siècles d'énormes territoires sur lesquels s’étendit la puissance des Hohenzollern, des Habsburg et des Holstein Gottorp, Romanow.

Ces trois puissances achevèrent en 1799, les partages de la Pologne. Ce n'est que le glaive des nations allées, conduites par le Maréchal Foch, qui a donné

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aux Polonais, le moyen de couronner de succès leurs efforts séculaires vers l'indépendance, de reconstituer leur propre patrie.

Cette libération nationale n'était pourtant que la première étape du travail de restauration : car les tronçon de l'ancienne Pologne rassemblés, différaient pour la législation comme pour l'organisation administrative sociale et économique. La différence était surtout sensible en matière d'assistance sociale et d'assurances.

C’est sur l’ancien territoire allemand, que la législation en ce domaine, était le plus avancée. Dans la partie occupée par l'Autriche, elle était moins développée et complètement inexistante dans la région conquise par la Russie.

La législation sociale en Allemagne, me procédait pas du tout de l'idée de progrès, n1 de considérations humanitaires ; elle visait tout simplement à mettre en échec les partis socialistes révolutionnaires. Au terrorisme de Bismarck avaient répondu les attentats de Hedel et de Nobiling, dirigés contre la vie de Guillaume 1%. Lorsqu'après de sévères mesures de représailles, les électeurs allemands eurent réagi en doublant le nombre de voix et de députés social-démocrates, le Gouvernement Impérial comprit que ce n'était pas par des mesures d'exception, par l’emprisonnement, par l'expulsion du pays des propres citoyens, qu'il arriverait à étoulfer les aspirations révolutionnaires qui avaient gagné les diverses classes de la population.

Cet état d'esprit s'exprime clairement dans les décrets impériaux de 1887.

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