PE RE
le bacille de Koch. Les Etats-Unis nous donnent là une leçon sur laquelle nous aurons à nous étendre plus tard, mais que nous tenions à noter dès maintenant.
Cette législation, d’ailleurs, a pour contre-partie l’obligation pour les Etats d’assurer le dépistage et le traitement des tuberculeux.
Tout comté dont la population dépasse 35.000 habitants doit avoir un hôpital spécial pour tuberculeux, comprenant un nombre de lits égal au nombre de morts par tuberculose dans le comté dans l’année. Au-dessous d’une population de 35.000, deux comtés peuvent s’entendre pour avoir un hôpital commun.
Chaque agglomération de 10.000 habitants doit avoir un dispensaire antituberculeux.
Quant à l'Etat, son rôle comporte le soin de faire appliquer les mesures législatives, de créer et d’entretenir, d'accord avec l’Association locale contre la Tuberculose, les organismes de propagande. Il assure encore l’inspection sanitaire des écoles et le fonctionnement de préventoriums et de sanatoriums d'Etat.
Aussi l'armement antituberculeux américain est-il dense. Pour une population de 108 millions d'habitants en 1927, avec une mortalité tuberculeuse de 87,567, soit un taux de 8,08 pour 10.000, on comptait en cette même année, 680 dispensaires permanents, non compris les équipes volantes et les services de consultation des hôpitaux ; 608 établissements pour tuberculeux comprenant préventoriums, sanatoriums et services hospitaliers spéciaux avec 72.725 lits. Les Etats-Unis sont donc sur le point de réaliser cet objectif de tous les Etats civilisés : posséder autant de lits pour tuberculeux qu’il v a de décès par tuberculose sur le territoire.
NA ee