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LA PROTECTION DE L'ENFANCE

C’est dans le même esprit utilitaire que la protection de l’enfance a été organisée avec un soin tout particulier. Les préventoriums, les colonies d’enfants, les écoles de forêts ne se comptent plus. Par contre, il n'existe pas à notre connaissance, de placement familial. type Léon BERNARD, pour nourrissons, ou (GRANCHER, pour la deuxième enfance.

Le dépistage est fait en liaison avec l'inspection médicale des écoles, partout pratiquée dans le. Reich. C’est à Cologne, que nous avons observé Peffort le plus systématique, en faveur d’un dépistage précoce de la tuberculose chez les écoliers.

Dans cette ville, tous les enfants des écoles sont

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examinés au moins une fois par an, par les médecins municipaux. Ceux-ei recherchent systématiquement les cas de tuberculose, grâce à la réaction à la tuberculine. Lorsque celle-ci est positive, l'enfant est envoyé au dispensaire antituberculeux, où il est soigneusement examiné et radiographié, cependant qu’une infirmièrevisiteuse fait une enquête à domicile. Ainsi, presque toutes les familles de tuberculeux sont connues à Cologne, et la lutte contre ce fléau en est grandement facilitée. Si l'enfant a besoin de soins, les frais sont supportés par l’Union des Caisses-maladie de Cologne et, éventuellement, par l’Institut d’Assurance-invalidité de la Province rhénane.

Les enfants débiles sont envoyés préventivement au bord de la mer ou à la campagne, pendant six à huit semaines. Le dixième au moins de la population scolaire de Cologne est ainsi envoyé gratuitement chaque année ; les dépenses étant mi-partie à la charge de la ville, mipartie à la charge des caisses.

A titre prophylactique encore, la municipalité a organisé des repas gratuits, servis dans les écoles : l’Union des Caisses-maladie de Cologne subventionne largement cette œuvre.

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