LES RÉSULTATS
__ Telle est l’organisation antituberculeuse allemande. Fruit d'efforts répétés et de recherches incessantes, cette organisation complexe, massive, a rendu de précieux services, mais elle a nécessité des dépenses considérables. Les budgets du Reich, des Etats, des villes, des organes d’Assurance, des œuvres privées, ont participé à la tâche commune. Les résultats légitiment-
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ils de telles dépenses ? Une rapide étude des taux de mortalité par tuberculose va nous en convaincre.
Voici les chiffres officiels de mortalité par tuberculose (toutes formes), dans les villes allemandes de plus de 15.060 habitants :
En 1914, mortalité par tuberculose, 16,1 pour 10.000 habitants
En 1915, — — — 19722 En 1916, — — == 18,8 En 1917, — LE = 26,4 En 1918, — — — 30,0 En 1919, en — == 20,4 — — — En 1920, == = = 18/0 — => En 1921, — — === SN — = =— En 1922, == == LOMREE === En 1923, — == — 17,8 En 1924, — = — Lo == — En 1925, — — — 10,9 En 1926, — — — Ju — — En 1927, — — — OA — — En 1928, — — — M == =
Cette statistique appelle quelques commentaires. Elle traduit, en premier lieu, l’incontestable rôle des facteurs économiques sur la mortalité par tuberculose : la très forte mortalité des dernières années de la guerre s'explique, en effet, par l'influence de la famine et de la misère ; influence qui réapparaît en 1922 et 1923, années d'inflation et de crise économique.
Mais cette statistique montre encore la rapidité de la diminution de ce taux de mortalité par tuberculose, telle qu’en quatre ans, cette mortalité a diminué de plus de 50 %, et que l'Allemagne, classée jusqu'alors parmi les nations à mortalité par tuberculose moyenne, passe désormais dans la catégorie des nations à faible mortalité par tuberculose.
Pour arriver à de tels résultats, il a fallu, afin d’éviter la dissémination du bacille, isoler les contagieux et repérer précocement les cas nouveaux. Car, si les tuber-
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culeux de guerre ont, pour la plupart, disparu au cours des années 1917, 1918, 1919 et 1920, ils n’en constituaient alors pas moins des sources de contagion, contre lesquelles il fallait se protéger. L’effort sanitaire allemand y est en partie arrivé, et il est à croire que ses méthodes ont été plus efficaces que les méthodes françaises, puisque la mortalité par tuberculose, en 1926, était de 9,8 en Allemagne, alors qu’elle atteignait encore 17,23 en France. De là à émettre l'hypothèse que le système sanitaire allemand est supérieur au système français, il n’y a qu’un pas. Et lorsqu'on sait la part prépondérante des institutions d’assurances sociales dans le cadre général de l’organisation sanitaire allemande, on est tout naturellement amené à conclure que les Assurances Sociales constituent une arme précieuse pour lutter contre les fléaux sociaux.