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LE ROLE DES ASSURANCES SOCIALES

Insistons seulement sur deux points particuliers. Tout d’abord, il nous semble qu’il y a lieu de faire justice de cette théorie, d’après laquelle l'assistance serait d’un rendement supérieur à l’assurance. On oublie trop que les Assurances s’adressent à une population privée de ressources et, que le fait d'envoyer le chef de famille à l’hôpital et de le soigner gratuitement, ne protège pas les siens de la misère.

Les caisses d'assurances allouent, aux malades, des allocations proportionnelles aux charges familiales, et qui, en Allemagne, peuvent, dans certains cas, atteindre près des deux-tiers du salaire moyen. Ainsi est évitée la misère au foyer familial ; ainsi les malades acceptent plus facilement l’hospitalisation ou l’envoi en sanato-

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rium, car ils savent qu'ils laissent les leurs à l’abri du besoin.

D'autre part, le système des Assurances Sociales, en instituant des examens apparemment gratuits pour les assurés, invite ainsi ceux-ci à venir plus souvent consulter le médecin. Bien qu’il y ait, de ce fait, d’incontestables abus, les avantages sont cependant réels. Car, cependant que dans un pays où les assurances sociales ne fonctionnent pas, le médecin est souvent appelé trop tard au chevet du patient, l’assuré, lui, est examiné précocement et traité dès le début de son affection.

Cette généralisation d’un prompt traitement, surtout en ce qui concerne des maladies comme la tuberculose, constitue encore un des meilleurs movens de lutte mis entre les mains des médecins.

Par ailleurs, le Code des Assurances Sociales allemand contient, fort judicieusement, un article qui stipule que les ressources des caisses d’assurances peuvent être affectées à la prophylaxie des malades, « soit dans des cas spéciaux, soit dans l'intérêt général de la population. »

On voit la portée de cette disposition. Les caisses allemandes, très prospères, n’ont pas manqué d’user de cette possibilité, et subventionnent ainsi des œuvres fort diverses, municipales ou privées, apportant, par là même, un appui très important à l’organisation d'hygiène publique.

En ce qui concerne la lutte antituberculeuse, cet appui a toujours été très large et, par l’intermédiaire de ces accords volontaires et des Unions antituberculeuses locales dont nous avons déjà parlé, elles versent d’importantes subventions pour la construction ou l’entretien de dispensaires, d’hôpitaux et de sanatoriums.

Les caisses d’assurances collaborent donc activement,

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