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RAPPORTS AVEC LES MÉDECINS DE CAISSES

Les dispensaires alsaciens, sous l’égide de la puissante Association Alsacienne-Lorraine contre la Tuberculose,

et

ont fixé les rapports déantologiques qui peuvent et doivent donner toute satisfaction au corps médical.

Voici, à titre d'exemple, quelques articles de la convention claborée en 1925, par la Fédération des Syndicats Médicaux d’Alsace et l'Association Alsacienne et Lorraine contre la Tuberculose.

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b) Aucun traitement médical n’est effectué au dispensaire, sauf le cas de réinsufflation de pneumothorax expressément demandée par le médecin traitant habituel et seulement dans les dispensaires, dont la liste sera établie, d'accord entre l’association et la fédération...

Article 4. — Le médecin-chef (du dispensaire) doit

a) assurer la collaboration entre les médecins praticiens, déterminer avec eux ou avec les délégués du syndicat, les conditions dans lesquelles lexamen des malades ou des personnes de l'entourage de ceux-ci peut être fait, par lui ; etc...

L'article 5 définit le rôle du médecin traitant. Celui-ci doit faire œuvre, non seulement de thérapeute, mais encore d’hygiéniste et orienter, chaque fois qu’il le peut vers les dispensaires, les sujets suspects.

Article 9. — Le dispensaire est administré par un conseil, dans lequel est représenté notamment le svndi- ‘at médical de la région, et dont fait partie d'office, le médecin-chef du dispensaire.

Article 11. —— Le médecin-chef est nommé par le bureau de l'Association Alsacienne et Lorraine contre la

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Tuberculose, après accord avec le Comité local, sur une liste proposée par la Fédération des Syndicats Médicaux.

Enfin, il est spécifié dans les annexes, que le dispensaire n’est ouvert, en principe, qu'aux malades et aux personnes de l’entourage adressées par un médecin de la circonscription.

Les positions respectives étant ainsi bien définies, il paraissait tout naturel que les praticiens usassent largement des dispensaires. [-semble qu’il est loin d’en être toujours ainsi, et que le rôle véritable du dispensaire est souvent perdu de vue, soit parce que les caisses opposent quelque résistance à faire pratiquer en grand nombre des examens radiologiques et bacilloscopiques ; soit parce que les médecins veulent ignorer lexistence du dispensaire, soit enfin parce qu’ils considèrent le dispensaire uniquement comme un centre radiologique, mis à leur disposition. Si bien que de nombreux médecins de caisses rédigeaient directement les demandes d'envoi en sanatorium, en se basant sur des examens incomplets et sans demander l'avis du dispensaire. Une statistique du Docteur ÊBER, du sanatorium d’Aubure, datant de 1925 et portant sur 122 cas, montre que 49,7 % des assurés reçus au sanatorium n'étaient pas tuberculeux, et par conséquent, non justiciables d’un traitement sanatorial. On voit sans peine les abus et les dépenses engendrées par un tel système.

La situation s’est d’ailleurs beaucoup améliorée ; et . la sélection, beaucoup plus sévère, ne laisse actuellement entrer que bien rarement des non-tubereuleux dans les sanatoriums des Caisses.

Mais, il ressort de cet exposé de la situation alsacienne, que le dispensaire est un rouage indispensable mis à la disposition des caisses, et que c’est lui qui doit

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faire le triage des malades, en vue du placement dans les stations de cures de diverses catégories.

Done, pour en revenir à notre assuré, chez lequel la tuberculose a été décelée par le médecin de caisse, puis confirmée par le dispensaire, deux voies se présentent désormais : ou bien être traité à domicile ou à l’hôpital, aux frais de l’assurance-maladie ; ou bien être. envoyé en sanatorium, par l’Institut d’Assurances-Invalidité.

Dans le premier cas, l’assuré malade a droit à lassistance médicale, à partir du début de la maladie : soins, médicaments, appareils. Il touche, en outre, une indemnité de maladie, s’élevant à la moitié du salaire moyen. En cas d’hospitalisation, le paiement de tous les frais est assuré par la Caisse.

Les prestations obligatoires fixent à six mois la durée de l’assistance médicale et de l'indemnité. Mais de nombreuses caisses alsaciennes, vu leur prospérité, font bénéficier leurs assurés des prestations facultatives prévues par Ja loi

— extension Jusqu'à un an du secours de maladie ;

— assistance aux convalescents pendant une année, a dater de l’expiration du secours de maladie ;

— faculté de porter les indemnités de maladie aux trois-quarts du salaire moyen ;

— possibilité, en cas d’hospitalisation de l'assuré, de verser à la famille des secours pécuniaires, pouvant être aussi élevés que l’indemnité de maladie.

Grâce à l’assurance-maladie, le sort du tuberculeux est donc réglé pour un an, soit par traitement à domicile (pneumothorax ambulatoire fait au dispensaire, par exemple), ou par traitement à l'hôpital, dans une salle de tuberculeux d’un hôpital général, ou dans un hôpitalsanatorium, tel celui de la Robertsau, près de Strasbourg.

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