ARMEMENT DE L'INSTITUT
L'Institut possède quatre sanatoriums : le grand sanatorium d’Aubure, qui contient 180 lits de femmes : et 40 lits d'enfants ; le sanatorium de Saales, avec 150 lits pour hommes ; le sanatorium de convalescence de Schirmeck (150 lits) pour hommes convalescents et tuberculeux fermés ; enfin le sanatorium de convalescence de Charleville, pour femmes, avec 100 lits. Nous avons eu, lors d’un voyage en Alsace, l’occasion de visiter le grand sanatorium d’Aubure, où nous reçûmes le meilleur accueil du médecin-chef, le Docteur GOoEHRS. Situé à 800 mètres d’altitude, près de Ribeauvillé, sur un contrefort des Vosges, d’où il domine la plaine d'Alsace, ce superbe établissement est construit selon les principes les plus modernes, et comporte le maximum de confort que l’on puisse souhaiter pour un sanatorium populaire. Quant à l'installation technique, elle comprend la radiographie et permet la collapsothérapie et la physiothérapie. Pour avoir su réaliser cette belle œuvre, il faut rendre hommage à l’Institut d’Assurances-
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Inmvalidité et à la politique éclairée de ses dirigeants, au premier rang desquels se place son actif Président, M. WACKENTHALER, que nous tenons à remercier ici, pour la bienveillance avec laquelle il nous aida dans nos recherches.
L’effort accompli par l’Institut est considérable nombre de jours d’hospitalisation et dépenses croissent régulièrement chaque année. En 1920, il y eut 60.531 journées d’hospitalisation, avec une dépense totale de 1.469.560 francs. En 1927, on compte 176.057 journées d’hospitalisation, avec 6.419.626 francs de dépense totale. Cette même année, entrèrent dans les établissements de cure de l’Institut, 180 adultes et 40 enfants, contre une moyenne de 80 malades seulement, avant guerre.
La durée de la cure est fixée par le médecin-chef du sanatorium ; elle dépend des possibilités budgétaires et du nombre des demandes à satisfaire. La durée moyenne est, actuellement, de quatre mois. Une nouvelle cure est, en général, accordée l’année suivante, si la première a été suivie d’une nette amélioration. Malgré la possibilité de la répétition des cures, il est incontestable que la durée du séjour en sanatorium est, en général, trop brève pour amener une stabilisation définitive. Il y a là, un problème que l’Institut d’Assurances n’a pu encore résoudre parfaitement, faute de subsides. Mais il est à souhaiter qu’une sélection plus sévère, et l’ouverture de sanatoriums-hôpitaux, permettent aux assurés, ainsi mieux choisis, un séjour plus long en sanatorium.
Il nous paraît, d’äilleurs, que limiter l’effort financier des organismes d’Assurances à la récupération rapide de la capacité de travail, est un point de vue trop étroit, qui risque d’abandonner des tuberculeux plus ou moins améliorables. Il ne faut pas oublier que la lutte antituberculeuse comprend, non seulement la guérison des
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malades, et l’on sait trop à quels déboires on court à se fixer à cette stricte indication, mais encore à l’isolement des contagieux. Or, l’Institut se préoccupe peu de ce côté de la question. Ne lui reprochons pas : ce n’est pas là son rôle, tel qu’il est légalement défini.
Son effort remarquable s’est développé aussi largement que possible, dans le cadre de la loi. Il n’englobe pas toutes les possibilités de la lutte antituberculeuse, parce qu’il ne le peut pas, et n’a pas à le faire : ce n’est pas une raison pour proclamer la faillite des Assurances Sociales. Mais cela suffit à faire reconnaître par tous les esprits sincères, que les Assurances Sociales, si elles apportent à la lutte contre la Tuberculose un large et incontestable appui, ne sont pas cependant une panacée universelle, et qu’elles ne limitent en rien l'initiative privée et celles des communes, des départements et de l'Etat.
Et cependant, si l'Assurance est jusqu’à présent impuissante à résoudre complètement le problème de l'assistance aux tuberculeux, au cours de toute sa maladie, nous devons à la justice de dire, que la question de lassistance post-sanatoriale n’a pas échappé au Comité directeur de l’Institut d’Assurances-Invalidité. Aucune solution définitive n’a encore été adoptée. Néanmoins, la participation à la construction de maisons saines (type du placement social pour les caisses), la publication de brochures renseignant les malades sur les professions qui leur seraient les plus favorables à leur sortie du sanatorium, indique, et nous en avons reçu l’assurance verbalement, que cette délicate question est au premier rang des préoccupations des dirigeants de l’Institut.
Enfin, lorsque le tuberculeux incurable ne peut bénéficier des avantages de la cure sanatoriale, en raison de