ROUE
l’état avancé de ses lésions, et, lorsqu'il a épuisé toutes les prestations de l’Assurance-maladie, il a droit à une rente d'invalidité. Cette rente est malheureusement trop faible : en moyenne, elle atteint à peine mille francs par an. Et il est certain que ce secours, pour intéressant qu’il soit, ne permet pas au malade d’assurer ses besoins et ceux de sa famiile, et de prendre à sa charge les frais de médecin et de médicaments. Cette pénible situation n’a pas échappé à l’Institut d’Assurances-Invalidité, qui essaie d’y pallier en partie, en continuant à faire bénéficier gratuitement ces invalides du traitement par le pneumothorax, et en accordant une nouvelle cure sanatoriale, si quelque amélioration est possible.
Ainsi, malgré les lacunes que nous avons signalées, lits de sanatorium en nombre insuffisant, ce qui abrège la durée des cures, taux de rente trop minime en cas d'invalidité définitive, l’armement alsacien prévoit l'assistance du tuberculeux à tous les stades de la maladie. Et l'effort immense fourni, tant par les caisses d’assurances-maladie et l’Institut d’Assurances-Invalidité, que par l’Association Alsacienne-Lorraine contre la Tuberculose, avec l’appui des départements et des communes, n’est sans doute pas inutile, puisque l’état sanitaire est, dans nos départements du Rhin, nettement plus favorable que pour le reste de la France ; dès 1926, la mortalité par tuberculose y était en effet de 14, contre 17,23 pour l’ensemble de notre pays.