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CHAPITRE PREMIER

L’Armement Antituberculeux Français

Il n’y a pas bien longtemps que l’on s’est préoccupé, en France, de lutte antituberculeuse. Mais notre pays, surtout agricole, a vu depuis la guerre son armement antituberculeux prendre une extension considérable, et combler, en grande partie, le retard qu’elle avait sur les grandes nations européennes et les Etats-Unis d’Amérique.

Avant la guerre, on assista bien à l’ouverture de quelques sanatoriums (Hauteville, Durtol), presque toujours privés ; c’est en France aussi, que fut créé le premier dispensaire du type courant, à Lille, en 1907, et ces quelques œuvres fragmentaires, à action limitée, étaient unies par un lien assez fragile, l'Association Centrale Française contre la Tuberculose, cependant qu’au Ministère de l’Intérieur, une Commission Permanente de Préservation contre la Tuberculose publiait, dans l’indifférence générale, quelques rapports cependant fort documentés. Enfin, pour être complet, signalons que certains services hospitaliers, surtout à Paris, avaient été réservés aux seuls tuberculeux.

Et, cependant que la lutte antituberculeuse était déjà organisée sur des bases rationnelles dans nombre de pays voisins, il faut reconnaître qu’en France, et malgré l'effort méritoire de quelques précurseurs, Léon BourGEois, Paul “SrrAUSs, BROUARDEL, LANDOUZY, GRANCHER, l’opinion restait sourde et le pouvoir inerte.

Le guerre survint. Dès les premiers mois, les conseils de revision, les centres de réforme furent envahis par des tuberculeux. L'examen systématique de tout l'élément masculin adulte de la nation, permit de mesu-

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