‹ Les Assurances Sociales et la Lutte AntituberculeuseChapitre 44 sur 83 · LP · texte numérisé non relu

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rer l'étendue du fléau et incita le gouvernement à prendre des mesures d'urgence.

On se rendit compte surtout du danger qu’il y avait à renvoyer dans leurs foyers, des tuberculeux contagieux sans conseils et sans aide ; aussi, la Chambre des Députés adoptait-elle, le 18 avril 1915, une résolution invitant ‘le gouvernement à assurer le traitement des tuberculeux réformés. |

Ainsi furent créés les comités d’assistance aux anciens militaires tuberculeux, groupés en un Comité national, présidé par Léon BourGEois. Les comités locaux ouvrirent et subventionnèrent des stations sanitaires, où furent envoyés des militaires réformés pour tuberculose, en vue d’y recevoir les premiers soins et l'éducation hygiénique destinée à les rendre moins dangereux, à leur retour au foyer familial.

Entre temps, sous l’empire des nécessités, et à la faveur du mouvement d’opinion créé, étaient votées la loi du 15 avril 1916 sur les dispensaires antituberculeux, dite loi Léon BourGEoïs, et un peu plus tard, la loi du 7 septembre 1919 sur les sanatoriums, dite loi HONNoORAT, ces deux lois constituant encore aujourd’hui toute la législation antituberculeuse française.

Enfin, dès 1917, la mission Rockefeller apporta un appui généreux et expérimenté, qui contribua, pour une large part, au rapide développement de nos œuvres antituberculeuses.

Après la cessation des hostilités, la transformation de l’œuvre de guerre en une organisation définitive, applicable à l’ensemble des populations, se fit aisément. Le 4 août 1919, le Comité national d’assistance aux anciens militaires tuberculeux, prit nom de Comité National de Défense contre la Tuberculose ; les comités départementaux subirent, de leur côté, la même transformation.

Ces organismes ont joué un rôle de plus en plus considérable et sont à la base de tout l'armement antituberculeux français, aussi, allons-nous les étudier tout d’abord.

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