LE COMITÉ NATIONAL
Le Comité National de Défense contre la Tuberculose est un organisme officieux qui, pratiquement, préside à la lutte antituberculeuse dans notre pays.
Son but n’est pas de créer ni de diriger les diverses œuvres antituberculeuses, mais de favoriser, sur toute l'étendue du territoire, leur création et leur fonctionnement, en coordonnant les efforts locaux et en accordant des subventions, selon ses disponibilités.
Il est administre par un Conseil d'administration de quarante membres, désignés par l’Assemblée générale, et de représentants, élus à raison de un par département, par le conseil d'administration de chaque comité départemental. Un Conseil de direction de 25 membres est composé de personnalités choisies pour leur haute fonction ou leur particulière compétence en matière de tuberculose.
Son siège est à Paris, 66, Boulevard Saint-Michel, dans un immeuble qui lui appartient, et où sont groupés ses divers services, à la tête desquels est placé un directeur général. Ces services comprennent un service technique, un service de propagande, un service de statistique et une école d’infirmières.
Le service technique est appelé à fournir des avis autorisés aux Comités départementaux ou aux organismes divers qui en font la demande. Les délégués techniques, accrédités par le Ministre de l’'Hygiène, peuvent
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ainsi se rendre dans les départements, pour résoudre des difficultés d’organisation, procéder à l’inspection des dispensaires, donner des conseils sur l’utilisation d’établissements comme préventoriums ou sanatoriums, proposer enfin, pour des organismes nouveaux, des statuts et réglements conformes à la législation actuelle.
En un mot, le Comité National n’a aucun pouvoir propre, il met simplement sa compétence au service de ceux qui font appel à lui. Il ne peut qu’émettre des vœux, soumettre des propositions, souhaiter des réformes. Sa position officieuse le met en contact permanent avec le Ministère de l’Hygiène et les Pouvoirs Publics. C’est donc un organe de liaison entre pouvoirs publics centraux ou départementaux, œuvres privées, syndicats médicaux et tous autres organismes intéressés à la lutte antituberculeuse. Tout en respectant l’autonomie de ces diverses organisations, le Comité National constitue l'élément central qui détermine l’application d’un plan unique et rationnel de lutte antituberculeuse.