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sés. Si l’on accorde aux premiers une vacation médicale et pharmaceutique de 20 fr. par semaine, on obtient une dépense annuelle de 100 millions. Les frais d’hospitalisation des autres s’élèveront à 400 millions ; soit une dépense annuelle de 500 millions.
Or, certain rapporteur de la loi évaluait à 566 millions la dépense annuelle totale pour frais médico-pharmaceutique. D’après les calculs de BRIAU, il y aurait donc 500 millions pour les tuberculeux, et 66 millions pour toutes les autres maladies. On voit sans peine le résultat paradoxal d’une pareille investigation.
Et cependant, tenues par la loi à s'occuper des tuberculeux invalides ; tenues, dans leur propre intérêt, à limiter autant que possible les rechutes des tuberculeux stabilisés, les caisses d’assurances doivent s’inquiéter de la façon d’obtenir ces résultats dans Îles conditions les plus économiques et les plus satisfaisantes.
Faillite de la loi sur les Pensionnés de guerre. — Il faut en particulier éviter de retomber dans les erreurs de la loi sur les pensionnés de guerre. Certes, on ne saurait trop souligner tout ce qu’on doit aux victimes de la guerre. Mais il est incontestable que la loi a fait faillite et qu’elle n’a nullement rempli le but que se proposait le législateur.
Tous les médecins de dispensaire connaissent de ces réformés à 100 % pour tuberculose pulmonaire, qui atteints de phtisie fibreuse à évolution traînante, survi- ‘vent pendant des années avec un état général relativement conservé, et qui, complètement désœuvrés, passent le plus clair de leur temps au cabaret. On peut évaluer que plus de la moitié de ces réformés sont devenus en outre des alcooliques, et que presque tous, bacillaires et ne prenant aucune précaution même élémentaire, cons-
tituent des foyers de contagion permanents. En résumé,
cette loi est extrêmement coûteuse et d’un rendement social parfaitement nul.
Et il y a un danger extrême à voir se généraliser, du fait des Assurances Sociales, des mesures aussi dispendieuses qu’inopérantes. Il faut, par contre, recommander aux caisses une politique sanitaire à la fois efficace et économique, dont nous allons essayer de dégager les principes.
La question des œuvres post-sanatoriales a été déjà l’objet de travaux nombreux et de tentatives plus ou moins heureuses.