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CHAPITRE IV

La Préservation de l'Enfance

Nous avons tenu, dans un chapitre séparé, à réserver quelques considérations sur la préservation de l’enfance contre la tuberculose.

Il est scientifiquement établi, aujourd’hui, que c’est surtout durant l’enfance que s'exerce la contagion tuberculeuse et que dans nos milieux de vieille civilisation, imprégnés depuis longtemps par le bacille de Koch, c’est presque exclusivement pendant les premières années de la vie que se produit la primo-infection tuberculeuse ; les évolutions ultérieures n’étant en réalité, le plus souvent, que des réveils de cette primo-infection, des réinfections endogènes.

C’est donc durant l’enfance que doivent surtout être prises des mesures de prophylaxie et qu’un armement tuberculeux bien compris doit agir avec vigueur et logique.

Les organismes d’Assurances sociales auront à s’inspirer de ces quelques remarques préliminaires pour s’attacher au problème de la prévention de la tuberculose chez l'enfant. Là, encore, une sage politique les conduira sans doute à faire plus de prophylaxie que de thérapeutique, la première étant moins coûteuse et plus efficace que la seconde, et à dresser autour des enfants des assurés, toute une série de mesures protectrices.

Pour cela, elles n’auront qu’à s'inspirer, comme lont déjà fait les œuvres privées qui se sont attachées à cette question, des conditions mêmes ‘de la contamination tuberculeuse.

Ces conditions, définies par les lois de Léon BERNARD et DEBRÉ, tiennent compte de l’âge de l’enfant, de la durée

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du contact, de la quantité des bacilles infectants, et nécessitent naturellement la suppression de ces contacts, puisqu’eux seuls sont pratiquement responsables de la transmission de la tuberculose.

Donc, les caisses, en cas de tuberculose au foyer familial, auront à assurer, ou bien l'isolement de l'enfant du foyer contaminé, ou bien l’isolement du malade. Elles pourront enfin favoriser la mise en œuvre de procédés de prévention spécifique, tels que le vaccin B. C. G.

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