I.B» A-tniBS COSSÉQUBHS
>i ma violente palpitation de oœur , que j'en pera dois la respiration ; j'entrevi^ois confirment u que toutes ces marques d'une conûaQce intimé » m'annonçoienl qu'elle alloit reniettre son sort •> entre nies mains; mon oi^ueil s'eialtoit avec •> me» espérances. Cette femme si pure, ai pru- ■> dente, me disois-)e, oonnoît ma pa^on, et
• j'ai pu l'amener à me donner un reudez-yout
> secret et tête à tête! ^h! pour cette fois, je ■> saurai profiter d'une occasion qui ne se re- « trouvera plus! Oui, isoit de gré, soit de force...
Telles étoient mes pensées, lorsque nous ar-
1 rivâmes à une petite porte fermée. Mon guide " tire la clef de sa podie, frappe doucement, 1 et mon trouble augmente en entendant noaiv " cher légèrement , et en reconnoîssant le pas "• d'Adeline ; c'étoit elle en effet. Le valet de
• chambre ouvre la porte et la referme sur nous. J'avance, je regarde où je suis; cet ap*
• parlement m'étoit incisnnu : c'étoii son ora-
> toire. Je me rappelle aussîtât son jardin de
• Fontenay : mon imagînatioti , non-seulemçnt « refroidie, mais glacée, ne me représente plus i> que des scènes d'humiliation. Vous m'avez' » annoncé, dit Âdeline, que votre confidence i> me percerait le cœur; pour vous entendre avec » courage , l'ai voulu vous recevoir ici , où tout
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264 l'Es ATHÉES C0HSÈQUEN3.
» me rappellera et m'offrira de sublimes conso- » lations. En disant ces paroles , elle me tourna » le dos pour se mettre h genoux sur un prie- » dieu, place au-dessous d'un beau tableau re- » présentant une descente de croix. Tandù que - » cet auge prioit , toutes les fureurs et tous les » tourmens de l'enfer entroient h ].i fois dans » moii cœur ! Je vis qu'Adeline seule , sans • conseils , sans artifice , et dans la situation la » plus importante et la plus critique de sa vie, u étoit cependant invinciblement armée contre » toute séduction et toute foiblesse. Je ne son- » geai plus qu'à me venger, et je n'y pouvois » mieux parvenir qu'en lui dévoilant l'affreiise « vérité. Ainsi je me décidai à renoncer à tous » les romans remplis de mensonges que j'avois » préparés ; et quand ma stupeur un peu dissi- » pée me permit de prendre la parole : Vous B allez tout savoir ! lui dis-)e d'une voix terrible, B frémissez! vous allez me connoîtrélDèsma » première jeunesse, affranchi de tous les prc- » j ugés qui vous tyrannisent , je n'ai vu dans la » formation de l'univers qu'un jeu fantasque di^ » hasardrdans la vie, qu'un seul but : le bon- » heur; dans la mort et dans l'éternité , que le » néant. — Insensé î interrompit Àdeline sans u se retourner, instruisez - moi , vengee-vous.
LBS ATHEES CONSÉQDEETS. 265
) mais sans blasphémer I Ces paroles redoiiblè- ) rent ma rage intérieure. J'ai eu , pour vous ,
• lui dis-je, une passion insurmontable , tant '1 que j'ai pu conserver une ombre d'espérance ; maintenant je n'ai plus d'intérêt à vous rien a cacher. Sachez donc que cette jeune et belle
• Idalie qui va débuter à l'Opéra est votre 611e ! ■ — Quelle extravagante et méprisable imposi ture! — C'est unevérilédontjevousdonnerai
> toutes les preuves : Cléophas n'est pas votre fîls, il est le mien! Il naquit en même temps que votre fille; pour lui assurer un sort, je
• l'ai changé contre elle, en corrompant votre :> femme de chambre. Pour me débarrasser de
> la surveillance de votre père , je lui donnai un
j breuvage, qui auroit pu l'empoisonner , mais ' u qui ne fit que le plonger dans un sommeil lé- Il thargiqiie. mon Dieu ! s'écria l'infortunée •> AdeUne, en joignant les main» et les élevant u vers le Ciel. Après cette exclamation, elle Il laissa retomber sa léte sur son sein, et resta » immobile et muette.
' » Danslerécitsuccinctquejevenoisde faire, ■1 loin de songer à excuser ma" conduite, j'avois " trouv(S une espèce de satisfaction à me repré- » senter aussi criminel que je l'étois en effet. Je » ne voslois plus que TeÉErayer; mais je ne dé-
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a66 LES ATHÉES COETSÉQDEH5.
» voilai point le secrei de Mad. de Terny, parce » que cette discrétion étoit n^écessaire h mes » propres intérêts. Il ne fut point question > d'elle. Après quelques iastans d'un profond i> silence, Àdeline, toujours à genoux, repren nant la parole : Vous m'avez annoncé, dit-elle, a des preuves positives , et vous ne m'rn donnez » point de telles. Vous les aurez dans un insn tant, répondis-je; mais jene veux pointqpi'elles » puissent vous servir à dévoiler - même indi- » rectement ce mystère. Sachez donc que toutes » mes précautions sont prises à cet égard, et » que , si vous révéliez ce secret , vous me ren- » driez capable de tout. Dans mon désespoir, je » nliésiierois pas h. m'affranchir de la vie ; mais » j'entraînerois avec moi dans la tombe votre » mari et l'enfant malheureux qui vous est à « dmr , et dont vous bouleverseriez la destinée. » A ces paroles dictées par la rage , je vis le corps » d'Adeline chancder. Juste Ciell s'écria-t-e^le, » se peut-il qu'un enfant si bon , si sensible , soit » le fils d^in tel monstre ! En prononçant ces 1) mois d'une vois affoiblie, Adeline laissa tom- « ber sa tête et ses bras sur le prie-dieu. Je pena sai avec raison qu'elle perdoit connoissance. » Elle venoït de m'appder un monstre i cette * .épithète> si ^traordinaire dans sa bouche^
^lailizodbïGoOglc
I>B9 l^THÉBS COlrSJSQDUrS. 367
a exâlta jusqu'à la démence la fureur dont M î'étois déjà possédé. Je voulus profiter de cet «évanouissement pour compléter ma venn geance par le plus infôme attentat ; jem'élao- » çai vers elle pour l'arracher du prie^ïeu : elle » étoit en effet évanouie; mais , en voulant l'en* » lever, je sentis ime forte résistance, et au u mémeinst&ntj'entendls'lebruitéclatantd'uDe " sonnette. L'esprit infernal me poussoit au » crime , et l'esprit saint , pcotecteui- de la vertu, o l'avoit inspirée I Un cordon de sonnette , ca- » clié par un cadre de tableau, étoit posé vis à « vis du prie-dieu , et elle l'avoit attaché à sa - » ceinture; je me hâtai de le dénouer. Dans ce •) moment, la porte s'ouvrit, et le valet de » chambre parut. Quoitpie je fusse éperdu, ' o hors de moi., j'avois contracté une telle habiu tude de dissimulation, que j'eus la préseoice * d'esprit de dire à ce domestique que j'avois » scomé pctfir avertir que sa maîtresse se trouvoit u mal. Il m'invita à sonner de nouveau pour ap- » peler ses femmes. On accourut, et on s'em- > pressa de la courir. Pendant ce temps, je » resui pétrifie, et en la regardant fixement; » elle rouvrit les yeux, et frémit en m'aperce- » vant. Je vis alors qu'elle avoit repris toute sa ' » confioissance. Je m'approchai d'elle, ).e tirai
268 LES ATHÉES CONSÉQDBHS.
» de ma poche le billet signé de Rosine , dans u. lequel celle femme, en ne me désignaûr que » sous un uom supposé, s'engageoit à me re- » mettre Idalie. Vous connoissez pai-faîtement » cette écriture, dis-jcàma belle-sœur; je tous » laisse ce papier. A ces mots, mepenchant vers » son oreille , j'ajoutai tout bas : Si tous Toulez n voir cette jeune personne qui vous doit la vie , u je vous l'enverrai le jour que tous indiquerez. » Adeline prit le billet de Rosine , qu'elle mit » dans son sein. Elle étoit hors d'étatde répondre, » elleme&tseuIementunsignedetéte,etjesortis.
» Envenimé plus que jamais , je me transpora tai , sans perdre de temps , chez Rosine^ je la » trouTai seule : {dalie, dans uiïe autire chambre, » alloit se coucher ; je déclarai h Rosine qu'il " falloit partir sans délai, que j'avois arrêté et » paye sa place dans une diligence; que, de plus, » je me chai^eois de payer- encore tout ce qu'elle ■ » pouvoit devoir à l'auberge. Elle lit quelque » difficulté, que je levai sans peine avec un peu «d'argent: après unentretiend'unquartd'heure> » nous fîmes appeler l'hôtesse qui. pàssoit pouF - » une trés-honnête femme : Roisine lui dit , en » ma présence , qu'une affaire importante la for- "çoitde partira l'instant; qu'elle reviendrait » dans quinze jours ; qu'elle lui remettoit sa
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LES ATHÉES CONSÉQUBnS. 269
» fille pour tout ce temps , en rêconnoissant que » i'avois sur cette enfant ^toiis les droits de par- B rainet de tuteur, et que j'en disposerois sou- » verainetuent. L'bôiesse*accepia tout ; nous con- » vînmes qu'elle passéroitla nuit dans la cHambre » de Rosine , et qu'elle n*instruiroit Idalie que >> le lendemain à son réveil. Tout cela fait , je » reconduisis Hosioe h la diligence , et je la vis~ u partir. Cette grande affaire terminée,' je re- "tournai à l'Hôiel-de-BervilIej mon frère ve- » noit de rentrer; il ëtoit tard ; il fut surpris de » me voir: apfès un préambule assez court, je » lui dis que; s'il vouloit feindre un voyage à w Versailles, et trouver le' moyen.dé se cacher a pendant deux jours dans sa maison , il yèrroit w de ses propres yeux la preuve d'une foiblesse u inexcusable dont j'avois long-temps repoussé » l'idée ; il m'interrogea vivement ; et après lui » avoir^emandé sa parole de ne point faire d'én clat et de garder le secret , je lui contai en- » suite que, durant sonabsenceetson long séjour » en Allemagne , j'avois toujours eu de violens » soupçons- que sa femme étoit accouoJiée clanu destiniement , onze mois après la naissance 'de » Cléophas;' que Rosine, safemme.de chambre » favorite, ne l'avoit quittée que pour lui procurer » une sage-ferame et se charger de l'enfant; qu«
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270 , LES ATHÉES GOiTS]ËQUENS.
N i'avois la certitude que, pendant tout le temps » de la grossesse, cette femme étoit restée cachée » à Paris , et qu'elle cq étoit partie en emmenant » avec elle une petite fille au maillot; mais que u j'avois ignoré dans quelle province elle avoit » choisi sa résidence : je joignis à ce récit calomT^ , a nieux toutes les circonstances qui pouvoient le » rendre vraisemblable ; enfin j'ajoutai qu'après H avoir entendu au concert spirituel la jeune ' » cantatrice, tous ces souvenirs s'étoieut offerts » h tua mémoire, et que thjmne du pèlerin j » chanté par cette jeune personne^ avoit été pour u moi une sorte de confirmation de la vérité de n mes anciennes conjectures; que j'avois su l'a/-- » dresse de la personne qui passoit pour être la » mère de la jeune Idalie, et 'qu'en la voyant, » j'avois reconnu en elle, sous un nom supposé, » Bosinc, ancienne fismme de chambre d'Àde- » line; qu'elle avoit voulu me soutenir qii'Ida- » lie étoit fia fille , mais que par menace et par » promesses, j'avois obtenu d'elle l'aveu del'en^ »' lière vérité. Je terminai ce récit par un nwi- » veau mensonge : je dis que Rosine , payée par » Adeline,ravoiiemménéeàParis,de&onconsenn sentement; qu'Adeline avoit bien voulu qu'on » en fit une artiste , mais non une actrice ilébuf » t«nt sur un làéàtse ; qu'elle la letireroit de set
» mains , et qu'elle n'atteudoît qu'une occasion « favorable pour la voir eu secret, eu 1^ faisant « venir chez elle : le résultat de tou,tes ces ca- » lomnies fut , comme je l'ai déjà dit , d'engager » mon frère h feindre un petit voyage ; de se cau cîier et d'écouter, d'un cabinet voisin, l'entre- » tien d'Adeline avec cette jeune personne,chose 1» que je supposois très-facile, parce que j'imagl- » nois avec raison que l'entrevue se passeroit dans » l'oratoire, où personne, à l'exception de mon n firère, n'avoit la permission d'entrer, et cet » oratoire tenoit à rappat:tement de mon frère » par une mioce cloison, qui le separoit de son « cabiuet particulier. Je ne dépeindrai pqiAt u la surprise, la consternation et la douleur que u causèrent à mon frère ces préiendues révéla- 1 tiens, il lira cet écrit; c'estàluiqu'ilappartient H d'exprimer h sa vertueuse épouse tout ce qu'il « a ressenti; il suivit mes conseils, et feignit de <• partir le lendemurn matin. Adeline le vi>t n monter en voiture, mais je le fis rentrer se- » crètement dans la maison , deux heures api.'èso » Je savois que, ce jour-lik plusieurs pavonnes » dînoient dbez ma belle-sœur, j 'eus l'effronterie » de m'y'rendre; la pâleur effrayante d'Adeline, » ses yeux battus, son air languissant, frappé- H nent tout le mcyade; l'atteadris^emeut n'étoit
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27* LES ATHÉES bOHSÉQUEHS.
» plus en moi que de la colère ; la mienne re- » doubla , en voyant l'état de souffrance de mon ' » inforiunce victime; jç me plaèai h câté d'elle u à table. Par un mouvement involontaire , elle j> tâcha d'éloigner un peu de moi sa chaise; » aussitôt je rapprochai la mienne. Durant le u dîijer, elle ne me parla point; elle tourna tou- » jours la tête de l'autre côté. En sortant de » table, ellemeditprécipitanunentjetsan^ lever » les yeux sur moi ; Ënvoye^la'moi ce soir à
n huit heures Je lui répondis seulement :
j> Elle X sera, et je m'éloignai d'elle.
■B Mon frère, que tout le monde dans la mai- » son croyoit à Versailles, étoit renfermé dans n son cabinet ; j'avois annoncé à son valet de » chambre qu'il m'en avoit laissé la clef , afin » de mettre en ordre quelques papiers. J'entrai » dans le cabinet pour dire àmon frère qu'il fal- » loit qu'il se décidât à restei- là jusqu'à neuf ou » dix., heures , parce que , sa femme, qui sûre- » ment voudroit profiter de son absence poiu: » faire venir cet ejifant, ne pourroit peut-être » que très-tard se débarrasser de ses convives. » Je quittai mon frère à cinq heures api<èsmi- » di pour retourner dans le salon , je n'y trouu vai plus que trois ou quatre personnes, l'heure » du- spectacle avoit fait disparoîlre tous les au-
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LB5 ATHÉES COSSÈQVESS. 3y$
D très. Adeline se plaigooit d'un violent m»l de » tête ; elle ' veooit d'annoncer que, n'aj^nt a point dormi la nuit deraière> elle irait Se B coucher à sept heures et demie.
u A éix heures, je volai chez l'hôiessa , à la- » quelle onavoît confié Idalie; je trouvai cette ( dernière très-aifligée du départ de Rosine; je » l'assurai qu'elle reviendroil incessamment. Je D l'engageai à se laisser conduire où je voulois » la mener, et je décidai l'hôtesse, qui ne me » connoissoit que sous un nom supposé, à venir » avec nous; nous montâmes tous les trois dans » unfiacre,dontjelevai tous les paneauxde bois, » et qui nous mena à l'hôtel de Berville ; là , je d: fis descendre l'hôtesse et Idalie; je restai dans • le fiacre etcaché. 11 étoit huit heures précises; » l'hôtesse, sans explications, pria le sui&se de 1 conduire la jeune personne k la dame qui l'a- B voit demandée; le suisse, qui étoit prévenu,
> comme je n'en doutois pas, ne fit aucune i difficulté d'obéir. Alors l'hôtesse vint me re- » trouver datiale fiacre, je la reconduisis chez
I elle. Je lui dis, chemin iaisant. que je ne
II m'étois emparé de cette jeune personne que i> pour la soustraire à un genre de vie corrup*
> teur; je remis cettç femme chez elle, ne s«- ■ chniit ni mon nom ni celui de l'hôtel où je
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» i'avois itaeHÔe, n'ayant même pu connoituc » le chemÏQ ) ni le quâhier } je lut donnai dis H leuis, <l je la Lùstat fort contente de Gi:tte » course ; je se aoi^ai plus qu'à aller rejoindre u mon frèje. Je le troavai le viaage collé contre B une petite porte qui donnoh dam l'oratoire, » et qui s'ou'vrût de son coté; il vojoit» par le H trou de la serrure , Idalie dans les &nie d'Ada- >i liue et tentes les deux fûndant en lannes. » J'écoutai en silence; j'eniendiB la jeune voix » d'Idalte se pbitidre qu'on l'eût sépares de la » niérè. Adelinô, après uamomeutde silène», » répondit qu'elle lui en ^eadroil lien.j et «e » dialogue devint si tendre ..qu'il étoit évident » qu'Adeliûo oroyftït parler à sa propre fille, n Toute cô^pin>onfrài%neptiuvuilLplosae<ïoN- » tenirouviitbl'ustfUBitïefatla porte, entra dans •> le cabinet , arracha la jeuuo fille des bras de » sa mère épouTaoïée-^ en disant c Un moics » yôUs né for«z pas de cette enfamt une vile by- » p<>crite!... En proféraltt ces' paroles t ^enleva « l'enfàm, ^ui s*) ddbanoil en vainj il la porta , » dau6 sou cabinet) dont il referma la porte au '■» verrou. La jeune Idhtie baignée de pleure se » jeta à genoux , en ^conjuruit mou frère de la » rendre i.k èetle dame qui vouloii lii proiidi-e » sous sa protection. Dans ce moment, l'expres-
DiailizodbvGoOgle.
LUS ATJléES COMSÉQUEKS. ■ 275
)> sioitsuppliatilfletdouloureusedesoziTtsagelui a dooBouuneresBeD^laiicèfrappantçavecAde- » line ; mon frère l'esaminolt en frémissant ; et, » «e toùrtaant vers moi, sk physionomie, me dit-il , et le aon dëto voix suffisent pouf trahir* « -eet odieux mystère ï Au lieu de lui rëpoildre , ■>■ je me contentai de lai demander ce (ju'il alloit » fiire de cette enfiint. Je veus , repaitit-il , hit •» procurer un asile honorable et sûr. Con- » duisei-Ia sar-ie-champ chez ma tante , à l'ah- » bayede***,'pré8enteB-la dfe ma part; assurez » Ma tante qu'Ole fera une bonne action en k" »' recevant , elle nlié^tera pas; ailes, par l'esca- » li&t dérobé , dans le jardin , que vous traver- » 8ere£,etdontToue8ortirez par la petite porte; M Toicàla clef, ailes. Idalie entendant qu'il i5toit » cpiestion de la mettre dans un couvent pleura » avec plus d'amertume encore, elle voulut » enlbrasser les gehoux de mon frère, il la re- » poussa rudement., Dans cet instant, je ne pus » me défendre d'un remords qui me perça le » cœur , en voyant ce malheureux père abiisë ■ rejetter avec horreur , comme le fruit d'un H adultère, sa fille unique et légitime!... J'en- » traînai l'inconsolable Halie, où, pour mieux M dire, je la portai, car elle ne poiivoit plus se H soutenir sur ses jambes. Arrive' à la porte du
. ,;™:,G00glf
i^6 LES ATHEES CORSBQUEH».
B jardin, je l'ouvris ; nous enirâmes dans une » petite rue , au bout de lat^uelle )e trouvai un >• iîacre ; nous y montâmes. Je conduisis Idalie à » l'abbaye de ***, où je m'acQ[uitiai de la coni- » mission que mon frère m'avoit, donnée. La » rcspectableabbesse reçut Idalieaveciouieref- » fusion de cœur de la cdbaritc chrétienne. Apvês n l'avoir déposée dans ses bras, je retournai « en diligence à l'hôtel de Eterville. Mon fi-ère, » afin de s'éloigner de l'oratoire, c'^t-à-dirc » d'Àdeline, avoit quitté, sou cabinet pour allei- » dans sa chambre ; il s'ctoit montré à sesgens, » en disant, ce qui éioîi vi;ai , qu'il avoit laissé » ses autres domestiques et sa voilure à Passy, " avec ordre de l'y attendre; qu'il étoit revenu » par le jardin pour prendre des pffpiei'S qu'il . » avoitoubliés.Quandj'entraidaiissachambrej » je le vis dans un fauteuil et dans tout l'acca- •> blement de la plus profbnde douleur ; je ius » obligé dem'asseoir. Il s'aperçut que je tremu;hlois; il s'attendrît, et, me. prenant pat la >' main, il m'assura que l'intérêt que je prençis u à son malheur étoitson unique consolation... ■ » Malgréiouleœa .perversité, je me jugeai moiu même dans cet instant, et je fus, à mes.pco- » près yeux, lepius vil des hommes!....
» Mon frère me eonta, eu répandant un,to>'*
^lailizodbvGoOglf
LBS AT&ÉKS.CONsêQUENS. 277
> rent de larmes , qu'avant mon départ , il avoit i demandé à sa femme quelle étoit cette enfant^ » et qn'Âdeline n'ayant rien réppndu, il avoit ' repris \à parole pour lui dire qu'il avoit déc'ou- 1 vert, à n'en point douter, que celte jeune '' personne étoit sa fillej qu'à ce mot, Adeline
> avoil levé lés yeux au Ciel , mais en gardant I toujours un obstiné silence, et que, la presi sant vivement de parler , il atoit ajouté : Ou » niez ce fait, ou cherchez du moins quelques
> raisons bonnes ou mauvaises qui puissent jus- 1 tifier celte étrange entrevue et votre iHielli- >: gence avec Rosine , qui n'est venue à Paris que
> sons uh nom supposé, et qui a remis cette en-
• faut entre vos mains ; enfin essayez d'expli-
> quer tous ces incidens : je vous ai tant aimée,
> que je vous croirai peut-âtre, malgué lès
• preuves foudroyantes qui vous accusent et qui ■ vous condamnent. Ace discours, poursuivit 1 mon frérc , Adeline versa quelques larmes , et
> répondit seulement : Tout ce que je puis dire, 1 c'est que ma conduite est irréprochable. J'ai o tenté vainement de prolonger cet entretien ;
• elle est toujours restée inioiobile et muette. u' T'ai poussé la bonté jusqu'à lui offrir sdn par- » don', si elle l'imploroit. A cette offre, elle a » soupiré , mais sans articuler une seule patolcv
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S'^S LES ATHÉES COffSÉQUENS.
u C'est bien sans doute s'avouer coupaUe ; nuis >• c'est montrer en même temps un excès d'or- » gueîl et d'insensibilité c[ui la rendent indigne u d'inspirerlamoindre compassion.
» Mon malheureux frère iit beaucoup- d'au- » très rëflexions sur ce sujet; )e l'écoulois avec » un borrible serrement de cœur, et sous le » pre'texte d'une affaire, je la quittai an bout » d'une beui-e ; mais ce fu^ pQur aller m'eofei^ M mer ohez moi. Là, plein d'incertitude et u d'anxiété, j'essayai, pour me raocQmmoder » avec moi-même et surtout avec ma destinée, ' i> de m'applaudir du succès de nés intrigues , » demesinventionsetde messtratagèI^B^f Tout » m'a réussi, me dîsois-je, , puisque Adeliae, » dans ses premiers momens de douleur et de » profonde humiliation , a ^c si scrupuleuse- » ment fidèle à son serment ; il est bien certain » qu'elle est décidée i tout supporter pour ne » pas me trabir, et qu'elle ne parlera jazoais. » Je n'ai recueilli , depuis douze ans , de la plus » vioslente passion que. des espérance ohimé- " riques et des tourmens réels I Cette femmo si » douce . si indulgente , cette femme que j'idoi, lâtrois, ne voit dajis mes sentiraeojs qu'un » cri^e digne âîçasécration! Je n'ai pu «citer » «a. elle qu'un mov'vwnent de U piu» séhé-
DiailBodbvGoOgle
LES ATHÉEa COMSEQUEMS. . 3^^
H mflQte îadignatiBOoi ! je l'fttjenteBdue m'oppeler •y utx monstre!'... J'ai voulu, j'aiï àà jne ven- » ger i j'y soi» parvenu ; j'ai anéanti son bon-' M keur, i'ai^tFiùt sa réputation ^ j'ai trouvé le u mojon dsla cendre viottné dtuprëjiigés (fui u r^oigneptdemoi, en lut ravuseat, por un » sanaoent religieux, toqte possibilité desejus- •> tiû«r.Elle aciiabloitdemépriscelui quil'ado- » foit i et elle est devepuo l'objet le plus mépri- » nble «UK yeux de l'éponx qu'elle cbérit; pour » eomble d'infortune , elle aaàt ^œ Fenfànt dont » ^le- «voit fait son idole me doit le jour, et » qa'ellq n'aura joaiais s«r ^sa véritable Ûlle aU" >• eun^^es- droits de l^jpieiv. Avec une vOn- » ge«noeN complète etsiJoten epppo{wiée-auz » fauinilialionsotauï injures t^uei'aisupportées, » je devrois -être «aù^it , et cepraidqat mon
> imagination est bonlerersée, et il me semble » quedeilnries iin^toyablesdéohîrvQt «tdé-
> vôront mou coeur ! Je -suis pouFlant aurdessus n de «es regrete etupides qu'on appelle. des re- » mords, j'ai été c«mséq;Uent dans tout ce que M y^i fait ; mais je reconnois qn'tm atbée ne » sauFoit l'être par£iit»aent. Rien sanp doute » nerarrétepour sesatisfaireïpéanmqins^espas- < A sioila louvent te combattent > çt ses sensatiene » se trouvent GontinueUemcnten opposition avec
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Sâo LES ATHÉES CaUSSQUEKS.
» ses sentimeiis et ses desseias. 3'il n'est pas aé » féroce, la pitié peut agir sur lui et l'empèdier » de jouir des douceurs de la vengeance.
» Ces réflexions me firent entrevoir qu'un » athée, quelque décidé qu'il puisse être à se N livrer sans scrupule à itoutes sesimpulsions'ct » à tous ses penchaos , par cette décision même , » s'il est né sen^ble , offrira , dans le cout;^' de » sa vie , un nombre prodigieux d'inconsén quences, etquë l'athée féroce et sanguinaire » est le seul qui puisse être toujours patfaite- » ment -conséquent; mais tous deux coinmet- M tront des crimes t^uvantahles, lorsqu'un io- » térét vif, actuel et pressant l'exigera i tous les « deux sontégal^nentinfortuué». Poùrmesousu traire au trouble affreux qui s'étoit emparé de » moi, je voulus m'ahandonner aux rêves de » l'ambitiou. J'étois au. supplice dans ma' &• » mille, jciîsun petit voyage de qudques jours, « parce que mou frère m'avoit confié que sa » femme et Mlle de Linangesalloient se retirer » dansuncouventdeprovince, cequisetksans » annoncer de séparation. Mlle.de Linang^, » sous prétexte de santé et de dévotion , an- - B nonça qu'elle quittoit le monde sans .retour ; » sa nièce , en partant avec elle , n'eut l'air que » de la suivre pour quelques mois.. Tout ceci sû .
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LES ATHÉBâ- CONSI^QVBIlfâ. 28f
» passa pendant «jue j'étois à Fontsinebleau. D J'allai de là h Rambouillet, h Saint-Gloud , à » Versailles; je fis assiduement ma cour, à la 3 famille royale, aux princes, aux ministres; » je cherdiai i m'occuper fortement par un » nouveau genre d'intrigues. Quand je revins à B Paris, j'y trouvai mon frère plus à plaindre » que jamais; il me dit, en me pariant de » M. de Terny ,: Ce mise'rable , cet hypocrite » séducteur de la femme de son ami , vient de » mourir. Quelques heures avant sa mort , il » m'a faitdemanderdel'allervoir ; ilavoitsans » doute le projet de me faire quelque révela- » tion , et je ne me suis rendu chez lui que par » un motif de charité chrétienne; mais je le » trouvai à l'agonie , et il avoit perdu la parole , » qu'il n,'a pas recouvrée depuis. Je m'ap- » prochai de son lit, je lui serrai la maio, et » presqu 'au même instant je le vis expirer. Mon » frère termina cette conversation, en me de- » clarant qu'il éioit déterminé à quitter Paris » sans retour, pour aller s'établir dans la terre » qu'il possédoit dans une proviace mérîdio- » nale; qu'il y emmeneroil Qéophas, et que, » pour remplir le devoir qu'il s'étoit imposé de » veiller sur l'éducation et sur la destinée de la » jeune IdiaUe, il la tiïeroit de Paris, et la fe^
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aSs Li:S ATHÉES CONSBQIIEBt.
'o roitconduirâcil Languedoc, daua un monas- •» 1ère voisin de son château.
» Toutes ces choses furent ponctuellement » exécutées; mais mon frère , en parlant, me n dit ([u'il melaissoit , pendant tout le temps de » sa vie, la jouissance pleine et entière de » l'hôtel de Borville et de sa maison de cam-. » pagne à Fontenay; je voulus refuser ces doïis, » il me força positivement de les accepter.
» Après son départ, je me trouvai dans un a isolement insupportable. Mes calomnies n'a- M voient abouti qu'i dénouer tous mes liens de » famille et de société; les lieuz que j'habitots » me rappelôient des souvenirs d^chiians; j'a- M vois Besoin d'un grand sentiment, et mon » cœur étoit à la fois vide et flétri. Blasé . sur » tous les plaisirs, déçu ou déjoué dans quel- » ques-uns de mes projets d'amliiiîon , je devins » peu i peu sombre , farouche, misanthrope; » l'ennui me consumoil, et je ne pouvois y " échapper que. par les souvenirs de mon fu- » neste amour. Alors je sortoisde mon apathie; n mais j'éprouvois les plus pénibles cmotjons , » et je maudissois mon existence.
» Je ne pouvois nae résoudre % »e rendre à " Fontenay-auK-Boses ponry pfendreposaSKton
' LES ATHÉES COSSéQVESS, 363
p ({ela charmante iQaisoii que num frère m'avoit » cë<léeinéaumaiiis,daiisuampmeQtdd dépit, » je me décidai à y ratouroer , pour y débruire u le jardin d'Adeliae et surtout les inscn^tians «qui pa'aYûiettt cfimé jadis tapt de chagrin j> et de terreur. J'y arrivai seul, dan» celle dis- » position ; je traversai la maison avec rapidité , P j'entrai dans le parc, et je me trouvai hieotôt p dans le boiç de platanes, Nous étions au mia lieu de l'ét^, la chaleur étoitéton&antej une » affreuse oppression me laisHoit à peine la ia,- » ciilié de respirer; il me sembloit qu'àmest^re » que j'approchois du jardin d'^deline, l'air » devenoit plus brûlant, etquej'alloisélrècon- » sumé avant d'avoir franchi la foible barrière » de treillage.' Cependant j'y arrivai, j'entrai u dans ce jardin redoutable et mystérieux ; mais » j'étoishots d'haleine et daus un étatioexpri- M mable de souffrance et d'égarement! Jemar- » chois au hasard , et j'entrai dans le bosquet de » Saint-Michel, sans Bavoir oii j'étoîs; mais la a statue du saint me le fit aussitôt connoître : je » frissonnai eu voyant le démon terrassd par fin » ange ^ Je me rappelai la terrible inscripùo}) » que j'avois Ipe autrefois avec tant d'épouva^^;; . » elle dtoit.sou8 mes jeux; mais, ^Ja rglisaotj » j'éprouvai une impresiioa bien différente de
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284 LES ATHÉES COBSÉgUEBS.
» celle que j'avois reçue la' première fois. Ces " ■ paroles de la sainte écriture :
« Le méchant forme des desseins contre le » juste..... ; mais le Seigneur se rira de lui.,... » £e méchant épie le juste , mais le Seigneurne » l'abandonnera point entre ses mains (i). Ces » paroles de la sainte Ecriture n'étoient plus » pour moi une prophétie menaçante ; j'y trou- » vois , au contraire , le sujet d'un triomphe iriu sensë autant qu'impie ; et cet ot-acle- sacré ne «'m'inspira' que des blasphêmesl Adeline dtoit » la victime de mes calomnies , elle gém'issoit au » fond d'un cloître; j'avois anéanti sa félicité
» sur la terre et toutes ses espérances ! Sans
» défenseur et sans appui, m'écriai-je, cette or- ¥ guéillense et Crédule créature doit reconntJître » enfin que la puissance invisible' qu'elle invo- " quoit n'est qu'une chimère : oui, l'excès dé n son malheurs dû la désabuser; peut-être, dans » son désespotr/a-t-elle abjuré tous les principes
» de sa jeunesse. Ah ! s'il étoit vrai ! Voilà
» ce qu'il faut éclaircir, car elle est toujours à » mes yeux la plus belle , la plus intéressante " de toutes les femmes; et je trouverai bien les M moyens, par de nouveaux stratagèmes, sans
(1) Psaume 37. ■■
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LES A.TUÉES COSiiÉQVRK&t 2^6
u metrfthiretâaiismedésbfiaorei', delui tondre » une partie de son bonheur.
M Cette idée s'empara tellement de mon eçpcit a et démon imagination, que je formai ledessein • » d'<tltçr trouver Adeline d^inssonmooastèi-e, de. « U voit et de l'interroger.: je préparai tont pour » l'exécution de cet étrange proje^, que j'eKecutai » ^quinze jours aprà«. 4e partis eni poste ; je voya-^ "geù nuit et'JQlir : il étcât neuf heures du matin •> lorsque je descendis de voiture pour entrer 1 dans, son couvent : j'ayûis pris un, costume de, "viflillard, une perruque hlaache, un habil- » lement gothique r j'étois <Murbe ; je. m'apu puyoîs ^ur une. canne; j'avois.le maintien $t. » toute l'apparence d'un homme de soixante-dix » ans : on lui dit qu'un respectable vieillard » avoil quelque cho$e de la plus^grande impor- » tance à lui communiquer, et qu'il lui.demau-. » doit une audience léte à tête h ,spn parloir- B Comme Une double grille devoit la séparer de. u^cet inconnu, et qu'elle imagina que ce vieil-. » lard venoit peut-être implor.ei: d'elle quelques M seoïurs , elle n'hésita point à se rendre à, mon f^invit^tipn; elle, vint, feçma la porte de son u parloir, et s'avança vers moi : elle ne u)e re- » connut, point d'abord; mais.ausùlât je jetai u ma canne, j'ôtai nua redingotte et mii perruque,.
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2S6- LES ATHÉES CORSÉQUE8S.
M et je pHuB sol» mes véritables b-eite. À tiette- » vue , son premier moa-vemeat fut «Je fuir ; je »la retins, en'lui montrant la grille de fer de- » vant les gros bttrreaus de bois qui bous aépA-' Il roient, et je lui demandai de m'éconier peur i> la dernière fois ; elk s'assit , et , pendant qud- M ques minute, je l'examinai en silenee, ayee u autant de curiosité que si je ne l'eusse ^amai» » vue ) car je voulois cennoStrel-'effet que pouvoit u produire une profonde humiliation sur cette a âme si fiëre : sa physionomie avoit pris un ean-racière de mélancolie qui la- rftadoii d'autant » pliis touchante, qu'il n'âtoit rien i. la céleste » séréuité de ses regards ; on Toyoit que la soufw fr.-ince pouVoit s'allier en elle avec la paix de u rame. Les brillameti couleurs de sou teint » étoient affoiblies , sans âtre ternies ou même >i effêkcées ; elle avait un autre genrede fraichetir (•moins éclatant, mais plus doux. Cette eon- » templation m'ôta toute espérance | sonâme se » peignoit sur son visage ; jene poovois en con» » oevoîr les sublimes sentimens, mais j'en voytàs » lesrésultats; jevoyoisquela piété, la patience, >• la résignation , l'élevoieut 'au-dessus de tous "les malheurs, et lui assuroieat, «i dépit des « événQmens les plu& désastreux, une tranquil- '> lité inébranlable. Cependant j'esaay» etKjore
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