COLE ONE
En opérant ainsi, on obtient à la fois le renforcement des bruits du cœur et leur ralentissement. Si au contraire on observe le malade dès qu'il est en attitude relevée, ou quand il fait un effort pour garder cette attitude, on perçoil bien le renforcement, mais le cœur se ralentit peu ou à peine ; il peut même battre plus vite qu'en position couchée.
Cette atlitude relevée suppose que le malade jouit de Ja liberté de toutes ses articulations. Or il n’en est pas loujours ainsi. On peut avoir affaire à des rhumatisants, dont un où plusieurs articles sont douloureux, immobiles, à des hémiplégiques, etc. Dans tous les cas, il faut profiler des membres qui peuvent être élevés ou pliés.
La simple position bien horizontale, la tête soutenue par un traversin, fait déjà entendre les bruits mieux que la position couchée. Il en est même qui apparaissent ainsi (1). Les battements du cœur se ralentissent aussi davantage. |
Si à ce premier élément de l'attitude relevée on ajoute soit l’élévation plus ou moins complète d’un ou de deux bras, soit la flexion plus où moins entière d’un ou des deux membres intérieurs, on aura encore accru l’intensité des bruits pathologiques et le ralentissement du cœur.
Il peut même arriver que le malade ne puisse se coucher horizontalement, Dans ce cas, il y aura toujours bénéfice à pratiquer la partie possible de céètte manœuvre.
Il nous reste à dire de quelle façon on doit expérimenter les modifications apportées par l'attitude relevée. Le malade étant couché très horizontal avec un traversin sous la tête, l’observateur ausculte la ponte du cœur, si par exemple c'est à ce niveau que se trouve le bruit patho:
{l) Le phénomène suivant peut avoir lieu : au repos du cœur on n’entend” rien ; dès que le malade s’agite, sans qu’il ait changé d’attitude, un bruit plus ou mois intense apparaît, qui persiste longtemps, jusqu’à ce que le repos très prolongé ou une cause quelconque inconnue le fasse de nouveau s’éteindre,