I: — Nulle modification par l’attitude-relevée
Dans un premier cas (Malade du service de M. Dieulafoy, 5 juin 1899) ; les signes d’auscultation en position assise et couchée, et relevée avec genoux pliés sont restés nuls, quoique dans cette derniere, les bruits normaux soient devenus forts, tout en restant assez sourds.
II. — Apparition du souffle diastolique dans Pattitude relevée exclusivement ; renforcements des battéments expansifs:
Dans le deuxième cas, les resultats ont été bien meilleurs, I] faut dire que le diagnostie n'avait pas pour ainsi dire, besoin de ce supplément d’information.
Hôpital Broussais, salle Delpech, lit 43. L..., âgé de 54 ans, serrurier, 7 mai 1892. Le malade ne peut plus travailler à cause d’une oppression qui survient au moindre effort. II sent des battements violents au niveau du cœur et surtout près de la clavicule droité.
Couché : choc de la pointe très vif ; hypertrophie du cœur : à à. pointe les bruits sont nets, violents. Au 3e espace intercostal droit qui semble élargi, on perçoit par la vue el par la main des battéments assez forts et en même temps un frémissement systolique ;
on y entend un souffle systolique assez rude, prolongé.Le 2° temps est pur et. claquant surtout au foyer aortique même. A ce niveau la matité est très large. Le pouls radial est tres fort, bondissant, égal des deux côtés.
TRACÉ GARDIOGRAPHIQUE : DANS LE 3ci ESPACE INTERCOSTAL: DROIT ,
Relevé, genoux plics.
Relevé : genoux pliés. Les bruits sont ralentis et {res renforcés à la pointe. À la base, ouire le souffle systolique dont nous n'avons pas pu déterminer les changements d'intensité, on entend un souffle très net au 2° temps, qui n'existe pas à la pulmonaire. Les battements expansifs sont-très violents, ce que démontre le sphygmographe appliqué en guise de cardiographe. On percoit un frémissement aux 2 temps. Le pouls semble plus fort à droite.
Nous avions déjà fait la remarque, chez un malade de M. Le Dentu, à Necker, que les frémissements el les souffles étaient plus intenses en allilude relevée dans l’anévrisme artérioso-veineux de la fémorale. Ce en quoi nous sommes d'accord avec Sydney Ringer, qui aurait observé pareille chose pour l'attitude couchée.
Nos observations s'arrêteront là. Nous aurions pu indiquer déjà quelques résultats obtenus par l'attitude
EG relevée dans la myocardite et l’aortite, mais nous pré-
férons attendre de plus nombreuses observations pour
nous prononcer. Quant au rétrécissement pulmonaire, nous n’en avons pas parlé. Cela tient au peu de certitude
des diagnostics portés sur les cas que nous avons exa- «minés.- then A | |
CHAUITRE VI