LES ATTITUDES ET LA FRÉQUENCE DU POULS DANS LES MALADIES DU CŒUR
Historique. Règles qui président aux modifications du pouls par les, attitudes chez les cardiaques. La tonicité cardio-vasculaire et la rupture d'équilibre. L’attitude relevée peut tout comme le décubitus dorsal ou la compression des artères crurales ne pas produire de ralentissement et au contraire une accélération du pouls chez certains cardiaques. Valeur du signe de Pabsénce de ralentissement pour le pronostic de l’asystolie, l'épreuve de l’état de compensation du cœur, et le diagnostic du mal de Bright.
Historique.
De même qu'il existe des-exceptions rares, il est vrai, à la loi de l'accroissement d'intensité des pruits du cœur par les attitudes, de même, il en existe, mais ici très nombreuses, à la loi de fréquence. Et du reste chez des individus à cœur tout à fait sain, comme Guy l’a montré, on peut souvent rencontrer des infractions à la loi de fréquence. Les différences de pulsations peuvent n’atteindre chez eux que 1 à 2 dans diverses attitudes, elles peuvent être nulles ou même négatives, c’est-à-dire que la position où doit se produire un ralentissement cause au contraire une précipilation. Bien que ces infractions pour ainsi dire physio!ogiques soient assez multipliées, elles ne 12 sont pas autant que chez les cardiaques.
Graves (1838) est le premier à avoir fair cette observation. Il avait remarqué que certains cœurs ne modi-
RER TE fiaient pas du tout ou d'une facon insignifiante, leur vitesse par les changements d’attitude :
« Je n’ai trouvé, dit-il, que six cas faisant exception à la loi des attitudes ; ces malades avaient une dilatation hypertrophique du cœur. »
Cette invariabilité du pouls suivant les attitudes, Graves, qui ignorail que c'était affaire de tension, l'attribue, avec juste raison, à-ce que le cœur'hypertrophié soustrait ses contractions à toute cause modificatrice.
Sydney. Ringer (1861) avait. certainement, trouvé, lui aussi, des cardiaques chez qui la fréquence desibattements n'était pas modifiée par l'attitude, puisqu'il'énonce cette règle :
« Quand le pouls ne change pas de fréquence, les bruits, anor- . maux ne sont pas plus forts dans une position que dans l’autre. »
Mantegazza, comme Graves, avait constaté aussi l’absence de ralentissement en position couchée. Il avait observé, en outre, la précipitation des battements et cela chez les malades atteints de lésions valvulaires du cœur.
Comme nous l'avons déjà vu, Gowers (1874), non plus, n’a pas reconnu là. justesse de la règle de Sydney . Ringer. Il’ a observé, en effet, des cardiaques dont le pouls loin dé se ralentir en position couchée était plus fréquent, de 10-12 pulsations et davantage à la minute, et cependant les bruits normaux et anormaux du cœur étaient très exagérés dans le décubitus dorsal. — Une dé ses observations est très explicite à cet égard. — Chez une jeune fille de 17 ans. atteinte à plusieurs reprises de chorée, et qui souffrait d’un rétrécissement mitral, le pouls se montra toujours plus fréquent en position couchée. Alors que dans plusieurs examens, la malade étant
deboul, le pouls battait entre 80'et 86 à la minute; dans les mêmes examens, la malade étant couchée, il y avait