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vés chez le vivant. Chez lui, les variations de tension suffisent amplement à expliquer les modifications d'intensité des bruits pathologiques.
Nous aurions pu. nous servir aussi pour démontrer l'inanité de cette théorie. de l'élévation des bras qui accroît de même l'intensité par ce fait qu'elle exagère le travail du cœur. Mais on aurait pu nous objecter qu’en élevant les bras, nous élevons les côtes et soulevons du même coup le diaphragme qui pourrait alors refouler la pointe du cœur. C’est pour éviter cette objection que nous avons laissé de côté cet argument. Enfin, nous aurions voulu nous mettre dans des conditions identiques à la théorie de M. Cuffer, c’est-à-dire refouler les viscères et le diaphragme en haut chez un malade avec insuffisance mitrale en position debout. Nous avons pensé que la
simple compression abdominale ferait monter la tension
sanguine et rendrait notre expérience douteuse.
Pour réfuter la théorie morphologique dans le rétrécissement mitral, il suffit de savoir que la position couchée avec compression des fémorales, ou la position relevée renforcent les bruits de cette lésion. Et cependant, les situations relatives du cœur et des poumons ne sont pas différentes en position couchée ordinaire et dans les deux autres... |
De plus, nous ne pouvons pas croire que les cœurs
atteints de lésion valvulaire soient atteints d’une telle
dégénérescence graisseuse qu'ils se laissent déformer par la moindre résistance. Cette assertion est, d’ailleurs, controversée par les faits d'anatomie pathologique.
Pour le reste nous sommés parfaitement d'accord avec M. Cuffer. Mais alors, qu'il ne donne qu'une part aux variations de tension dans les modifications d'intensité, nous l’accordons tout entière aux variations de tension. seules. or ; at
De même, aucune expérience ni personnelle, ni d’au-.
trui, aucun principe physiologique établi, n'’autorisait M. Cuffer à affirmer, ce qui est vrai néanmoins, comme nous le verrons, que LR d’un bruit est en fonction directe de la tension sanguine,
{ fallait donc chercher à prouver l'exactitude de cette induction pour les bruits normaux et anormaux.
Preuves du renforcement tirées de la cardiographie.
Nous avons présumé que la démonstration serait peutêlre complète, si, sans changer la situation du cœur, nous pouvions enregistrer, à l’aide du cardiographe de Marey, le choc de la pointe dans deux attitudes différentes, décubitus horizontal et position relevée. Dans ces deux positions, le tronc restant horizontal et la place du cœur n'étant nullement modifiée par l’une d’elles, on sera obligé d'admettre que le cœur se contracte, Gugribnte de volume d'autant plus violemment que les tracés sont plus amples.
S'il en est ainsi, on sera également forcé d'admettre que plus les oscillations volumétriques des ventricules sont considérables, et l’énergie de ceux-ci accrue, plus les membranes et les cordages passant de la flaccidité à la tension doivent claquer avec bruit. Puisque sans changemeut de situation du tronc, les tracés cardiographiques montrent une amplitude - grande en position relevée qu'en position couchée horizontale, il s'ensuit aussi que les bruits normaux et ceux qui les remplacent quand le cœur est malade, doivent être plus intenses dans la première, Et cette conclusion est d'accord avec l'observation - des malades. :