‹ Les Auras dans l'ÉpilepsieChapitre 5 sur 55 · AL A * : LA) E = ; FE · texte numérisé non relu

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He & dictionnaires et dans le Prat de Médecine de Charcot et Bouchard où les questions relatives à l'aura

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Classification des auras.

La plupart des auteurs qui ont décrit l'attaque d’épilepsie complète font remarquer combien il est difficile de classer les auras. Sans doute une division rigoureuse ne sera possible que lorsque la pathogénie des paroxysmes épileptiques sera complètement élucidée ; mais il n’en est pas moins vrai qu'une description symptomatologique de phénomènes aussi dissemblables exige, pour être autre chose qu'un amas confus d'observations, une classification préalable. Jusqu'ici la division généralement adoptée est celle de Delasiauve telle que l’a proposée cet auteur ou légèrement modifiée.

Delasiauve admettait : 1° des auras motrices, 2° des auras sensitives, 3 des auras sensorielles, 4° des auras intellectuelles, Cette division, suffisante il est vrai pour un classement rapide,nous semble passible de plusieurs reproches. Nous remarquons d’abord que très souvent l'aura comprend une série de phénomènes d'ordre différents ; nous pourrons même la voir constituée par un véritable mélange de spasmes de sensations anormales et d’halluciaations. Les auteurs ont donc dû créer une cinquième classe pour les auras complexes ; mais celte addition toute naturelle n’enlève rien à la valeur de la classification primitive.

Un défaut plus grave de cette division un peu trop simple est de séparer des phénomènes intimement liés l’un à l’autre. Nous voulons parler surtout des réactions musculaires qui se produisent à la suite de l'excitation d’un organe sensoriel, que ces réactions portent sur les muscles fonctionnellement associés à l'organe excité ou sur des muscles seulement situés dans la même région anatomique. Il est impossible de dédoubler ainsi des symptômes qui constuent physiologiquement de véritables unités.

Enfin il nous semble qu'une analyse exacte et approfondie des auras dites psychiques permettrait presque toujours de les faire rentrer dans les autres catégories. Mais ici une plus longue discussion est nécessaire.

Avant tout remarquons que les troubles intellectuels considérés par les auteurs comme des auras psychiques ne sont bien souvent que ce que l’on comprend sous la dénomination de prodrômes éloignés ou simplement de prodrômes. C'est ainsi que nous voyons citer comme des auras une inaptitude plus ou moins complète au travail intellectuel avec obnubilation de la mémoire, un état mélancolique avec idées de pertes ou de suicide, une suractivité intense des fonctions psychiques, une lucidité passagère chez un imbécile, un véritable état maniaque, une modification plus ou moins marqué des sentiments affectifs, tous ces troubles précédant l'attaque de plusieurs heures ou de plusieurs jours. Il ÿ a là

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une confusion à éviter ; mais nous en avons déjà parlé au débui de ce travail.

Si maintenant nous examinons les observations où il s’agit vraiment de prodrômes immédiats, nous rencontrons au milieu d’énumérations d'auras intellectuelles certains faits, relativement rares du reste, qui doivent évidemment être rattachés aux troubles de la sensibilité. Telle une amélioration passagère, survenant sans cause apparente au cours d’une affection chronique du tube digestif, ou la disparition de douleurs au niveau d’une tumeur maligne. Souvent. encore il s’agit de difficulté subite de la prononciation, de bégaiement, d'émission lente ou saccadée de la parole, ou bien de l'impossibilité ou se tronve tout à coup le malade de manifester ses impressions soit par un mot, soit par un geste, tous accidents qui se classent naturellement parmi les troubles de la motricité.

Dans d’autres descriptions, nous trouvons COnsignés des cas d’automatisme ambulatoire, de vertige ou d'absence suivis de contractions partielles de certains muscles, dans lesquelles le malade ne se rappelle rien de l'accident qui l'a frappé ou des actes qu’il a pu accomplir. Sans doute, à la suite de l’attaque d’épilepsie, la perte de la mémoire peut comprendre une période antérieure à cette attaque et plusieurs observateurs, après avoir constaté de visu une aura motrice bien nette, ont dû reconnaître que leur malade n’en avait conservé aucun souvenir. Nous tiendrons compte de la possibilité de cette

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