ΧΑ LENS
διὰ τῆς ἀδήλου τῶν ἐσομένων προσδοκίας σφοδρότερον πάσης ᾿ν KE. δ. 2) /
XIL « Καὶ μὴ περαιτέρω προενέγχης αὐτοῖς τὰς συμφορὰς,
90 = ἀλλ᾽ ἄφες ἀναπνεῦσαι λοιπόν. To μὲν γὰρ χολάσαι τοὺς ὑπευθύ-
Ἁ 14 το vous, καὶ δίκην ἀπαιτῆσαι τῶν πεπραγμένων, ῥάδιον πάντως χαὶ LA Ε \ \ , “ « : ΕΞ \ 1 “εὔχολον" τὸ δὲ φείσασθαι τῶν ὑδριχότων, καὶ συγγνώμην δοῦ-- - SEE , ἰδὲ ον, A LA LA ναι τοῖς ἀσύγγνωστα ἡμαρτηχόσιν, ἑνός που χαὶ δευτέρου μόλις ἐστὶ, χαὶ μάλιστα ὅταν βασιλεὺς ὃ ὑύρισμένος ἡ. Kat τῷ φόδῳ
glace chaque jour d’épouvante. Tous les peuples le savent, et la xue d’Antioche détruite ne serait pas pour eux une lecon aussi forte que le récit de ses malheurs. Ne crois donc pas que les autres villes seront moins soumises, Quand tu les renverserais de fond en comble, tu les instruirais moins que par cette attente incertaine de l'avenir, enseignement plus salutaire que tous les châtiments.
XII. « Ne prolonge pas davantage leurs afflictions, mais permetsleur enfin de respirer. Châtier ses sujets, tirer vengeance de leurs fautes, c’est chose facile et simple; épargner ceux qui nous ont outragés, pardonner à ceux dont le crime semble être au-dessus du pardon, c’est ce dont un homme ou deux au plus sont capables, surtout quand c’est un roi qui est l’offensé. Il est aisé de contenir une ville par la crainte ; mais conquérir l’amour de tous 165 bumains, leur in-
pe οὕτως, ὡς νῦν ἀχούοντες ταύτας τὰς συμφορὰς αὐτῆς.
par chaque jour (tousles jours.
Et tous savent ces choses, et, 5115 avaient vu elle détruite-de-fond-en-comble, ils n’auraient pas été rendus-sages ainsi, [(corrigés) comme ils Le sont maintenant entendant ces malheurs d’elle, Ne crois donc pas ceci, que les autres villes seront pires (moins soumises).
Si tu avais renversé les autres villes, tu n'aurais pas rendu-sages elles ainsi, comme maintenant, ayant enseigné eux par l'attente incertaine des choses qui doivent être d’une-manière-plus-vive que tout châtiment.
XII. « Et ne porte pas les malheurs plus loin à eux, mais laisse-les respirer désormais.
Car châtier ceux qui sont soumis, et réclamer justice (tirer vengeance) des choses faites, est absolument facile et aisé ; mais épargner ceux qui Ont outragé, et donner pardon à ceux qui ont péché en des choses impardonnables, est Le fait d’un seul peut-être et d’un second (de deux) à peine, et surtout lorsqu'un roi est l’outragé.
Et aussi soumettre une ville par la crainte est chose aisée ; mais établir (rendre) tous
60 OMIAIA ΕἸΣ ΤῊΝ EINANOAON AABIANOY.
χαὶ μετ΄ εὐνοίας πεῖσαι διαχεῖσθαι περὶ τὴν βασιλείαν τὴν σὴν, χαὶ μὴ μόνον χοινὰς, ἀλλὰ χαὶ ἰδίας ὑπὲρ τῆς σῆς ἀρχῆς πο:- - Ξ \ s > AL ἊΝ r à ni 14 εἶσθα!: εὐχὰς, δυσχατόρθωτον. Κἂν μυρία τις ἀναλώσῃ χρήματα, =] / r + , a A € œ 3 r - :
χὰν υυρία χινήσῃ στρατόπεδα, χἂν ὅτιοῦν ἐργάσηται, οὖχ εὖ- LA LA γ᾿
χόλως τοσούτων ἀνθρώπων διάθεσιν πρὸς ἑαυτὸν ἐπισπάσασθαι: δ ! À 6. e JR # \ LA = ct 4
, 4 4 > Ld A , LA # χείσονται. Πόσων ἂν ἐπρίω χρημάτων, πόσων ἂν ἐπρίω πόνων Σ - \ , -“ - , ἐν βραχεία χαιροῦ δοπῇ τὴν οἰχουμένην ἅπασαν ἀναχτήσασθαι,
\ “ À Ἂ τὭω οἷ “ L4 L4 5» # xat πεῖσαι τούς τε νῦν ὄντας ἀνθρώπους, τούς τε ἐσομένους
“ - \ ῷ ι « ἅπαντ ας, οσᾶὰ τοις αὑτῶν εὔχοντα! παισι, TOGAUTE χαὶ τὴ σὴ
RS — = > ν᾽ “ \ τω χεφαλῇ ; Εἰ δὲ παρὰ ἀνθρώπων ταῦτα, ἐννόησον ὅσον παρὰ τοῦ
spirer à tous de l’affection pour ton autorité, les amener à former des vœux, non-seulement en commun, mais en particulier, pour la gloire de ton règne, voilà ce qui est difficile. On aurait beau dépenser d'immenses trésors, faire mouvoir d'innombrables armées, mettre tout en œuvre, On ne gagnerait qu'avec peine l'affection de tant d'hommes ; mais toi, tu le peux aujourd'hui aisément et sans effort; ceux qui auront éprouvé tes bienfaits et ceux qui en entendront le récit seront dans les mêmes dispositions à ton égard. Au prix de quelles richesses et de quelles fatigues n’achèterais-tu pas l'avantage d’acquérir en un instant toute la terre, et de persuader à tous ceux qui existent ou qui naîtront un jour de faire pour ta personne les mêmes vœux que
pour leurs enfants? Et si telle est ta récompense auprès des hommes,
salt situent."
HOMÉLIE SUR LE RETOUR DE FLAVIEN. 61 ἐραστὰς, amis, χαὶ πεῖσα: et leur persuader
ἀλλὰ vai ἰδίας,
Lait} σῇ χεφαλῇ,
d’être disposés avec bienveillance pour la royauté tienne,
ec de faire des vœux, non-seulement communs (publics), mais même particuliers,
pour ton autorité.
est chose difficile-à-réussir.
Et si quelqu’un dépensait
des sommes infinies,
et s’il mettait-en-mouvement
des armées innombrables,
et s’il faisait quoi-que-ce-soit,
il ne pourra (pourrait) pas aisément attirer vers lui-même
l'affection
d'hommes si-nombreux ;
ce qui maintenant
sera facile et aisé: {f’aimeront, car et ceux ayant recu le bienfait et ceux l’ayant entendu fappris) seront disposés pour toi pareillement
à ceux ayant recu-le-bienfait.
Pour combien-de sommes aurais-tu acheté,
pour combien-de peines
aurais-tu acheté
d'acquérir (de te concilier)
toute la ferre habitée
dans un court mouvement de temps, et de persuader
et aux hommes qui sont maintenant, et à tous ceux qui seront,
de souhaiter autant-de biens
aussi à ta tête,
qu'ils en souhaitent
aux enfants d'eux-mêmes ?
Et si ces hommages
bo Lite
OMIAIA ΕἸΣ ΤῊΝ ἘΠΆΝΟΔΟΝ SAABIANOT.
Θεοῦ λήψη τὸν μισθὸν, οὐχὶ τῶν νῦν γινομένων μόνον, ἀλλὰ ᾿ - A - me ἃ 0 ᾿ 1 καὶ τῶν μετὰ ταῦτα παρ᾽ ἑτέρων χατορθουμένων ?, - “ὦ - ΑΝ , ΧΙΠ. « Εἰ γάρ ποτε συμόαΐη γενέσθαι τοιοῦτον, οἷον δὴ γέ- - -- , LA yove νῦν (ὃ un γένοιτο !), καί τινες τῶν ὑδρισμένων βουλεύσων-- = - -- ,ὔ LA 2 ἐπεξελθεῖν τοῖς ὑδριχόσιν, À πραότης ἣ σὴ χαὶ À φιλοσοφία LA S δι = LI " A! LA CI ἐ ἀντὶ πάσης ἔσται διδασχαλίας αὐτοῖς χαὶ παραινέσεως, καὶ ἐρυ- Ὁ J 1 θριάσουσι καὶ χαταισχυνθήσονται, τοιοῦτον ἔχοντες φιλοσοφίας LAS 5 , “πο 0 Ὁ \ 2 LA παράδειγμα, ἐλάττους φανῆναι. Ὥστε τῶν μετὰ ταῦτα πάντων
on dôdoxahoc, χαὶ τὰ νικητήρια κατ᾽ αὐτῶν ἕξεις, χἂν εἰς αὐ-
EU (4 * τὴν τὴν χορυφὴν τῆς φιλοσοφίας φθάσωσιν. Οὐ γάρ ἐστιν ἴσον
songe à la grandeur de celle que tu recevras de Dieu, non-seulement pour ta noble action, mais pour tous les traits de même vertu dont sera témoin l'avenir.
XIII, « Car si jamais, ce que je suis loin de souhaiter, les mêmes circonstances se renouvelaient, et que les princes outragés voulussent venger leur injure, ta douceur et ta modération seront pour euxune grande lecon, une exhortation puissante ; ils rougiraient, ils auraient
honte de rester au-dessous d’un pareil exemple de sagesse. Tu seras
donc le maître de tous les rois à venir, et tu l’emporteras sur eux, quand bien même ils s’élèveraient au plus haut degré de la vertu. Car ce n’est pas la même chose de donner le premier l’exemple d’une
telle bonté où d’imiter les généreuses actions d’autrui présentes à nos |
HOMÉLIE SUR LE
ἐννόησον ὅσον An τὸν μισθὸν παρὰ τοῦ Θεοῦ, οὐχὶ μόνον τῶν γινομένων νῦν, ἀλλὰ χαὶ τῶν χατορθουμένων παρὰ ἑτέρων μετὰ ταῦτα.
te sont rendus par les hommes, songe quelle tu recevras la récompense de Dieu, [présent, non-seulement des choses se faisant à mais encore de celles menées-droit par d’autres après celles-ci.
XIII. Car si jamais il arrivait une chose telle, que donc il s’en est fait une maintese faire [nant, (chose qui puisse ne pas arriver! ἢ, et si quelques-uns de ceux outragés délibèrent de sortir-contre (punir) ceux ayant outragé, la douceur et lasagesse tienne [leçon sera au-lieu-de (tiendra lieu de) toute et de toute exhortation pour eux, et ils rougiront et ils seront couverts-de-honte, ayant ὉΠ’ tel exemple de sagesse chrétienne, de se montrer moindres.
De-sorte-que tu serasle maître de tous ceux venant après ces choses, et tu auras le prix-de-la-victoire sur eux, même 515 s’avancent jusqu'au faîte même de la sagesse chrétienne.
Car il n’est pas égal de donner-lexemple soi-même le premier d'une si-grande douceur, et (ou) regardant vers d’autres d’imiter [ceux-là.
les choses qui ont menées-à-bien par Pour ceci,
64 OMIAIA ΕἸΣ ΤῊΝ ἘΠΆΝΟΔΟΝ ®AABIANOY.
οὐδεὶς δύναται μερίζεσθαι νῦν τὸν ἐπὶ τῇ φιλανθρωπίᾳ μισθόν" x \ \ , , , NN A , “-
σὸν γὰρ τὸ κατόρθωμα γέγονε μόνον * σὺ δὲ μετὰ πάντων τῶν NE Re 4 ΩΣ À Ὁ œ .- 40 5 se L ,
μετὰ ταῦτα, εἴ τινές ποτε τοιοῦτοι φανεῖεν, étions δυνήση μετ
" ’ \ ΄ 1 αὐτῶν διανείμασθαι τὸ κατόρθωμα, καὶ τοσαύτην ἀπενέγχασθαι - 3 ΄ ΄ A Ξ μὰ \ 4 μοῖραν, ὅσην ἐπὶ τῶν μαθητῶν οἱ διδάσχαλοι * χἂν μηδεὶς γένη- - = \ - - ͵ ται τοιοῦτος, πάλιν σοι τὰ τῶν ἐγχωμίων χαὶ τῶν ἐπαίνων Se ν ΕῚ ἈΠΟ x ΄ χαθ᾽ ἑχάστην ἐπιδίδωσι τὴν γενεάν.
΄ τ « , \ \ Ὁ , XIV. « Evvoncov γὰρ ἡλίκον ἐστὶ τοὺς μετὰ ταῦτα πάντας : , ΄ , \ ἀχούειν ὅτι, πόλεως οὕτω μεγάλης χαὶ ὑπευθύνου χολάσει χαὶ
yeux. Aussi, de quelque humanité, de quelque clémence que tes successeurs fassent preuve, tu en recevras la récompense avec eux; c’est à celui qui a planté la racine qu’il faut attribuer les fruits. Nul donc ne peut partager aujourd’hui avec toi le prix d’une clémence dont tu as seul le mérite; mais si dans l’avenir d’autres hommes se montrent tels que toi, tu pourras partager également la gloire avec eux tous, et remporter la même part que le maître dans [65 succès des disciples : que si nul ne t'imite, eh bien, les louanges et les bénédictions croîtront pour toi à chaque génération.
XIV. « Songe combien il sera beau que la postérité apprenne qu'au moment où une si grande ville avait mérité le châtiment et
la vengeance, où tous frissonnaient de crainte, où les généraux, les
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HOMÉLIE SUR LE