‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 104 sur 113 · SUR LE RETOUR DE L'ÉVÊÈQUE FLAVIEN · texte numérisé non relu

SUR LE RETOUR DE L'ÉVÊÈQUE FLAVIEN

Page 6 : 4. Ἑορτήν. La fête de Pâques.

Page 8 : 1. Ἔν οὕτως ὀλίγαις ἡμέραις, dans un si petit nombre de jours. Le voyage de l’évêque Flavien, pour aller d’Antioche à Constantinople et revenir de Constantinople dans son diocèse à’Antioche avait duré un peu plus d’un mois.

Page 10 : 1. Τοὺς τὸ δεσμωτήριον οἰκοῦντας. Les principaux citoyens avaient été jetés en prison.

Page 12: 1. Οὗ χατεφύγομεν. Avec les verbes qui indiquent un mouvement, on se sert ordinairement de of, et non pas de οὗ.

Page 16 : 1. Καθάπερ τὸν χυδερνήτην, etc. Saint Basile : Toy μὲν στρατιώτην ὃ πόλεμος δείχνυσιν, À δὲ τριχυμία τὸν χυδερνήτην. SÉnèque, De la Providence, chap. 1v : Gubernatorem in tempestate, in acie militem intelligas.

Page 18 : 1. Σφριγῶν, plein de séve, de vigueur. Cette expression, qui est poétique, est familière à saint Jean Chrysostome.

Page 20 : 1. Τῶν ἔνδον ἑστώτων. Ceux qui assistaient à l’entrevue de Théodose et de Flavien.

Page 26 : 1. Συγγνώμη, pardon, c'est-à-dire moyen de mériter le pardon. Pline, Lettres, IX, xx1: Libertus tuus, cui succensere te dixeras, venit ad me... Flevit multüm multümque rogavit, multüm etiam tacuit ; in summdâ fecit mihi fidem pœnitentiæ.

— 2. Ἀθυμίαν est opposé à θυμόν, et n’a pas ici son sens ordinaire, qui est découragement, lâcheté.

— 3. Ἄφες με.... τοῦτον. Exode, chap. XXxXH1, v. 10 : a Laissemoi faire afin que je les extermine. »

Page 28 : 1. Τί ποτε τοῦτό ἐστιν, qu'est-ce donc que cela, que signifie ceci? Ποτέ s’emploie très-souvent, comme le mot français donc, pour exprimer la surprise ou l’indignation.

— 3. Τῶν τυράννων, ces tyrans, c'est-à-dire ces sujets re-

belles. On sait que τύραννος se dit proprement de celui qui usurpe l'autorité; or les factieux d’Antioche avaient, en quelque sorte, usurpé l’autorité de l’empereur, puisqu'ils l'avaient méconnue.

— 3. Ἔν᾽ ἑχάστῳ, à chacun de ces bienfaits qu'il rappelait. Antioche était peut-être, de tout l’empire, la ville que Théodose avait le plus favorisée; il avait consacré des sommes énormes à son embellissement.

— 4, Τοὺς ἀπελθόντας. Ce pluriel masculin est employé d’une manière tout à fait générale ; mais l’empereur a en vue Flaccilla ou Placilla Augusta, sa première femme, morte en 385, et Pulchérie, sa fille, Saint Grégoire de Nysse avait prononcé l’oraison funèbre de ces deux princesses.

Page 30 : 1. Τῆς ἐνεγχούσης (sous-ent. πόλεως), la ville qui m’a donné le jour. Théodose naquit, dit Zosime, en Espagne, à Cauca, ville de la Galice.

Page 32 : 1. Τὸν σφοδρὸν.... ἐραστήν. Libanius, sophiste célèbre, qui fut le maître de saint Basile et de saint Jean Chrysostome, commença ainsi le discours qu’il adressa à l’empereur Théodose dans les mémes circonstances que Flavien : Ἠτύχηχε uèv ἡμῖν ἢ πόλις, ὦ βασιλεῦ, τοιούτων ἐν αὐτῇ πρὸς τὸν ἐραστὴν τὸν ἑαυτῆς γεγενημένων.

Page 38 : 1. Καιρίαν πληγήν, coup mortel. On appelle καίρια μέρη ces parties du Corps où toute blessure est mortelle, les organes essentiels à la vie,

— 2. Τὰ ἐναντία ἤπερ. Les adjectifs qui marquent ressemblance ou opposition peuvent se construire avec ἤ, parce que ce sont au fond de véritables comparatifs,

Page 40 : 1. Φιλοσοφώτατε. Φιλόσοφος se dit, chez les Pères de l'Église, de l’homme qui a une conduite et des sentiments chrétiens, et φιλοσοφία, que nous trouverons quelques lignes plus loin, désigne cette sagesse chrétienne, ces sentiments conformes à la loi divine,

Page 46: 1. ᾿Ανέχραξε. Les Grecs, pour exprimer la répétition fré quente ou habituelle d’un même fait, emploient l’aoriste au lieu du présent. Les latins donnent quelquefois à leur parfait la même valeur.

Page 48 : 1. Πρὶν à τὴν ψῆφον ἐξενεχθῆναι. ψῆφος se dit ordinairement du suffrage que chaque juge dépose dans l’urne; mais ici il n’y a qu’un seul juge, l’empereur.

Page 50 : 1. Νῦν δὸς.... φιλανθρωπίας, permets-lui de s’appeler à avenir d’un nom qui rappelle ta bonté, Antioche avait été bâtie par Séleucus et par Antiochus, et avait gardé le nom de Ce dernier prince,

86 NOTES

Flavien voudrait qu’en mémoire de la clémence de Théodose elle prit le nom de Théodosie.

Page 62 : 1. Τῶν χατορθουμένων. Dieu récompensera Théodose, non-seulement de la clémence qu’il va montrer en ce jour, mais des actes de bonté que son souvenir et son exemple inspireront dans l'avenir.

— 2. Εἰ βουλεύσωνται. Les écrivains attiques, sauf un ou deux exemples contestés, mettaient toujours l’indicatif après εἰ, et le subjonctif après ἄν ou ἐάν. Mais, du temps des Pères de l'Église, il était admis que εἰ pouvait régir le subjonctif, et ἄν et ἐάν, l'indicatif.

— 3. Οὐ γάρ ἐστιν, etc. M. Boissonade fait remarquer avec raison que l’orateur oublie l’exemple qu’il a cité quelques pages plus: haut (chap. 1x), lorsqu'il engageait Théodose à prendre Constantin pour modèle : c’est donc, selon la sentence de Flavien iui-même, Constantin qui aura la plus belle part de gloire dans l’acte de clémence que Théodose va accomplir. Mais il faut se rappeler que ce discours estune improvisation.

Page 64 : 1. Ἂν εἴη est ordinairement une formule qui marque le doute ; et pourtant dans certains cas elle équivaut, comme ici, à l’affirmation la plus absolue, surtout lorsque l'écrivain avance une chose tellement reconnue, tellement évidente, qu’il serait superflu dy insister.

Page 66 : 1. Φωνὴν ῥῆξαι, laisser éclater sa voix. La langue latine a une expression qui traduit littéralement celle du grec : rwmpere vocem.

— 2. Ἂν ἀφῆτε τοῖς ἀνθρώποις, etc. Ces paroles sont tirées de l'Évangile selon saint Matthieu, chap. vi, v. 14.

Page 70 : 1. ‘Euauroy éyyodbw, je m'inscrirai, c’est-à-dire ÿe m’établirai. Lorsqu'on voulait faire sa résidence dans une ville, on devait en informer les magistrats et leur faire connaître son nom.

— 3. Ἐπὶ τοῦ Ἰωσήφ. Voy. le chapitre xzur de l'Exode.

Page 72 : 1. Ἄφες.... τί ποιοῦσι. Ces paroles sont tirées de l’Évangile selon saint Luc, chap. xx, v. 34 : « Mon Père, pardonnezleur, car ils ne savent ce qu’ils font. »

— 2. Ἐχεῖ, là-bas, c’est-à-dire à Constantinople.

Page 74 : 1. Ταῦτα τὰ χωλύματα, τοὺς πολέμους τούτους. Théodose avait à débarrasser la Macédoine et la Thrace d’une invasion de barbares.

Page 76 : 1. Τοῦ δικαίου. Flavien.

— 2. Λύοντα τὴν χατήφειαν ἡμῖν. Libanius dit de même dans son discours à l’empereur Théodose : Ὅπερ ἥλιος ἐργάζεται vie χῶν ἀχτῖσι νέφη, φῶς ἦχεν ἐπιστολῆς ἀπελαῦνον TO σχότος.

Page 18: 1. Στεφανώσαντες τὴν ἀγοράν, ayant orné la place de guirlandes. Saint Grégoire de Nazianze : Μηδὲ ἄνθεσι στέψωμεν ἀγυιὰς.... μὴ τῷ αἰσθητῷ φωτὶ χαταλαμπέσθωσαν οἰχείαι.

— 2. Κατὰ τὸ προφητιχὸν λόγιον, On lit en effet dans le livre de Joël, chap. 1, v. 3 : « Entretenez-en vos enfants; que vos enfants le disent à ceux qui naïitront d’eux, et ceux-là aux races suivantes, »

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L’eunuque Eutrope, d’abord esclave, était devenu ministre de l’empereur Arcadius , et gouvernait sous son nom l'Orient. Rival de Rufin, il le fit disgracier, exila les principaux personnages de la cour, et persécuta sans relâche les chrétiens. Sourd aux sages conseils du vertueux Chrysostome, il se prépara une chute rapide. Une de ses créatures, Gaïnas, et l’impératrice Eudoxie, qu’il avait fait épouser à Arcadius, se mirent à la tête d’un parti nombreux, et soulevèrent contre lui le peuple et les soldats , également exaspérés par sa tyrannie. Proscrit par l’empereur, Eutrope se réfugia dans une église d’où le peuple voulut l’arracher ; c’est alors que Chrysostome, qui lui devait son élévation à l’épiscopat de Constantinople , prononça pour le sauver un de ses discours les plus éloquents. Les meurtriers se retirérent ; Eutrope sortit peu après de son asile, mais il fut bientôt saisi et eut la tête tranchée à Chalcédoine, en 399.

Cette homélie, sauf quelques traits de mauvais goût, qui sont de l'époque, est regardée à juste titre comme un des chefs-d’œuvre de

l’éloquence.

HoméLie EN raveur n’EurroPe,

IOANNOY TOY XPYZOZTOMOY

OMIATA

ΕΙΣ EYTPOITION EYNOYXON:.

Ἀεὶ μέν, μάλιστα δὲ νῦν εὔκαιρον εἰπεῖν Ματαιότης ματαιο- Ὁ 1 τήτων, τὰ πάντα ματαιότης". Ποῦ vüv À λαμπρὰ τῆς ὑπατείας

a au € 4 \ ΄ UTAOEG ; που CE OL Ἄροτοι γχαιοι

περιδολή; ποὺ δὲ af φαιδραὶ λα

La

χοροί, χαὶ af θαλίαι, καὶ αἱ πανηγύρεις; ποῦ οἱ στέφανοι χαὶ τὰ παραπετάσματα; ποὺ ὃ τῆς πόλεως θόρυύος, χαὶ ai ἐν ἱπποδρομίαις εὐφημίαι, xal τῶν θεατῶν αἱ χολαχεῖαι; Πάντα ἐχεῖνα οἴχεται" καὶ ἄνεμος πνεύσας ἀθρόον τὰ μὲν φύλλα χατέθαλε, γυμνὸν δὲ ἡμῖν τὸ δένδρον ἔδειξε, χαὶ ἀπὸ τῆς ῥίζης αὐτῆς σαλευόμενον λοιπόν" τοιαύτη γὰρ ἣ τοῦ πνεύματος γέγονε προς-

C’est maintenant surtout que nous pouvons répéter celle vérité éternelle : Vanité des vanités, tout est vanité. Où sont à cette heure les brillants insignes du consulat? Où sont les torches étincelantes , et ces acclamations , ces danses , ces festins, ces assemblées de fête ? Où sont les couronnes et les tentures, le bruit de la ville, les triomphes du cirque, les flatteries des spectateurs ? Tout a disparu: un vent terrible ἃ soufllé, il a emporté les feuilles, il nous a fait voir l'arbre dépouillé et ébranlé dans ses racines ; et son choc impétueux,

le menaçant de sa ruine, à fait frémir jusqu’à ses dernières fibres.

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