EN FAVEUR DE L'EUNUQUE EUTROPE
Ποῦ νῦν ἡ λαμπρὰ περιθολὴ τῆς ὑπατείας; ποῦ δὲ ai φαιδραὶ λαμπάδες; ποῦ δὲ où χρότοι, χαὶ où χοροί, χαὶ ai θαλίαι, χαὶ αἱ πανηγύρεις; ποῦ οἱ στέφανοι χαὶ τὰ παραπετάσματα; ποῦ ὃ θόρυθος τῆς πόλεως, καὶ ai εὑρημίαι ἐν ἱπποδρομίαις, χαὶ αἷ χολαχεῖαι τῶν θεατῶν ἡ Πάντα ἐχεῖνα οἴχεται" ka ἄνεμος πνεύσας ἀθρόον χκατέθαλε μὲν τὰ φύλλα, ἔδειξε δὲ ἡμῖν τὸ δένδρον γυμνόν, χαὶ σαλευόμενον λοιπὸν ἀπὸ τῆς ῥίζης αὑτῆς" τοιαύτη γὰρ γέγονεν ñ προςθολὴ τοῦ πνεύματος: ὡς ἀπειλεῖν ἀνασπᾷ»
Toujours à la vérité, mais surtout maintenant il est bien-à-propos de dire :
Vanité des vanités, toutes choses sont vanité.
Où est maintenant le brillant costume du consulat ?
et où sont les éclatants lambeaux ὃ et où les applaudissements, et les danses , et les banquets, et les jeux-solennels ?
où sont les couronnes et les tentures ?
où est le bruit de la ville, et les acclamations dans les courses-de-chevaux, et les flatteries des spectateurs ?
Toutes ces choses s’en vont; et un vent qui a soufllé d’une-façon-soudaine a abattu les feuilles, et a montré à nous l'arbre nu, et agité dans le reste depuis la racine même ; car telle a été l’approche-impétueuse du souflle , que menacer de l'arracher
4 OMIAIA ΕΙΣ EYTPOIION.
LU εν οῸ La J “ τοῦ δένδρου τὰ νεῦρα. Ποῦ νῦν οἱ πεπλασμένοι φίλοι; ποῦ τὰ συμπόσια χαὶ τὰ δεῖπνα; ποῦ ὃ τῶν παρασίτων ἐσμός, χαὶ 6 δι᾽ μ᾿ € LA 2 4 LA \ Là - LA ὅλης ἡμέρας ἐγχεόμενος ἄχρατος, χαὶ αἷ ποιχίλαι τῶν μαγείρων
, A] € τ Ν ,ὔ LA / \ LA 1 τέχναι, καὶ οἱ τῆς δυναστείας θεραπευταί, οἵ πάντα πρὸς χάριν
es \ / παρ᾿ ἘΣ / ΕῚ - \ + A
ouobvtes χαὶ λέγοντες; Νὺξ ἦν πάντα ἐχεῖνα χαὶ ὄναρ, χαὶ ΚΕ Ὶ / \ ,
ων “ ΄ DRE] A , τοῦ ἔαρος ἅπαντα χατεμαράνθη" σχιὰ ἦν, χαὶ παρέδραμε" χα-
x ch A Ν / , FT \ 2e’ πνὸς ἦν, χαὶ διελύθη" πομφόλυγες ἦσαν, καὶ, διεῤῥάγησαν"
ἀράχνη ἦν, χαὶ διεσπάσθη. Διὸ ταύτην τὴν πνευματικὴν ῥῆσιν Ni
πάδομεν συνεχῶς ἐπιλέγοντες: Ματαιότ ταιοτήτων, τὰ πά {DS ἐπιλέγοντες τῆς ματαιοτήτων,
,ὔ ’ LA \ \ τς Δ à # A, + πάντα ματαιότης. Ταύτην γὰρ τὴν ῥῆσιν χαὶ ἐν τοίχοις , καὶ ἐν FE A »
tuari 1 ἐν ἀγορᾷ, χαὶ ἐν oix δδῪοῖ ὶ ἐν θύραι ἱματίοις, χα! ἐν ἀγορδ, χαὶ ἐν οἰκία, καὶ ἐν ὁδοῖς, καὶ ἐν θύραις,
Où sont les faux amis, et l’orgie des festins , et ces essaims de parasites, et ces flots de vin répandus tout le jour, et ces raflinements de bonne chère, et ces complaisants du pouvoir, dont toutes les actions , toutes les paroles sollicitent la faveur ὃ Tout cela n'était que ténèbres, que songes : le jour est venu, et tout s’est dissipé; c’étaient des fleurs de printemps, le printemps a passé, et toutes se sont flétries; c'était une ombre, elle s’est enfuie; c'était une fumée, elle s'est évanouie ; c’étaient des bulles légères, elles se sont crevées ; c'était une toile fragile, elle s’est déchirée. Nous ne pouvons done nous lasser de répéter sans cesse cette parole de l'Esprit saint: Vanité des vanités, tout est vanité. Cette parole, il faut l'écrire partout, sur nos murailles, sur nos vêtements, sur les places, sur nos
maisons, sur les chemins, sur nos portes , dans nos vestibules, et
3 ΄ ν᾿, * ᾿ “ ἐγχεόμενος διὰ ἡμέρας ὅλης, χαὶ ai τέχναι ποιχίλαι τῶν μαγείρων,
xai ἐν oixia, χαὶ ἐν δὐοῖς, 2 ,
même radicalement,
et avoir ébranlé L
les nerfs même de l'arbre.
Où sont maintenant
les amis simulés ?
où sont les banquets et les festins ὃ où est l’essaim des parasites,
et le vin sans-mélange
versé pendant le jour entier,
et les arts divers
des cuisiniers ,
et les courtisans du pouvoir,
ceux qui font et qui disent [plaire) ?
toutes choses en vue de plaisir (pour Toutes ces choses
étaient nuit et songe,
et le jour s'étant fait
elles se sont évanouies ;
c’étaient des fleurs printanieres,
et le printemps ayant passé
toutes elles se sont flétries ;
c'était une ombre,
et elle a passé-en-courant ;
c'était une fumée,
et elle a été dissipée ;
c’étaient des bulles,
οἱ elles ont été crevées ;
c'était une toile-d’araignée,
et elle a été déchirée.
C’est pourquoi nous répétons
cette parole de-l’esprit-saint redisant continuellement :
Vanité des vanités,
toutes choses sont vanité.
Car il faut cette parole
être inscrite d’une-maniére-continue et sur les murs, et sur les habits, et sur la place-publique,
et sur la maison, ét sur les chemins, et sur les portes,
6 OMIAIA ΕἸΣ ΕΥ̓́ΤΡΟΠΙΟΝ,
surtout gravons-la dans nos cœurs, pour la méditer éternellement, Oui, puisque la plupart des hommes prennent pour des vérités tous ces mensonges, tous ces masques hypocrites, on devrait chaque jour, à chaque repas, matin et soir, dans les entretiens, se redire les uns aux autres ces mots : Vanité des vanités , tout est vanité.
Ne te disais-je pas sans cesse que la richesse est fugitive? Mais tu ne m'écoutais pas. Ne te disais-je pas que c’est un serviteur ingrat ? Mais tu ne voulais pas me croire. Et voilà que l’expérience t'a montré qu’elle n’est pas seulement fugitive et ingrate, mais homicide; car c’est elle qui te fait pälir, qui te fait trembler aujourd’hui. Ne te disais-je pas, lorsque tu me reprochais si souvent de te faire entendre la vérité, que je t’aimais plus que tes courtisans, que mes censures te
marquaient plus d’attachement que leurs flatteries ? N’ajoutais-je pas
rai ἐν δείπνῳ, χαὶ ἐν ἀρίστῳ, À à
et dans les vestibules, et avant toutes choses dans la conscience de chacun, et il faut méditer elle dans-tout 16 temps.
Puisque la tromperie des choses, et les masques, et l'hypocrisie, semblent être vérité chez les nombreux, il faudrait chacun à chaque jour et à diner, et à souper, et dans les conversations, redire cette parole à celui qui est auprès, et l'entendre de celui qui est auprès, que Vanité des vanités, toutes choses sont vanité.
Ne disais-je pas à toi sans-cesse, que la richesse est fugitive ?
Mais toi tu ne supportais pas nous.
Ne disais-je pas à toi, qu’elle est un serviteur ingrat ?
Mais toi tu ne voulais pas croire.
Voici que l'expérience a montré d’après les choses, qu’elle n’est pas seulement fugitive, ni ingrate, mais encore homicide ; car elle a préparé toi trembler maintenant et craindre.
Ne disais-je pas à toi, quand tureprochais sans-cesse à moi disant les choses vraies, que moi j'aime toi plus que ceux qui te flâttent ἢ que moi celui qui accuse je m'intéresse plus à toi que ceux qui te font-plaisir ?
ὃ OMIAIA ΕἸΣ ΕΥ̓ΤΡΟΠΙΟΝ.
χήδομαι τῶν χαριζομένων; Οὐ προςετίθην τοῖς δήμασι τούτ ἴσος χαριξομένων; θ Ἣν τοῖς fn} τούτοις,
5 nd LS CO ’,
para ἐχείνων τὸν θάνατον τοῦτον ἔτεχον" τὰ γὰρ ἐμὰ τραύματα / ἡ \
ps, χαὶ μυρία παρὰ πᾶσιν ἐγχώμια λέγοντες; ᾿Εδραπέτευσαν,
ἤρνησαντο τὴν φιλίαν, ἀσφάλειαν ἑαυτοῖς διὰ τῆς σῆς ἀγωνίας LA 5 € -
2 Ὁ) Se \ τ , J \
σου οὐχ ἀπεπηδῶμεν, χαὶ νῦν πεσόντα περιστέλλομεν χαὶ θερα- LÀ Are \ - ὖ
qu'un ami qui frappe vaut mieux qu'un ennemi qui embrasse ? Si tu avais enduré mies coups, leurs caresses n’auraient point enfanté pour toi la mort; car mes blessures ramérent la santé, et leurs embrassements ont engendré un mal incurable. Que sont devenus tes échansons ? que sont devenus ceux qui écartaient la foule sur ton passage, et qui chantaient partout tes louanges ? Ils se sont enfuis, ils ont renié ton amitié, ils cherchent leur sécurité dans tes angoisses. Nous ne sommes pas ainsi : nous ne nous sommes point retirés devant ta colère, et maintenant que tu es tombé , nous l’entourons ; nous te protégeons. L'Église, que tu as combattue, t’ouvre son sein et t'y reçoit; les théâtres que tu favorisais, et qui tant de fois nous ont attiré tes emportements, l'ont trahi et t'ont perdu. Cependant nous
ne nous lassions point de te le dire : Que fais-tu ? tu te déchaines
HOMÉLIE EN