‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 18 sur 113 · te OS · texte numérisé non relu

te OS

du créateur de toutes choses et trouve en soi les instincts nécessaires à la conservation de son être. On verrait, si l’on examinait attentivement, que la plupart des bêtes ont une aversion innée pour ce qui peut leur nuire, tandis qu’un penchant naturel les porte à jouir de ce qui leur est avantageux. Aussi le Dieu qui nous enseigne nous ἃ donné ce grand commandement, afin que la raison fût pour nous un auxiliaire aussi puissant que la nature l’est pour les bêtes ; que nous accomplissions, grâce à une attention soutenue et à une surveillance continuelle sur nous-mêmes, ce que les animaux sans raison font d’une manière toute machinale; et que nous fussions les gardiens sévères des instincts que Dieu nous ἃ donnés, évitant le péché comme la brute évite 105 aliments nuisibles, et recherchant la justice

comme elle recherche les herbes nourrissantes. Observe-toi donc,

δεδομένων Autv παρὰ Θεοῦ" φεύγοντες μὲν τὴν ἁμαρτίαν, ὥσπερ τὰ ἄλογα

par le Dieu

qui a formé toutes les choses

les instincts

pour la préservation

de sa propre substance.

Et tu trouverais,

si tu examinais soigneusement,

Ja plupart des animaux sans-raison ayant non-enseignée (d’instinct) l’aversion pour ce qui nuit,

et étant poussés d’un-autre-côté par une certaine attraction naturelle vers la jouissance

des choses qui sont-utiles.

C’est pourquoi le Dieu

qui instruit nous

aussi ἃ donné à nous

ce grand précepte,

afin que ceci soit acquis à nous d’après le secours de la raison, qui l’est à ceux-là (aux animaux) d’après la nature,

etque cela, qui est mené-à-bien sans-attention (sans calcul)

aux êtres dépourvus-de-raison, soit accompli par nous au-moyen-de l’application,

et de la surveillance continue

des raisonnements (de la raison); et que nous soyons

gardiens exacts (vigilants)

des instincts

donnés à nous par Dieu :

fuyant à la vérité le péché, [raison comme les animaux dépourvus-defuient ceux des aliments

qui sont pernicieux ;

mais recherchant la justice , comme aussi ceux-là recherchent l'espèce nourrissante de l’herbo.

16 OMIAIA ΕἸΣ ΤΌ - HPOYEXE XEAYTOQ.

, ES \ , 4 A es εἰ μεταδιώχει τῆς πόας τὸ τρόφιμον. ἸΠρόσεγε οὖν σεαυτῷ, ἵνα

- x 5 «a ͵ \ CET ΩΝ - 1 OUVATOC Ὡς OLHXOLVELY TO βλάπτον απο TOU σῴζοντος.

> ἊΝ » 1 [SL ἐνατενίζειν τοῖς ὁρατοῖς, τὸ 9€, τῇ νοερδ τῆς Ψυχῆς οὐυναμει

= - LA - 24 4 2 \ La ἐπιδάλλειν τῇ θεωρία τῶν ἀσωμάτων, ἐὰν μὲν ἐπὶ τῆς τῶν

“ 5» \ / = εἶ ὀφθαλμῶν ἐνεργείας χεῖσθαι εἴπωμεν τὸ παράγγελμα, εὐθὺς 95. 7 ee

αὐτοῦ τὸ ἀδύνατον ἀπελέγξομεν. Πῶς γὰρ dv τις ὅλον ἑαυτὸν τῷ - ui" Ἂ 72 ΚΤ) ᾿ CES ὀφθαλμῷ χαταλαύοι; Οὐδὲ γὰρ αὐτὸς ἐφ᾽ ἑαυτὸν ὃ ὀφθαλμὸς

, - τ es - \ - ἔς Ἀεχρήται τῷ δρᾶν ᾽ οὗ χορυφης εἐφι χνειται, οὗ τὰ νωταὰ οἶδεν,

- -- - CNE £ C4 à πρόσωπα, où τὴν ἐν τῷ βάθει τῶν σπλάγχνων διάθεσιν. ᾿Ἀσεξὲς οὖν τὸ λέγειν ἀδύνατα εἶναι τὰ τοῦ Πνεύματος παραγγέλματα.

, HR pue \ 2 2 τι ΄ ‘Wral εται τοίνυν ἐπὶ τῆς κατὰ νοῦν ἐνεργείας τοῦ προσταγ- > Eh 2 0 ματος ἐξαχούειν. Πρόσεχε οὖν σεαυτῷ " τουτέστι, πανταχόθε A] , 2 4 Μ \ A -Ὁ \ σεαυτὸν περισχόπει. ᾿Αχοίμητον ἔχε πρὸς τὴν σεαυτοῦ φυλαχὴν

À «ὦ Ψψυ 4 °F Ζ GTS a 6 L AGE. 4 Κε; TO τῆς ψυχῆς ομμα. ν μέσῳ πα JLOUWV οιαοαίνεις΄ . A EXQUU—

afin que tu sois capable de distinguer ce qui est pernicieux et ce qui est salutaire.

Mais puisqu'il y a deux sortes d'observation, l’une qui consiste à fixer les yeux du corps sur les objets visibles, l’autre à appliquer les facultés intellectuelles de l’âme à la contemplation des objets immatériels, si nous disons que ce précepte doit s'entendre de Ja wigilance de l'œil, c’est en démontrer sur-le-champ l'impossibilité. Qui pourrait embrasser du regard sa personne lout entière ? L’æil ne saurait se voir lui-même, il n’apercoit pas le sommet de la tête, ilne connaît ni le dos ni le visage, il ne découvre pas ce qui se passe au fond de nos entrailles. Or, il serait impie de dire que PEsprit saint commande des choses impossibles.

Nous ne pouvons donc appliquer notre précepte qu’à l’activité de l'esprit. Observe-toi toi-même; c’est-à-dire examine-toi de tous les ; côtés. Ne laisse point reposer l’œil de ton âme, fais qu’il veille sans cesse, Tu marches au milieu de piéges. Ton ennemi t'a entouré de

σι. Os

Fais-attention donc à toi-même,

afin que tu sois capable de discerner

ce qui nuit de ce qui conserve.

Mais puisque

l’action de faire-attention est double,

Pune, de fixer-ses-regards sur les choses visibles

par les yeux du-corps, l’autre, de s'appliquer

par la faculté intelligente de l'âme

à la contemplation

des objets dépourvus-de-corps, si nous disions le précepte reposer sur l’activité

des yeux,

aussitôt nous démontrerons l'impossibilité de lui.

Comment en effet quelqu'un pourrait-il embrasser par l'œil lui-même tout-entier ?

Car non plus l'œil

n’use de La faculté de voir lui-même sur lui-même,

il n’atteint pas le sommet de la tête,

il ne connaît pas le dos, ni la fa

ni la disposition qui existe

dans la profondeur-des entrailles.

Il est donc impie de dire les préceptes du saint Esprit être impossibles.

Or il est laissé (il reste) d'entendre le commandement de l’activité selon l'esprit.

Fais-attention donc à toi-même ;

c’est-à-dire, examine toi-même de-tous-les-côtés.

Aie (tiens) l'œil de l’âme sans-sommeil

e TK]

pour la surveillance. de toi-même, Tu marches au milieu de piéges.

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